ACM Distribution : questions fréquentes

1- Qui peut postuler ?

2- Le projet de distribution doit-il comporter obligatoirement une diversité de modes de diffusion (salle, télévision, vidéo physique, VàD) ?

3- Quels sont les films éligibles?

4- Quels sont les distributeurs qui peuvent faire partie du projet ?

5- Quel est le montant de l’aide ?

6- Le projet peut-il présenter une demande d’aide pour une sortie en France ?

7- Est-ce que les stratégies de distribution doivent être les mêmes sur tous les territoires ?

8- Si le projet concerne plusieurs films, est-ce que les territoires de distribution et les partenaires de distribution doivent être les mêmes sur tous les territoires ?

9- Quelles sont les règles d’attribution de la subvention à chaque distributeur ?

10- ACM Distribution peut-elle être cumulée avec d’autres aides à la distribution d’autres fonds de coproduction (Torino Film Lab Distribution, World Cinema Fund Distribution, Hubert Bals Plus Europe Distribution) ?

11- Les sorties effectives des films sur les territoires concernés peuvent-elles être antérieures à la décision de la commission en janvier 2016 ?

12- En cas de refus, peut-on représenter un projet ?

13- Le nombre de territoires est-il limité ?

14- Est-ce qu’un distributeur peut participer et s’ajouter au groupement de la stratégie une fois l’aide accordée ?

15- Qu'entendez-vous par "approche innovante" ?



1- Qui peut postuler ?

Toute entreprise européenne établie dans un pays membre du programme MEDIA, qui est
détentrice de droits des films ou mandataire d’un ou plusieurs films : sociétés de production, de distribution, de ventes internationales, agrégateurs de contenus, groupement de distributeurs…


2- Le  projet de distribution  doit-il comporter obligatoirement une diversité de modes de diffusion (salle, télévision, vidéo physique, VàD) ?

Non, la seule obligation est que, pour chacun des films concernés par le projet, au moins l’un des territoires visés doit faire l’objet d’une sortie VàD (il est important de préciser s’il s’agit de services par abonnement, à l’acte ou gratuits).


3- Quels sont les films éligibles ?

Toute coproduction entre un pays membre de MEDIA et un pays qui n’est ni membre de MEDIA, ni Eurimages (la liste de ces pays se trouve en annexe 1 du descriptif téléchargeable sur le site). La part de coproduction du/des coproducteur(s) établi(s) dans le(s) pays membre(s) de MEDIA est comprise entre :

    - 25% et 70% pour les longs métrages de fiction et d’animation ;
    - 20% et 70% pour les longs métrages documentaires.


4- Quels sont les distributeurs qui peuvent faire partie du projet ?

Les distributeurs de tous les pays du monde (hors France) sont concernés et peuvent être co-bénéficiaires de l’aide.


5- Quel est le montant de l’aide ?

Le montant de l’aide est plafonné à 60 000 € par projet et 15 000 € par distributeur.
La subvention peut couvrir 50 % des dépenses éligibles de distribution, et 80 % pour les œuvres difficiles (premiers et seconds longs métrages ou films coproduits avec certains pays – liste en annexe 2 du descriptif téléchargeable sur le site)  ou à petit budget (dont le budget de production est inférieur à 1 250 000€).


6- Le projet peut-il présenter une demande d’aide pour une sortie en France ?

Non, compte tenu des aides à la distribution existantes au CNC, la France ne fait  pas partie des territoires de sortie éligibles à un soutien par ACM Distribution.


7- Est-ce que les stratégies de distribution doivent être les mêmes sur tous les territoires ?

Non, les stratégies peuvent être  différentes sur chaque territoire.


8- Si le projet concerne plusieurs films, est-ce que les territoires de distribution et les partenaires  de distribution doivent être les mêmes sur tous les territoires ?

Non, pas nécessairement.


9- Quelles sont les règles d’attribution de la subvention à chaque distributeur ?

La commission répartira le montant de l’aide en fonction des plans de financement, des dépenses prévisionnelles et tiendra compte de la prise de risque  liée à chaque territoire concerné. La stratégie peut être aidée partiellement, tous les territoires (au-delà de 3) peuvent ne pas être tous soutenus.


10- ACM Distribution peut-elle être cumulée avec d’autres aides à la distribution d’autres fonds de coproduction (Torino Film Lab Distribution, IDFA) ?

Des frais engagés par un coordinateur ne peuvent pas être couverts deux fois. Cependant, pour un même film, une stratégie de distribution comprenant des distributeurs différents sur des territoires différents peut être soutenue.

 

11- Les sorties effectives des films sur les territoires concernés peuvent-elles être antérieures à la décision de la commission en janvier 2016 ?

Sur chaque territoire concerné, les sorties des films doivent être postérieures au dépôt du dossier (30 septembre 2016). 

 

12- En cas de refus, peut-on représenter un projet ?

Non, sauf si, dans le cas où le film ne serait pas sorti, la stratégie de distribution est nouvelle ainsi que les partenaires de distribution et les territoires de sortie différents.

 

13- Le nombre de territoires est-il limité ?

Non.

 

14- Est-ce qu’un distributeur peut participer et s’ajouter au groupement de la stratégie une fois l’aide accordée ?

  Non.

 

15- Qu'entendez-vous par "approche innovante" ?

En termes de distribution : par exemple, les sorties simultanées VàD/festival, ou VàD/salles si le pays de distribution le permet, ou les festivals en ligne, VàD directe, cinéma ambulant…

Au-delà des modes de diffusion, l’innovation peut aussi se trouver dans la stratégie de promotion du film :

- Offrir plus de diversité dans les réseaux sociaux : utiliser d'autres réseaux que Facebook ou Twitter peut déjà témoigner d'une approche plus innovante.

- Jongler sur les hashtags en permettant à la communauté de retrouver facilement et d'améliorer le suivi du film sur les réseaux sociaux. Il est aussi possible d'inciter les gens à utiliser des hashtags depuis la salle ou sur VàD, en leur donnant le nom d’un hashtag au début de la séance/du visionnage.

- Créer de l’engagement : L’engagement, c’est donner l’opportunité aux utilisateurs d’interagir directement avec la société. Aujourd’hui, il est important d’impliquer la communauté, en lui posant des questions, en lui demandant son avis, ou en la poussant à réagir et à recommander le film. Ça peut passer par des sondages (outil proposé par Instagram et Twitter), des "Facebook Chatbox", des hashtags (par exemple, sessions #askme où les utilisateurs peuvent poser leurs questions) ou des concours plus classiques pour tenter de gagner des places ou des voyages sur les lieux du film.

- Faire appel aux Youtubers cinéma et leur proposer de faire une vidéo sur le film, ou aux influenceurs Instagram et Twitter.

- Interagir avec l’équipe du film : par exemple, proposer des sessions Skype avec le/la réalisateur/trice du film après la séance. Ou : créer des rendez-vous avec l’équipe du film via le hashtag #askme.

- Créer des vidéos en VR qui permettraient aux spectateurs d’entrer dans l’univers du film.

- Changer des partenariats classiques avec les médias, en proposant, par exemple, les 10 premières minutes d’un film au lieu d’une bande-annonce.