Breakfast Club de John Hughes

Breakfast Club de John Hughes

Breakfast Club de John Hughes

Lycéens et apprentis au cinéma, dossier maître

Un samedi, cinq élèves qui n'ont absolument rien en commun (un sportif, une fille à papa, un intello, une excentrique, un rebelle) sont collés avec l'obligation d'écrire une dissertation sur le thème suivant : « Qui pensez-vous être ? » La journée qu'ils vont passer ensemble va les aider à dépasser leurs différences et à se défaire des stéréotypes qui déforment leur regard sur les autres mais aussi sur eux-mêmes. À travers leur évolution, le cinéaste John Hughes déploie une réflexion sur les conditionnements et barrières sociales ou culturelles qui rangent les individus dans des cases, empêchant les rencontres. Mais il ne le fait pas à la manière d'un sociologue : il se tient au contraire à hauteur de ses personnages, en partant de leur mal-être, de leurs émotions, de leurs contradictions. Car, loin d'être un ennuyeux pensum, Breakfast Club est un film très vivant, jouant des ruptures de ton, passant constamment du rire aux larmes, de la colère à la joie. Et la parole y est considérée dans ce qu'elle a de plus actif et libérateur.