Documentaire : fonds d'aide à l'innovation audiovisuelle (développement) - résultats de la commission en 2019
Résultats des commissions
02 décembre 2019
commission du 2 décembre 2019
Archipel, 6852 de Philippe Rouy
Producteur : Andolfi
Aide accordée : 14 000 €
En mars 2011 la catastrophe nucléaire de Fukushima entraîne une zone d’exclusion : 25 000 personnes sont déplacées. Quelques semaines plus tard, anticipant de futures catastrophes nucléaires à même de provoquer l’évacuation totale du Japon, un collectif de jeunes filmeurs japonais se crée autour d’une ambition hors norme : filmer l’intégralité des 6852 îles de l’archipel, avant sa désertification.
Dans le cœur une hirondelle de Rima Samman
Producteur : Filigranes films
Aide accordée : 12 000 €
Cherchant à connaître l’histoire de sa famille, une jeune femme entreprend de questionner sa mère, réalisatrice, sur le récit de ses origines. D’abord plausibles, les histoires racontées par la mère deviennent peu à peu improbables et loufoques. Déroutée et dubitative, la fille les conteste, interrogeant la mère sur le sens de lui léguer une mémoire collective fantasmée.
Les Mains coupées de Jacques Loeuille
Producteur : Meteores films
Aide accordée : 14 000 €
Les mains coupées est un essai-documentaire qui interroge le patrimoine national à l’heure des demandes de restitution. Comment les artistes des anciennes colonies subliment-ils ces spoliations dans la construction de leur identité culturelle ?
commission du 4 novembre 2019
Ici rugissaient les lions de Laurine Estrade & Jean-Baptiste Bonnet
Producteur : Habilis productions
Aide accordée : 13 000 €
Pyrénées-Orientales. Dans les gorges du Gouleyrous, à quelques kilomètres de Tautavel, se trouve un des plus important site préhistorique d’Europe. Le temps d’un été, des jeunes scientifiques fouillent la terre à la recherche des origines de l’humanité. Tout près, au bord de la rivière, des baigneurs essaient d’oublier le temps qui passe et s’abandonnent à la chaleur des vacances.
Fouilleurs et baigneurs forment deux tribus modernes qui se partagent non sans mal un territoire minuscule.
Là-haut, creusée dans le rocher, un œil noir et profond : la caverne, Depuis des centaines de milliers d’années, elle observe et regarde vivre les humains.
La lumière des rêves de Marie-Pierre Brêtas
Producteur : Sanosi productions
Aide accordée : 10 000 €
Michel Jouvet, neurobiologiste, découvreur du sommeil paradoxal, résumait la fonction des rêves par : « Je suis rêvé, donc je suis ». Après avoir travaillé à ses côtés sur ses recherches et surtout sur ses propres récits et dessins de rêves, je cherche à composer, après sa disparition, un portrait onirique à partir de ces matériaux intimes.
Les reines du palace de Karine Morales
Producteur : Keren productions
Aide accordée : 12 000 €
Dans l’espace d’une lutte sociale réelle et dans l’espace fictif d’une chambre de palace, des femmes de chambre « sous-traitées » se réapproprient les sens des mots « reconnaissance » et « dignité », en s’opposant à la direction du palace qui leur refuse d’être intégrées à son personnel. Elles ont décidé de faire l’inverse de ce que l’on exige d’elles habituellement : désobéir, se mettre en grève, laisser trace de leur passage, se rendre visibles aux yeux des clients, aux yeux du monde extérieur. Et finalement, sous la poussière des humiliations accumulées qu’un vent de révolte a brusquement soulevée, se découvrir elles-mêmes : reines du palace.
Scaout vraz de Jean-Jacques Rault & Céline Dréan
Producteur : Mille et une films
Aide accordée : 11 000 €
Ma vie d’avant, ma vie de paysan s’est arrêtée le 6 octobre 2001, le jour où j’ai quitté ma ferme. C’était il y a dix-sept ans et pourtant là-bas, à Scaout Vraz, rien n’a bougé ; la maison, le hangar, la salle de traite, la fromagerie sont restés en suspens…
Seule la nature reprend ses droits, enfouissant nos souvenirs comme pour les figer. Il me reste des photos, des films et des sons, quatre enfants qui portent en eux cette terre ; il reste Gisèle, l’amour de ces années-là.
Mais ma terre me manque, viscéralement.
La terre nous est étroite de Rafaello d’Errico
Producteur : Label vidéo
Aide accordée : 15 000 €
Le Liban, l’hiver. Le littoral est désert. Une petite communauté de surfeurs se retrouve à Jihey, la plage d’une bourgade au Sud Liban pour partager une passion commune, le surf. Karam, Mustafa, Paul et les autres attendent la houle.
commission du 23 septembre 2019
Eskape de Neary Adeline Hay
Producteur : La Bête
Aide accordée : 14 000 €
Eskape met en scène le récit de survie d’une mère et de sa fille, la réalisatrice. Face au silence forgé par les traumatismes et le temps résonne, dans un écho abyssal, l’appel à la parole d’un enfant à sa mère. L’une raconte la fuite désespérée d’un Cambodge en ruine, au lendemain de l’effondrement du régime Khmer Rouge. L’autre évoque ses premiers souvenirs d’enfant réfugiée politique, en France.
Hyperqueens de Marie-Gabrielle Fabre
Producteur : L’endroit
Aide accordée : 10 000 €
Le film dresse le portrait de quatre jeunes femmes dragqueens à Paris. Remettant en question les normes, elles font de la féminité un spectacle au sein d’une communauté essentiellement masculine.
Nnoman’s land de Catherine Libert
Producteur : 529 dragons
Aide accordée : 12 000 €
Nnoman est photographe et fait partie de cette nouvelle génération de journalistes indépendants qui plongent au cœur des mouvements sociaux, parfois au risque de leurs vies, pour révéler une vérité trop souvent sacrifiée. Il nous montre, par ses photographies, une représentation unique de notre époque, dans un pays qui s’est subrepticement remis à construire des barricades. En le suivant au fil des mois, le film saisit toutes les perceptions des luttes actuelles de l’intérieur. A rebours du sensationnalisme, il prend le temps de la rencontre avec l’humanité, dans toute sa violence, sa fragilité et nous montre la nécessité de porter aujourd’hui un regard engagé.
Nos aurores boréales d’Erika Haglund
Producteur : Beppie Films
Aide accordée : 10 000 €
Elana, Astrid et Mila ont entre quinze et dix-huit ans, des corps de jeunes femmes et des esprits d’enfants. Toutes trois sont déficientes intellectuelles et amoureuses d’Ulysse, ancien copain d’enfance parti à l’autre bout de la France, handicapé lui aussi. Pour l’heure, chacune de leur côté, elles doivent choisir une orientation, et de stage en stage, elles découvrent des métiers jugés à leur portée. C’est le choc du monde professionnel. Qu’ils sont loin les rêves d’enfance, d’art et d’amour ! Alors, comment s’échapper du réel encore un petit peu ? Mais n’est-ce pas là-bas, dans le ciel, une aurore boréale ?
commission du 1er juillet 2019
Caiti blues de Justine Harbonnier
Producteur : Sister productions
Aide accordée : 15 000 €
Caiti Lord a une voix magnifique qu’elle compte bien utiliser pour faire autre chose que vendre des hamburgers en forme de cœur. Dans une ville fantôme du Nouveau-Mexique (USA), cernée par le désert, les extraterrestres et Trump, elle chante. Un blues.
Cinéma lodwar d’Emmanuel Dayan
Producteur : Wendigo films
Aide accordée : 12 000 €
C’est un cinéma au milieu de nulle part. Une hutte de tôle ondulée où les hommes et les femmes viennent regarder des histoires de l’aube jusqu’en début de soirée.
Ici chaque DVD projeté sur l’écran est le prétexte d’un nouveau récit : de Bollywood à Terminator, chaque spectateur se raconte à travers le film qu’il aime. Les espoirs, les tristesses, les deuils, se reflètent dans les films, mais aussi le quotidien de la sécheresse, et les vols de bétail. Film par film, continent par continent, le monde vient se dévoiler à Lodwar, et Lodwar à nous.
L’escalier de Christophe Loizilon
Producteur : Les films du rat
Aide accordée : 7 500 €
Dans deux ans, un ascenseur va être installé dans mon immeuble, détruisant la cage d’escalier. Je monte cet escalier depuis 17 ans jusqu’à chez moi au sixième étage. Je veux filmer l’histoire de cet escalier construit en 1860 et saluer les arbres forestiers et fruitiers qui le constituent. Le film, composé d’un long plan-séquence est le regard subjectif d’un homme qui monte ces six étages. Cette ascension cinématographique commence sur le pommeau de bois de la rampe au rez de chaussée et se termine au 6e étage, par la vue en plongée de la cage d’escalier vide où prendra place l’ascenseur. La bande son nous raconte ce qu’a vu et entendu depuis 160 ans cet escalier, personnage principal de ce film.
Mémoires sauvées du vent d’Arnaud Des Pallières
Producteur : Les films Hatari
Aide accordée : 16 000 €
Mémoires sauvées du vent est un projet de collection d’une dizaine de films courts de durées variables, composés exclusivement de plans issus d’un fonds américain d’archives cinématographiques. Montés selon un principe d’alternance de plans et de cartons, les films racontent des histoires venant de la littérature, de témoignages anonymes ou d’enquêtes sociologiques. Ces histoires sont contemporaines des archives utilisées.
Moonlight solos de Tamara Erde
Producteur : Les films de la butte
Aide accordée : 15 000 €
« Moonlight solos » est un documentaire d’émancipation qui vous emmène dans une nuit sans fin, à l’intérieur des murs de la vieille ville de Jérusalem. Une rencontre avec ses habitants, leurs peurs, leurs rêves et leur quête d’identité.
Les sorcières de l’Orient de Julien Faraut
Producteur : Ufo production
Aide accordée : 16 000 €
Voyage à la rencontre d’anciennes joueuses de volley-ball japonaises aujourd’hui septuagénaires, surnommées dans le passé les sorcières de l’Orient, du fait de leur performance et de leur entraînement extraordinaire. Depuis la formation de l’équipe à la fin des années 50 au sein de l’usine textile qui les emploie, jusqu’à leur victoire aux jeux olympiques de Tokyo en 1964, les souvenirs réels et les récits légendaires remontent à la surface et se mélangent inextricablement.
Traumascape de Vincent Pouplard
Producteur : A perte de vue
Aide accordée : 12 000 €
A Belfast, vingt ans après la fin de la guerre civile, les affrontements communautaires perdurent et ont migré sur un nouveau terrain : celui du patrimoine visuel et culturel. Traumascape prend le parti d’une immersion au sein de l’industrie touristique et des événements commémoratifs pour questionner les enjeux de cette guerre d’image(s) et interroger la gestion d’un passé traumatique.
Un silence de Sophie-Catherine Gallet
Producteur : Les poissons volants
Aide accordée : 10 000 €
Jeune femme française et lettone, porter ces deux cultures m’a longtemps paru anodin. Jusqu’au jour où, en marge de mes études, j’ai découvert une Lettonie tiraillée entre glorification de la résistance au soviétisme et silence absolu concernant la période de l’occupation allemande. Dans un jeu de résonances singulières, j’ai bientôt compris que ce silence se retrouvait jusque dans ma famille, habitée, elle aussi, par le non-dit. Mon film est tout autant une enquête autour de cette omerta familiale et nationale, qu’une tentative pour comprendre la complexité des perceptions différentes d’une même histoire.
Le violet des anémones velues de Joanna Grudzinska et Maya Haffar
Producteur : Les films du bilboquet
Aide accordée : 16 000 €
De Zuzanna Ginczanka, il ne reste presque rien, sinon quelques images de sa beauté imprenable, et surtout une œuvre poétique inclassable : érotique, féministe, ironique et révoltée. A l’occasion de sa première traduction en français, je pars sur les traces de celle qui fut l’égérie du monde littéraire varsovien des années 30 et dont le destin fut tragiquement lié à celui des juifs d’Europe. Davantage qu’une biographie, ce film se veut le portrait sensible et fragmenté de cette créature insaisissable, qui fait du corps du texte un texte du corps, et dont les cris de libertés poétiques résonnent impérieusement dans l’Europe d’aujourd’hui.
commission du 6 mai 2019
L’Archipel d’Elisabeth Perceval & Nicolas Klotz
Producteur : Andolfi
Aide accordée : 14 000 €
Poème documentaire tourné à Calais, Lille, paris, Menton et dans les Alpes, consacré aux migrants après la destruction de la Jungle de Calais et la dispersion de ses habitants.
L’Art du geste de Damien Odoul
Producteur : Damien Odoul Films
Aide accordée : 14 000 €
Deux de mes amis, Christophe Pelé, chef cuisinier, et Monsieur M, expert en arts martiaux internes, cultivent tous deux l’art du geste. Des cuisines d’un grand restaurant parisien à Madagascar, j’aimerais qu’ils se rencontrent par le cinéma.
Mâra bekhân ! de Mahsa Karampour
Producteur : Les films du bilboquet
Aide accordée : 14 000 €
A New York je retrouve mon frère cadet dans sa vie de rockeur exilé aux Etats-Unis. Ensemble, tels deux pèlerins, nous prenons la route sur les pas d’une de ses tournées et nous voyageons dans le temps. Notre dialogue se construit autour de notre pratique de la musique en Iran, notre pays de naissance et de nos désirs de création comme seuls moyens de résilience. Nos histoires s’entremêlent et nos souvenirs s’emboîtent pour révéler peu à peu les contours de nos divergences et de nos aspirations communes.
Casablanca d’Adriano Valerio
Producteur : Films Grand Huit
Aide accordée : 11 000 €
Fouad vit en Italie depuis dix ans. Toujours en quête d’un visa, il a failli se marier avec Daniela, une femme avec qui il a vécu une relation très profonde racontée dans un court-métrage (Mon amour mon ami). Casablanca suit l’évolution de leur histoire et de la frustration de Fouad dans un pays qui se referme tandis que monte son désir de rentrer au Maroc, où sa famille et sa nouvelle copine Nadia – qu’il n’a jamais rencontrée – l’attendent toujours.
L’Île des perdus de Laura Lamanda
Producteur : Make productions
Aide accordée : 14 000 €
Le flux ne s’arrête jamais. Essoufflés par la montée des escaliers, descendus des bus ou sortis du métro, trempés par la pluie ou fatigués par le trajet, pendant toute la journée les perdants approchent l’accueil du Service des objets trouvés. Avec eux c’est aussi une marée de chagrins, cœurs brisés, égarements et récits qui submergent le hall et les guichets. Soupirs, lamentations et prières se répandent dans l’air. Entre-temps les objets, portés par les camions de la RATP, les conducteurs de taxi, le service des aéroports ou des musées, investissent par vagues l’entrepôt. Ces objets sont des traces du monde extérieur : ils échouent ici comme conséquences d’actions interrompues, contretemps, distractions, actes manqués. L’espoir de ces objets est qu’un lien puisse s’établir entre eux et les perdants, qu’un flux se crée entre le bas et le haut du Service entre l’entrepôt et l’accueil. Que le monte-charge les ramène à l’étage. Que la porte soit réparée.
Lash de Mojtaba Bahadori
Producteur : Pivonka productions
Aide accordée : 15 000 €
Lasha, né en Géorgie, élevé en Belgique où il vit de petits trafics, revient pour la première fois dans son pays d’origine. Mais ce qui devait être un retour aux sources ne lui procure pas la paix tant attendue : il ressent le même étonnement qu’en arrivant en Europe il y a près de vingt ans. Perdu dans le labyrinthe d’une culture et de paysages qu’il ne connaît plus, il se lance dans une quête onirique faite de rencontres et d’errance, où il trouve un refuge fugace dans la nature vierge et luxuriante du Caucase.
commission du 8 avril 2019
La chanson de Jérôme d’Olivier Bosson
Producteur : La société des apaches
Aide accordée : 12 000 €
Le 20 mai 2017 en Saône-et-Loire, Jérôme Laronze, un éleveur de bovins est abattu par les gendarmes au terme d’une cavale de neuf jours. Passé largement inaperçu dans les médias, ce fait divers pose question à un moment où l’agriculture paysanne se meurt, et où l’activité humaine fait peser des menaces de plus en plus grandes sur l’ensemble du vivant. Au-delà d’une quête de vérité et de sens, je voudrais avec ce film donner de la visibilité à cette affaire, et faire émerger la figure de Jérôme Laronze, un homme mort de son opposition aux logiques de l’agro-industrie.
La fin de tout de Vincent Dieutre
Producteur : La huit production
Aide accordée : 14 000 €
A l’occasion de ses retrouvailles avec un amour de jeunesse sur Facebook, un cinéaste décide de faire le voyage à Los Angeles et d’y traquer les signes proliférant de la « fin », cette échéance qui paralyse toute possibilité de transformation : fin de l’histoire, du travail, du cinéma, de l’amour même… Alors que l’Europe semble confortablement installée dans l’extase de sa fin imminente, la Présidence Trump et les palmiers malades de L.A. questionnent notre devenir : et si la « fin » avait déjà eu lieu ? De Hollywood à Malibu, de ghettos communautaires en boulevard du crépuscule, son journal intime se fait médiation amoureuse, numérique et musicale.
Genius loci de Dominique Marchais
Producteur : Zadig productions
Aide accordée : 12 000 €
Qu’est-ce qu’un lieu ? Qu’est-ce qui le caractérise ? De la permanence ? Mais tout change ! Alors, quoi ? Peut-être que ça n’existe pas, un lieu ? Peut-être est-ce une invention des hommes, terrifiés par l’écoulement continu des choses ? Peut-être ont-ils brandi cette fiction spatiale pour conjurer le temps, la mort ? Mais une fiction partagée, n’est-ce pas déjà une sorte de réalité ?
Je est un autre de Raphaëlle Benisty
Producteur : Zadig productions
Aide accordée : 10 000 €
A l’ombre de la République, dans le vacarme des dialectes, trois interprètes franchissent inlassablement les frontières de l’altérité. Sans eux, pas de lien possible. Il ne resterait que des mots inaudibles, des murmures, des râles, des cris, des prières et finalement rien, rien qu’un silence assourdissant.
Langue des oiseaux d’Erik Bullot
Producteur : Baldanders films
Aide accordée : 13 000 €
Composé de vignettes musicales, graves et drôles, Langue des oiseaux est un documentaire de création, poétique et philosophique, sur les tentatives de traduction du chant des oiseaux et sur les rêves de communication possible ou imaginaire entre les espèces.
Markowicz appartement 10 de Bérangère Jannelle
Producteur : Tamara films
Aide accordée : 12 000 €
André Markowicz, immense traducteur de russe – de Dostoïevski à Pouchkine, poète et écrivain écrit pour la première fois de sa vie un récit autobiographique en vers, L’Appartement. Pour mener à bien cette entreprise, il doit retourner sur les traces de l’appartement familial à Saint Pétersbourg à la recherche du lieu où sa vocation d’écrivain, de traducteur a commencé.
La révolution n’est pas un dîner entre amis de Clément Dorival, Julie Pagis & Michael Zeidler
Producteur : Films de force majeure
Aide accordée : 14 000 €
En 1972, un groupe de maoïstes occupe un ancien couvent près de Paris. Leur objectif ? Mettre en pratique leurs idéaux politiques de l’époque. L’expérience va durer dix ans, pour le meilleur et pour le pire. Réalisé à partir d’entretiens avec les militants de l’époque et d’archives mises en scène, ce projet de film est une proposition de récit de cette histoire unique et une enquête sur ses échos dans le monde contemporain. « La Révolution n’est pas un dîner entre amis » écrivait Mao Tsé-Tung. Jusqu’où va-t-on au nom de son engagement ?
Toute la vérité sur la mort du traducteur en escroc de Jean-Christian Riff
Producteur : La huit production
Aide accordée : 14 000 €
Enquête sur la disparition de Bernard Hoepffner, ami et traducteur réputé. Avant de mourir mystérieusement en mer, à la pointe la plus à l’ouest du Pays de Galle, il venait de terminer son unique texte personnel : Portrait du traducteur en escroc, publié aux éditions Tristram. Un des chapitres est consacré à ce lieu où il disparaît.
commission du 4 février 2019
Au loup ! de Matthieu Chatellier
Producteur : Alter ego productions
Aide accordée : 12 000 €
Au loup ! raconte mon séjour dans un village rural du Massif Central. Peu d’habitants y vivent encore. Ce sont pour la plupart des employés travaillant dans les petites entreprises alentour ou des éleveurs de chèvres en situation précaire. Je m’y rends d’abord pour questionner la présence nouvelle d’un loup qui hante les environs. Au fur et à mesure, mon gîte devient une sorte de caverne de Platon où résonnent les échos parfois fantasmatiques d’un monde en crise.
Se souvenir d’une ville de Jean-Gabriel Périot & Johannes Gierlinger
Producteur : Alter ego productions
Aide accordée : 17 000 €
Se souvenir d’une ville est un film portrait, celui d’une ville contemporaine tout autant que d’une ville d’après-guerre : Sarajevo.
Le film explorera son histoire, de sa fondation à la dernière guerre qui l’aura soumise au plus long siège de l’histoire moderne, les enjeux de mémoires non résolus qui l’ankylosent, la manière dont la ville se déploie malgré tout aujourd’hui et partira à la rencontre de ses habitants.
La Dernière Séance de Gianluca Matarrese & Natale Enrico Morabito
Producteur : Bocalupo films
Aide accordée : 12 000 €
Bernard est fraichement retraité. Il a 63 ans, vit seul avec ses deux chattes et décide de déménager dans une nouvelle demeure, celle où il y ira vivre le dernier chapitre du roman de sa vie. En préparant ses cartons, il fait le tri.
Qu’est-ce que je laisse, qu’est-ce que j’emporte avec moi ?
Bernard est mon maître et je suis son esclave… son dernier amant.
Je l’aide à ranger le fouet dans un carton parmi les brides de sa mémoire, les souvenirs de ses amours que le SIDA lui a arrachés des bras, les traces d’une famille adoptive qui l’a éloigné, d’une éducation rigide qui l’a forgé, d’une mère et d’un père qu’il n’a jamais connus. Nos jeux sexuels sont les occasions de rencontre de deux générations : entre un coup de fouet et un harnais en cuir, on discute d’amour, de mort, des années du SIDA, de son nouveau projet de vie, de nous. Les blessures et le bagage mortuaire d’un survivant, un cri de vie à la lumière de ses pulsions sexuelles.
Et la terre s’ouvrit une dernière fois d’Arnaud Sauli
Producteur : Dublinfilms
Aide accordée : 12 000 €
En Pologne dans la forêt de Sobibor, deux archéologues travaillent à l’excavation du site d’un camp d’extermination. Les résultats de leur recherche sont de première importance. Mais le temps presse car un musée, sous les auspices du ministère de la culture, doit se construire sur les lieux mêmes de leur fouille. Deux chantiers concurrents, aux visées très différentes.
Papa s’en va de Pauline Horovitz
Producteur : Squaw productions
Aide accordée : 12 000 €
Il n’est jamais trop tard pour accomplir ses rêves : à 70 ans, mon père, ancien médecin hospitalier et héros de plusieurs de mes documentaires, a décidé de devenir acteur. Une tragi-comédie douce-amère et une ode à l’aventure.
Rio Rojo de Guillermo Quintero
Producteur : Stank
Aide accordée : 15 000 €
Dans la Serrania de la Macarena, au nord de l’Amazonie colombienne, se trouve Caño Cristales, une rivière mythique qui coule au milieu de la forêt, aussi appelée la « rivière des sept couleurs ». Oscar, sa grand-mère Doña Maria et l’indien Sabino vivent paisiblement dans la région, en communion avec la nature. Mais cette zone, un temps préservée par le conflit avec les FARC, est aujourd’hui victime de sa beauté et menacée de disparition par l’arrivée de nouveaux visiteurs…
Faire le bois de Lola Peuch
Producteur : Survivance
Aide accordée : 12 000 €
Dans le bois de Boulogne des travailleuses du sexe racontent le Bois comme leur lieu de travail. Parfois, elles deviennent les conteuses d’histoires enfouies, d’un temps où les lacs du Bois gelaient ou d’un autre où au jardin d’acclimatation était organisée la toute première exhibition humaine parisienne. Au fur et à mesure qu’elles (se) racontent, l’ancienne forêt royale de Rouvray, transformée au Second Empire en une promenade bourgeoise, se dessine comme un lieu traversé par des rapports de pouvoir complexes et par la colonisation française.
Un conte de fées téchcoslovaque de Christian Paigneau
Producteur : Talweg productions
Aide accordée : 15 000 €
De 1946 à 1970, deux contes de fées se croisent et se répondent. Celui de la Nouvelle Vague tchécoslovaque qui participe au dégel de son pays. Celui de Jan Procházka, écrivain qui tente de mêler sa voix à celle du Printemps.
Forêt rouge de Laurie Lassalle
Producteur : Wrong films
Aide accordée : 13 000 €
Pendant plus d’un an, caméra au poing, je rencontre les habitants de la ZAD de Notre Dame des Landes. Sa forêt et ceux qui l’habitent. Elle se réinvente grâce à eux. A leurs gestes. Au fil du temps, je la regarde devenir combat, champ de bataille, refuge. Et finalement envahir mon film.