Documentaire : fonds d'aide à l'innovation audiovisuelle (développement) - résultats de la commission du 15 juin 2021

Résultats des commissions

15 juin 2021


Ceux de la nuit de Sarah Petit
Producteur : Sésame films
Aide accordée : 13 000 €
La frontière franco-italienne au col de Montgenèvre. Le jour : le tourisme, des capitaux investis pour rentabiliser encore et toujours la montagne, des emplois saisonniers qui font vivre une grande partie des habitants de la région. La nuit : le destin fragile de dix mille hommes, femmes, enfants, qui, en l’espace de trois ans ont franchi la frontière à cet endroit et qu’on n’a pas vus, qu’on ne voit pas, qu’on ne verra jamais. Ce que j’observe le jour ne laisse pas imaginer ce qui s’y passe la nuit.

Didy de Gaël Kamilindi & François-Xavier Destors
Producteur : Compagnie des phares et balises
Aide accordée : 14 000 €
Que reste-t-il, trente ans plus tard, de la mémoire d'une mère partie trop tôt ?
Gaël Kamilindi n’avait que cinq ans lorsque Didy l’a quitté. Les souvenirs de sa présence se sont depuis perdus dans la fureur des guerres civiles et des génocides qui ont ravagés le Burundi puis le Rwanda et qui ont précipité son exil vers la Suisse. Aujourd’hui sur les planches de la Comédie-Française, il se risque à rouvrir les pages douloureuses de son histoire familiale en partant à la rencontre de huit femmes qui, chacune à leur manière, possèdent un fragment de Didy. Ce film est son voyage, en guise de sépulture.

La Dernière rive de Jean-François Ravagnan
Producteur : Les films d’ici
Aide accordée : 12 000 €
Un soir de janvier 2017, une vidéo se répand sur les réseaux sociaux, celle d’un jeune gambien en train de se noyer dans le Grand-Canal de Venise. Filmé avec un téléphone portable, le corps pétrifié par le froid semble se laisser couler malgré les quelques bouées de sauvetage jetées dans sa direction. Il avait 22 ans et s’appelait Pateh Sabally. À 4000 kilomètres de là, les voix et les visages de ceux qui sont restés racontent l’histoire qui a précédé ce drame, l’histoire au dos des images…

L’Envol d’Emma Aubin-Boltanski
Producteur : TS productions
Aide accordée : 14 000 €
Mahmoud est piégé dans un bidonville qui jouxte le camp de réfugiés de Sabra à Beyrouth. En 2014, il a fui la guerre qui ravage son pays, la Syrie. Matin et soir, il monte sur sa terrasse et s’envole. Il s’adonne au kashsh, la « passion du pigeon », un jeu très répandu au Proche-Orient auquel il consacre tous ses temps libres : il fait tourner des escadrilles de pigeons au-dessus des toits. Les yeux rivés vers le ciel, il s’échappe et rêve, mais le kashsh engage aussi son honneur et sa virilité, et peut dégénérer. Les armes ne sont jamais loin.

Les Nouveaux Bisons de Camille Ropert
Producteur : Les films de l’œil sauvage
Aide accordée : 17 000 €
Au travers de portraits bruts et sensibles, le film explore le quotidien de quatre personnes. Connectées par leur histoire, leurs passions et leurs combats, elles assistent à la lente et inaudible agonie de leur écosystème. En grande partie ignorée pour des raisons économiques, cette menace d’extinction résonne dans l’histoire comme un sentiment de déjà-vu.

Os barcos de Vincent Boujon
Producteur : The kingdom
Aide accordée : 14 000 €
Solar do Unh?o est une favela située en bord de mer, à la frange des riches quartiers de Salvador do Bahia. Alors que depuis 50 ans ses habitants craignaient une expulsion, la justice brésilienne vient enfin d’ordonner la préservation de ce lieu. La prochaine fête annuelle que cette communauté de pêcheurs organise en l’honneur de Iemanja – leur déesse protectrice – célèbrera cette grande nouvelle. Ses préparatifs seront l’occasion de se retrouver, d’échanger, et surtout d’imaginer et d’organiser cet avenir qui s’offre à eux.

Récréations 2 de Claire Simon
Producteur : Les films Hatari
Aide accordée : 12 000 €
Plongée dans les relations entre les enfants pendant les récréations de l’école primaire. Où l’on découvre comment les écoliers utilisent leur temps libre pour inventer et mettre en pratique l’économie et la différence sexuelle.

Les Vies devant soi de Diego Governatori
Producteur : Les films Hatari
Aide accordée : 14 000 €
Mon père est peintre. Ce métier solitaire l’isole et le coupe des autres, irrémédiablement. Aujourd’hui cependant, une lueur apparaît. Il trouve dans la foi spirituelle un sentier lumineux qui le guide vers les autres. Il est prêt, semble-t-il, à une vie nouvelle.

20 septembre 2021

Nouvelles mesures en faveur de l’exploitation

La fermeture administrative prolongée des salles, du 28 octobre 2020 au 18 mai 2021, puis après leur réouverture l’application de mesures sanitaires (jauge limitée, couvre-feu), ont durablement affecté...