documentaire : fonds d'aide à l'innovation audiovisuelle (développement) - résultats de la commission en 2018
Résultats des commissions
31 décembre 2018
Commission du 9 novembre 2018
Le rond-point de Marie Dumora
Producteur : 5 à 7 films
Aide accordée : 12 000 €
Chaque samedi, Gabriel, 11 ans, accompagné de son ami Jim, attend sur le rond-point d'une petite route de campagne que l'on vienne le chercher. Chaque dimanche, on l'y raccompagne.
L’odysée de la sandale en plastique de Florian Vallée
Producteur : O2B films
Aide accordée : 14 000 €
La petite histoire de la sandale en plastique dans le grand mouvement des indépendances africaines.
Mesurer la terre de Léonard Barbier-Hourdin
Producteur : Les poissons volants
Aide accordée : 15 000 €
A Madagascar, une nouvelle génération de géomètres se déploie dans les villes, les campagnes, les forêts et les îles. Au gré de leurs mesures, ce film relève celles de leurs espérances : la construction de leur pays.
La lutte finale d’Arnaud Brugier
Producteur : Les productions de la main verte
Aide accordée : 13 000 €
La lutte sénégalaise dans l’arène libérale. Dans ce documentaire nous verrons en quoi la lutte traditionnelle sert d’exutoire aux sénégalais en pleine offensive des nouvelles formes de colonisation.
Les disparus du fleuve jaune de Delphine Deloget
Producteur : Quark productions
Aide accordée : 15 000 €
Sur sa barque, Monsieur Wei sillonne depuis 20 ans le fleuve jaune à la recherche de cadavres.
Whitewash d’Ahmet-Necdet Cupur
Producteur : TS productions
Aide accordée : 15 000 €
Dans un village à la frontière turco-syrienne, un très jeune couple divorce. Après avoir appris que la femme est encore mineure, on poursuit nos recherches jusqu’à découvrir une terrifiante image des mariages précoces en Turquie.
Commission du 2 octobre 2018
L’âge d’or de Jean-Baptiste Alazard
Producteur : Stank
Aide accordée : 10 000 €
Titou va avoir quarante ans. Il vit perché dans une bergerie sous les falaises des Corbières à mi-chemin entre la terre et le ciel, entre les cultures viticoles intensives et les parcs éoliens, sans eau courante ni électricité. Avec Soledad, qui habite dans une caravane un peu plus loin, ils fabriquent leur vin, composent leur musique et vivent d’amour comme on cultiverait à la lettre la résistance.
Athénian material de Laure Vermeersch
Producteur : Les films d’ici
Aide accordée : 15 000 €
Nous traversons Athènes du centre jusqu’aux marges de la ville où brille la mer surplombée par la décharge Phyllis (verdure en grec). Les invisibles charrient la matière, déchets ou trésors, objets d’avidité et d’angoisse. Ils sont éboueurs, militants écologistes, chiffonniers et tziganes ferrailleurs. Thomas prédit une crise généralisée des déchets d’ici deux ans, mais sa femme Aphrodite est en charge des ordures de la région. Et si les illégaux étaient les seuls recycleurs de la ville ?
La chambre d’Alice de Camille Holtz
Producteur : Sancho et compagnie
Aide accordée : 10 000 €
Alice a 19 ans. Elle ne va plus à l’école et ne trouve pas de travail. Depuis deux ans, Alice passe ses journées seule, connectée au monde extérieur par les réseaux sociaux qu’elle consulte en permanence sur son téléphone et son ordinateur. C’est sur Facebook qu’elle a fait la connaissance de Dimitri, son premier amour qui vient la voir régulièrement. Aujourd'hui, elle a décidé de passer son permis de conduire, première étape pour s’en sortir…
Dieu est une femme de Andres Peyrot
Producteur : Industrie Films
Aide accordée : 13 000 €
1973. Pierre-Dominique Gaisseau, explorateur et cinéaste oscarisé, s’envole pour le Panama avec sa fille Akiko, âgée de quatre ans, pour tourner le film sur une tribu matriarcale : les Kunas. Confisqué par une banque, le film ne sera jamais diffusé, pas même aux Kunas à qui Gaisseau avait promis une copie. 45 ans plus tard, Akiko retrouve l’original du film et repart au Panama sur les traces de son père pour renouer avec son passé et honorer la dette qu’il a envers les Kunas.
L’homme aux mille visage de Sonia Kronlund
Producteur : SKP Productions
Aide accordée : 15 000 €
Marianne découvre un jour que l’homme qu’elle aime et dont elle attend un enfant est un imposteur, affabulateur et mythomane qui vit en même temps six autres histoires d’amour avec des femmes du monde entier, sous différentes identités, dotées chacune de biographies imaginaires. Enquête et portrait, à la recherche de cet homme aux mille vies et aux mille visages.
Les jardins d’Olga de Alessandro Comodin
Producteur : Idéale audience
Aide accordée : 12 000 €
Pieri est un homme de cinquante ans, il est agent de la police municipale et paysan. Il habite avec sa mère de quatre-vingt-dix ans, Iolanda, dans une maison entourée d’un grand bois désordonné et sombre. Ce film est un voyage d’enfant, celui de Pieri, le voyage circulaire d’un être qui tourne en rond, qui voyage sans bouger.
Un paradis intangible de Daria Yurkevich
Producteur : Les steppes productions
Aide accordée : 16 000 €
Ce film raconte la vie de deux adolescents, Olga et Vitaly, qui vivent à Tchemerisy, un petit village biélorusse à quelques dizaines de kilomètres de Tchernobyl. Ils n’ont jamais connu le monde avant la catastrophe nucléaire ; ils vivent dans une nouvelle époque, celle d’après. Ils sont nés et ont grandi dans la « Zone de contamination », celle-ci les a éduqués, exerçant sur eux tout son pouvoir. Toutefois, comme tous les enfants, ils n’ont pas les mêmes aspirations : Vitaly rêve de partir, alors qu’Olga voudrait y rester jusqu’à la fin de ses jours.
Talismans de Henry Colomer
Producteur : Saraband films
Aide accordée : 10 000 €
Récits croisés de naufrages et de sauvetages.
Le naufrage : la lueur glacée, sans ombre, des situations extrêmes. L’heure où il n’est plus temps de disserter, de discourir par de longues phrases.
Le sauvetage : le poème, ramassé, polyphonique, quelques mots, gribouillés ou non sur un chiffon de papier, l’ultime talisman et le dernier recours de notre existence dominée par les images.
commission du 25 juin 2018
Astéréotypie de Laetitia Moller
Producteur : Epikepoc
Aide accordée : 12 000 €
Astéréotypie est un groupe de post-rock, mêlant musiciens de la scène indépendante et quatre jeunes autistes. A travers leurs textes, ce film veut explorer la singularité, la liberté, la puissance créatrice et poétique de ces jeunes dérangés, enjoints à s’adapter socialement.
Beaux-arts de Valérie Mréjen
Producteur : Aurora
Aide accordée : 7 500 €
Le film suivra le parcours d’étudiants des Beaux-arts de Paris pendant les deux dernières années jusqu’au diplôme, les verra évoluer et affirmer leur démarche artistique tandis qu’ils élaborent une façon d’en parler, essayent de décrire ce qu’ils font.
Blake d’Antoine Polin
Producteur : Sanosi productions
Aide accordée : 13 000 €
A 82 ans, le pianiste de jazz américain Ran Blake poursuit une carrière internationale et continue de développer son langage musical unique. Etonnamment, c’est son amour pour le cinéma qui l’anime et nourrit son inspiration depuis toujours. A travers le portrait d’un vieux musicien aux passions en formes d’obsessions, Blake interroge le processus de création, la réalisation personnelle et le dialogue fertile entre deux arts.
En regardant les étoiles de Jean-Hugues Berrou
Producteur : Superbe films
Aide accordée : 12 000 €
La nuit venue, lever les yeux vers un ciel dégagé et découvrir des milliers d’étoiles. Le spectacle n’a pas changé depuis que Galilée, le tout premier, tournait une lunette vers le ciel. Par ce geste, il inaugurait un grand bouleversement dans notre perception du monde. Car si le spectacle est le même, notre regard lui s’est métamorphosé. En faisant dialoguer arts et sciences, nous tenterons une archéologie de notre regard sur les étoiles.
L’état sauvage d’Audrey Bauduin
Producteur : Quartett production
Aide accordée : 15 000 €
En indonésien, « Orang » signifie homme, « Outan » signifie forêt.
Perdu au cœur de la jungle, dans le centre de réhabilitation de Berau, des barreaux ont été érigés pour sauver les orangs-outans d’une mort certaine. Ces derniers sont recueillis après avoir été chassés, domestiqués, humanisés ou pire, brulés ou abattus. Au sein du centre ils trouvent enfin la paix et refuge. Avec l’aide des soigneurs, ils réparent de leurs blessures dans l’espoir d’un retour à l’état sauvage.
Eudaldo de Benjamin Delattre
Producteur : Melisande films
Aide accordée : 16 000 €
Qui est cet homme qui a pu quitter la famille chilienne qu’il avait fondée pour peindre un millier d’œuvres jamais montrées et aujourd’hui recluses dans deux containers ?
Ja de Gaëlle Boucand
Producteur : Elinka films
Aide accordée : 11 000 €
Jacob, un homme âgé résident en Suisse dans une luxueuse villa nommée Rosebud est sur les traces de son passé accompagné de Gaëlle, sa petite-fille l’ayant connu tardivement. Ensemble, ils préparent un film sur sa vie. Rapidement fatigué, Jacob propose à Gaëlle de poursuivre l’aventure seule en s’emparant de son histoire pour l’interpréter à sa guise. Gaëlle se lance alors à la recherche de différents destins individuels – reflets contemporains de l’histoire de Jacob – pour incarner ce personnage aux multiples facettes emblématiques du XXe siècle.
Prends garde à toi d’Emma Benestan
Producteur : Instant ray films
Aide accordée : 10 000 €
Marie, 19 ans, est la seule raseteuse de la communauté camarguaise taurine. Depuis petite, la passion des taureaux et des chevaux camarguais est au cœur de sa vie. Comment se battre quand on est la seule femme dans un milieu exclusivement masculin ?
Les souvenirs rêvés d’Elitza Gueorguieva
Producteur : Les films du Bilboquet
Aide accordée : 15 000 €
Faire le tour du monde en nageant, entamer une enquête, voir une chamane, la croire quant à la transformation de son père en dauphin, écrire un roman, tout semble bon à Aliona pour fabriquer le souvenir de cette disparition et, éventuellement, l’accepter.
Tufo de Victoria Musci
Producteur : Les contes modernes
Aide accordée : 17 000 €
Tufo est l’histoire vraie d’un maçon sicilien qui devînt la cible de la mafia. Depuis des années, son exploitation a été mise à mal et sa famille menacée, mais il n’a jamais courbé l’échine. Par son contact, les malfaiteurs ont pu être incarcérés et jugés. Lui et sa famille vivent encore en Sicile aujourd’hui.
Vie et destin du livre noir d’Antoine Germa & Guillaume Ribot
Producteur : Les films du poisson
Aide accordée : 15 000 €
Ce film composé d’archives inédites raconte l’histoire tragique du « Livre noir » et de ses auteurs en URSS. Rédigé à chaud pendant la Seconde Guerre mondiale, ce livre unique et les documents filmés qui l’accompagnent, documentent l’extermination systématique des juifs soviétiques par les Nazis. Le film raconte comment il sera ensuite interdit, ses auteurs arrêtés puis exécutés sur ordre de Staline à la fin des années 40, au moment où l’antisémitisme explose en URSS.
commission du 9 mai 2018
Patate et conchon d’Olivier Pagani
Producteur : Supermouche productions
Aide accordée : 12 000 €
Julius a trois ans, il est en pyjama, c’est mercredi. Le père dit, le mercredi, j’habite chez lui. Dans cette maison, il y a aussi Patate et cochon. Patate dit, il faut remonter à l’origine des choses. Cochon dit, mais non Patate, il faut juste se marrer. Julius est d’accord, le père aussi. Mais dans cette histoire où le dialogue est dedans et dehors, qui parle avec qui ? Patate veut comprendre, Cochon veut vivre, Julius veut jouer. Le père ne sait pas trop mais il filme ces trois-là, comme s’il s’agissait d’une partie d’échecs avec la mélancolie.
Pour votre confort et votre sécurité d’Antoine Germa & Frédéric Mainçon
Producteur : E2P – Entre2prises
Aide accordée : 10 000 €
Au Palais de Tokyo, plus grand centre d’art contemporain d’Europe, les agents de sécurité surveillent les œuvres, fouillent et filtrent le public. Comment nous regardent-ils vivre ?
Sofiya & Suzain d’Eléonor Boissinot
Producteur : Dryades films
Aide accordée : 18 000 €
Ahmedabad, la plus grande ville de l’Etat du Gujarat, à l’ouest de l’Inde, Sofiya & Suzain sont deux adolescentes qui grandissent dans une modeste famille sous la protection de leur père depuis que leur mère est partie. Refusant leur quotidien morose, Sofiya & Suzain rêvent d’une existence accomplie, ici ou ailleurs. A mesure qu’elles grandissent, la réalité les rattrape. C’est l’histoire d’une jeunesse qui charrie des rêves et qui doit lutter contre des forces qui la dépassent.
Patate et conchon d’Olivier Pagani
Producteur : Supermouche productions
Aide accordée : 12 000 €
Julius a trois ans, il est en pyjama, c’est mercredi. Le père dit, le mercredi, j’habite chez lui. Dans cette maison, il y a aussi Patate et cochon. Patate dit, il faut remonter à l’origine des choses. Cochon dit, mais non Patate, il faut juste se marrer. Julius est d’accord, le père aussi. Mais dans cette histoire où le dialogue est dedans et dehors, qui parle avec qui ? Patate veut comprendre, Cochon veut vivre, Julius veut jouer. Le père ne sait pas trop mais il filme ces trois-là, comme s’il s’agissait d’une partie d’échecs avec la mélancolie.
Pour votre confort et votre sécurité d’Antoine Germa & Frédéric Mainçon
Producteur : E2P – Entre2prises
Aide accordée : 10 000 €
Au Palais de Tokyo, plus grand centre d’art contemporain d’Europe, les agents de sécurité surveillent les œuvres, fouillent et filtrent le public. Comment nous regardent-ils vivre ?
Sofiya & Suzain d’Eléonor Boissinot
Producteur : Dryades films
Aide accordée : 18 000 €
Ahmedabad, la plus grande ville de l’Etat du Gujarat, à l’ouest de l’Inde, Sofiya & Suzain sont deux adolescentes qui grandissent dans une modeste famille sous la protection de leur père depuis que leur mère est partie. Refusant leur quotidien morose, Sofiya & Suzain rêvent d’une existence accomplie, ici ou ailleurs. A mesure qu’elles grandissent, la réalité les rattrape. C’est l’histoire d’une jeunesse qui charrie des rêves et qui doit lutter contre des forces qui la dépassent.
commission du 5 avril 2018
Disparaître de Marc Meillassoux
Producteur : Kidam
Aide accordée : 12 000 €
Disparaître est un documentaire qui explore la possibilité de disparaître à l’ère de la surveillance moderne. A travers l’histoire de plusieurs personnages, il s’intéresse aux questionnements profonds et aux détails pratiques qu’implique un acte de disparition.
Incandescence des hyènes de Nicolas Matos Ischaso
Producteur : La fabrica nocturna productions
Aide accordée : 18 000 €
En Ethiopie, les forgerons de Harar ont la réputation de se transformer en hyènes, pour rôder dans la vieille ville. Poème visuel ayant comme toile de fond l’inquiétante beauté nocturne de Harar et sa passion pour le khât, ce film nous plonge dans le travail des ferronniers éthiopiens, déclassés socialement. La nuit, derrière la modification des corps au travail et la possibilité d’une métamorphose des forgerons en hyènes, naît un basculement du réel.
Mon pire ennemi de Mehran Tamadon
Producteur : L’atelier documentaire
Aide accordée : 16 000 €
Je suis un réalisateur iranien, actuellement expulsé de mon pays par le régime iranien, à la suite de la réalisation de mon film précédent.
Mon pire ennemi montre les expériences humaines et cinématographiques que je vivrai ici en France, afin de me frayer un chemin de retour en Iran.
Nous n’avons rien à envier au reste du monde d’Isabel Pagliai
Producteur : 5 à 7 films
Aide accordée : 15 000 €
Un bus s’enfonce dans la nuit noire. Gagné peu à peu par la fatigue du voyage, les passagers s’endorment, au son lancinant de la radio qui diffuse encore la chanson «nous n’avons rien à envier au reste du monde». De quoi peut bien rêver la petite fille qui jouait tout à l’heure dans les champs ? Dans ce pays où toutes les histoires sont écrites à l’avance, j’aimerais faire le portrait de villageois qui se rendent pour la première fois à la capitale en Corée du Nord.
Quelqu’un d’autre est né d’Emmanuelle Bidou
Producteur : Iskra
Aide accordée : 12 000 €
Je suis séropositive. Mon médecin me l’annonce ce matin. La pièce se rétrécit, je transpire, ça veut dire que je vais mourir. Et je n’ai que vingt ans. On est en novembre 1989, le mur de Berlin tombe, mais pour moi, un mur vient de se dresser. Quelque chose est mort en moi, ce jour-là, et quelqu’un d’autre est né. L’histoire que ce film raconte n’est pas que mon histoire, mais celle d’une génération, la génération sida.
Togoland, projections impériales de Jûrgen Ellinghaus
Producteur : Les films de l’œil sauvage
Aide accordée : 18 000 €
En suivant le parcours du réalisateur Hans Schomburgk, qui, avant la Première Guerre Mondiale, se lança dans une aventure cinématographique inédite en Afrique de l’Ouest, Togoland – Projections Impériales propose un voyage sur un territoire où les phases successives de la colonisation allemande puis britannique et française – ont laissé des traces profondes et des souvenirs durables, parfois contradictoires. Guidé par le récit que fit du périple la comédienne Meg Gehrts, j’accomplis plus d’un siècle plus tard le trajet de l’équipe de tournage. A chaque étape, je projette in situ les films tournés à l’époque coloniale. En écho à ces archives s’élèvent alors des voix togolaises d’aujourd’hui, mémoires vivantes qui interrogent ces images et leur contexte historique, dans ce pays longtemps appelé la Musterkolonie, la « colonie modèle ».
Uaicurapa de Didier Furian d’Abreu
Producteur : Tamara films
Aide accordée : 13 000 €
Dans un petit village de l’Amazonie brésilienne, une jeune femme de trente ans dit avoir été poursuivie pendant onze ans par un « boto ». Ces cétacés gris-roses de la rivière se transforment en hommes le temps d’une nuit pour séduire les femmes riveraines et les ramener dans leur ville sous-marine.
commission du 29 janvier 2018
Sami et l’odyssée de Robin Dimet
Producteur : Carthage films
Aide accordée : 13 000 €
Sami vit à Addis-Abeba, en Ethiopie. Cinquantenaire érudit, Sami a pour ambition de traduire l’Odyssée d’Homère en amharique, la langue officielle du pays. Mais Sami n’a pas de domicile fixe, et pour mener à bien son projet, il doit avant tout survivre dans la mégalopole. Tantôt aidé par des mécènes ou hébergé et nourri par des amis, tantôt mendiant, Sami vogue sans relâche sur les eaux agitées d’Addis-Abeba. Aura-t-il le temps et le courage de venir à bout de sa traduction devenue le moteur de sa vie ?
La guêpe et l’orchidée de Mohamed-Sabeur Zammouri
Producteur : La chambre aux fresques
Aide accordée : 12 000 €
Un jeune migrant quitte son village, prend un bateau, débarque à Paris qu’il a découvert sur un écran de télévision et travaille. Derrière lui, son village, désert, devient encore beaucoup plus désert. De l’autre côté de l’écran, Paris, immense, devient encore beaucoup plus immense.
Passage dix fois ouverts de Stan Neumann
Producteur : Les films d’ici
Aide accordée : 13 000 €
Une exploration du Paris du philosophe allemand Walter Benjamin (1892-1940). La ville réelle des années trente, cette époque de grand désarroi qui ressemble si étrangement à la nôtre, ville où Walter Benjamin, fuyant le nazisme, a mené une vie précaire de réfugié pauvre.
Et la ville imaginaire, ce « Paris, capitale du 19e siècle », la ville de la Commune, de Baudelaire et de la Marchandise Triomphante, dans laquelle il a découvert le creuset infernal de notre modernité
La maison immobile de Caroline Le Roy
Producteur : L’image d’après
Aide accordée : 14 000 €
A la limite de la ville, entre l’autoroute et la voie de chemin de fer, existe un lieu presque abandonné, on y trouve quelques préfabriqués construits à la hâte dans les années 60 pour accueillir les pieds noirs d’Algérie. C’est là, dans ce décor improbable, entre béton et lopins de terre, qu’a vécu ma grand-mère pendant quarante ans. C’est là aussi que j’ai passé une partie de mon enfance et qu’aujourd’hui, l’association Emergence a ouvert un accueil de jour pour les familles de migrants. Le film est un portrait de ce lieu à travers le temps, les visages et les voix qui le constituent.
Jean Genet notre père des fleurs de Dalila Ennadre
Producteur : Label Vidéo
Aide accordée : 15 000 €
Dans le vieux cimetière espagnol de Larache, au bord de la mer, où Jean Genet a passé les dix dernières années de sa vie, une famille très modeste de gardiens veille avec une affection et une constance d’une profonde humanité, sur ce mort-là. Ils en ont fait – en quelque sorte – l’un des leurs, entretiennent, chacun à leur manière, une relation particulière avec lui et accueillent les voyageurs qui continuent de venir du reste du monde, pour le saluer.
La mort a rêvé d’une autre vie pour Jean Genet. Je me suis saisie de cette vie pour faire du cinéma avec elle.
Le panier de Cilia Martin
Producteur : Just like wow ! Productions
Aide accordée : 16 000 €
En nous plongeant dans la crise grecque, ce film se veut une allégorie de la résistance vue à travers un panier de légumes. Questionnant la crise et sa digestion, ce « road documentaire » retrace l’histoire d’une course folle menée par deux individus qui chaque soir en livrant des paniers de légumes aux quatre coins d’Athènes affrontent la crise avec une bonne dose d’humour et de courage pour faire face au caractère précaire et « clandestin » de leur activité.
On a toutes quelque chose de Célestine de Sonia Larue
Producteur : Paris-Brest productions
Aide accordée : 12 000 €
En 1901, Octave Mirbeau écrivait « Le journal d’une femme de chambre ». Un siècle plus tard, Célestine continue d’incarner la figure d’une femme en quête d’affranchissement. Isabelle, Julie, Katia, Véro et Sabrina se sont rencontrées autour d’une adaptation théâtrale du roman éponyme, invitées à raconter leur affranchissement au travail. Mais être libre à un prix. Isabelle, Julie, Véro, Sabrina et Katia en savent quelque chose.
Ce pays où naissent les histoires, avec Percival Everett d’Alexandre Westphal
Producteur : Senso films
Aide accordée : 16 000 €
Un écrivain américain travaillant à son prochain livre nous convie dans son «atelier». Avec lui, nous cherchons à comprendre comment naissent ses histoires. On se demande aussi ce que c’est que d’être un écrivain noir aux Etats-Unis aujourd’hui, comment dépasser les pièges du racisme ordinaire. Inscrit dans les grands espaces de l’Ouest et scandé par des lectures de textes de l’auteur, le film interroge cet étrange métier et montre qu’à sa façon satirique et absurde, Percival Everett nous raconte quelque chose de l’Amérique contemporaine.