Le crédit d’impôt international (C2I) : premiers résultats

Paris, le jeudi 5 mai 2011

 
La projection en ouverture du 64ème Festival de Cannes du film « Midnight in Paris » de Woody Allen, sera l’occasion pour le CNC, en partenariat avec Film France, de présenter le crédit d’impôt « international » (C2I) et d’évoquer ses premiers résultats.

Cette présentation se  déroulera  le  12 mai 2011 à 15h.

Voté par le Parlement en loi de finances initiale pour 2009, le C2I a pour objectif d’encourager le tournage et la fabrication en France d’œuvres cinématographiques ou audiovisuelles initiées par des producteurs étrangers. Il vise également à mettre en valeur l’image de la France, de son patrimoine et de sa culture, et contribue au dynamisme et à l’emploi des industries françaises du cinéma et de l’audiovisuel, dont la réputation d’excellence est mondialement reconnue.

Au 31 mars 2011, un peu plus d’un an après sa mise en place effective en décembre 2009, le C2I a d’ores et déjà bénéficié à 31 projets provenant de 8 pays différents :
  • 21 longs métrages de fiction (Inception (Christopher Nolan), Au-delà (Clint Eastwood), The invention of Hugo Cabret (Martin Scorsese, etc.), dont 4 pour la fabrication d’effets visuels numériques en France ;
  • 2 longs métrages d’animation ;
  • 4 séries audiovisuelles de fiction (dont Merlin (BBC));
  • 4 séries audiovisuelles d’animation.

La diversité des projets, de leur format, de leur pays d’origine et des régions de tournage témoignent de l’efficacité de ce dispositif, de l’attractivité du territoire et du savoir-faire des prestataires français.

Le crédit d’impôt international a renforcé la compétitivité du territoire français au bénéfice des artistes, techniciens et prestataires des industries techniques.

En 2008, avant la mise en place du crédit d’impôt international, seuls 4 tournages étrangers, totalisant 7,4 M€ de dépenses et générant 84 jours de tournage, répondaient aux critères du dispositif en France.

En 2010, 15 œuvres en prise de vue réelle ont été agréées au C2I soit 235 jours de tournage et une dépense prévisionnelle 6 fois supérieure à celle de 2008. En matière d’animation et d’effets visuels, le C2I a contribué à assoir des relations pérennes entre opérateurs français et majors américaines. Ainsi, Universal a confié l’essentiel de la fabrication de ses longs métrages Moi, moche et méchant et The Lorax à la société Mac Guff Ligne. Il en va de même avec Buf Compagnie, qui a réalisé la majorité des effets visuels numériques du film Thor pour Marvel.

Les projets agréés à ce jour au crédit d’impôt international devraient générer près de 119 M€ de dépenses directes en France[1], dont 59 M€ pour les tournages en images réelles et 60 M€ pour la fabrication d’animation et d’effets visuels. Ces dépenses recouvrent notamment des frais de personnel, de prestation des industries techniques mais également des dépenses d’hôtellerie, de restauration, ou de transport.

Les dépenses de personnel représentent ainsi plus de la moitié des dépenses réalisées en France par les projets agréés. De manière cumulée, les projets de tournage en images réelles devraient ainsi mobiliser plus de 1 800 résidents français sur une durée totale de plus de 450 jours. Les projets liés à la fabrication d’animation ou d’effets visuels prévoient quant à eux d’impliquer plus de 400 personnes pour une durée totale de 2 350 jours environ, ce qui correspond, pour les 10 projets agréés à ce jour, tous genres confondus, à plus de 53 000 jours d'intermittence.

En termes de prestations techniques, outre la fabrication d’animations ou d’effets visuels, les loueurs de matériels de tournage figurent parmi les industries techniques qui tirent pleinement profit du dispositif. En revanche, la part des dépenses effectuées en France en location de plateaux demeure très faible et méritera une attention particulière pour améliorer l’attractivité de notre territoire.

Ce premier bilan d’application du crédit d’impôt international est ainsi particulièrement encourageant et atteste de l’efficacité d’un dispositif qui a généré dès sa première année de fonctionnement 119 M€ de dépenses directes en France, soit des retombées économiques très supérieures au coût fiscal de la mesure (20 M€).
 
 
Le crédit d’impôt international est attribué de façon sélective par le CNC, sur expertise de Film France, au producteur exécutif de l’œuvre en France. Sont éligibles les œuvres qui réalisent au moins 1 million d’euros de dépenses éligibles en France et, pour une œuvre de fiction, au moins 5 jours de tournage. Ces œuvres doivent également comporter des éléments rattachés à la culture, au patrimoine ou au territoire français, conformément à un barème de points spécifique à chaque genre. Le montant du crédit d’impôt représente 20 % des dépenses éligibles du film en France, et peut atteindre au maximum 4 M€ par œuvre.
 

Pour plus d’informations sur le crédit d’impôt international: www.cnc.fr/c2i

 


[1] Ces chiffres correspondent aux agréments provisoires délivrés par le CNC, sur la base de dépenses prévisionnelles, avant le tournage ou la fabrication des œuvres concernées.