"Rêves dansants (Les)" d'Anne Linsel et Rainer Hoffmann

"Rêves dansants (Les)" d'Anne Linsel et Rainer Hoffmann

 Couverture du dossier maître du film

Collège au cinéma - Dossier maître du film "Rêves dansants (Les)" d'Anne Linsel et Rainer Hoffmann

Synopsis

En 2008, à Wuppertal, une cinquantaine d’adolescents volontaires entre quatorze et dix-sept ans répètent Kontakthof, de Pina Bausch, sous la direction de la chorégraphe et de deux de ses danseuses. Au fur et à mesure des exercices, les jeunes apprennent en même temps à se laisser aller et à maîtriser leur corps, grâce aux conseils de Joséphine Ann Endicott et Bénédicte Billiet. Surmontant dans la danse leurs hontes et leurs inhibitions, filles et garçons parviennent à dominer leur embarras et à en jouer. Venant surveiller l’évolution de la troupe d’amateurs, Pina Bausch oriente le travail des apprentis danseurs en leur demandant d’être plus naturels encore.
Après plusieurs mois, l’expérience a changé le regard des adolescents sur la danse, mais aussi sur leur quotidien. Les liens de confiance et d’affection se sont renforcés entre élèves et professeures. S’appropriant leurs rôles, les jeunes osent désormais affronter la violence physique et morale de la pièce. Tour à tour, ils confient au groupe ou à la caméra leurs expériences personnelles, voire les événements douloureux qui les ont transformés. La pièce s’enrichit et se construit ainsi avec les anecdotes et les drames de leur âge.
Alors que la première du spectacle approche et que l’appréhension grandit pour les uns et les autres, la troupe déménage au Tanztheater de Wuppertal pour les dernières répétitions. Observant personnellement les filages, Pina Bausch réalise de nouveaux ajustements et dirige le choix des danseurs pour les rôles principaux. Les jeunes retenus pour la première choisissent alors leurs costumes et tentent encore, malgré leur trac, de corriger leurs défauts. Le jour de la première, ils remportent un triomphe, et se voient tous offrir sur scène une rose des mains de la célèbre chorégraphe.