L’ambitieux projet VR de Blanca Li

L’ambitieux projet VR de Blanca Li

03 mai 2019
Création numérique
Blanca Li
Blanca Li Nico Bustos
Invitée des Premières Rencontres numériques du CNC, la danseuse, chorégraphe et réalisatrice espagnole a profité de l’occasion pour se confier au CNC sur sa pièce immersive utilisant la réalité virtuelle.

Opérette autrichienne en trois actes signée Franz Lehár (le livret est l’œuvre de Victor Léon et Leo Stein), La Veuve joyeuse a été composée en 1874. Adaptée de L’Attaché d’ambassade, une comédie d’Henri Meilhac, elle met en scène une intrigue politique et amoureuse, qui se déroule au cours d’une fête donnée à l’ambassade du Pontévédro à Paris. Cette soirée fastueuse est avant tout un prétexte pour trouver un mari à une riche veuve dont l’argent doit rester au Pontévédro. Une union avec le comte Danilo, présent à la fête, serait la solution idéale à ce problème. Mais si la veuve est sous le charme de ce dernier, lui joue les indifférents…

Célèbre opérette, inscrite dans la tradition viennoise, La Veuve joyeuse a inspiré à Blanca Li son nouveau projet, présenté en avril dernier lors des Premières Rencontres numériques du CNC. Danseuse et chorégraphe majeure de la scène contemporaine, l’artiste, qui « s’est toujours intéressée à de nouvelles formes de narration », a imaginé un spectacle chorégraphique immersif, en réalité virtuelle, à partir de cette pièce de 1874.

Après avoir fait danser des artistes avec des machines dans sa création Robot (2013), présentée notamment au Festival Montpellier Danse, elle travaille aujourd’hui sur cet « outil incroyable, pour les chorégraphes, metteurs en scène et les cinéastes, qu’est la VR ».

Défi technologique, cette nouvelle création permettra au public d’avoir un « véritable échange » avec les danseurs puisqu’il aura lui aussi des « capteurs pour voir ses pieds et ses mains dans l’œuvre ». Un projet ambitieux sur lequel elle s’est confiée en marge des Premières Rencontres numériques.