Le marché du court métrage en 2024

Le marché du court métrage en 2024

Pour la 17e année consécutive, le CNC réalise une étude sur le court métrage en France (œuvre unitaire dont la durée est inférieure à 60 minutes).

Cette étude analyse les aides spécifiques au court métrage (aide sélective avant réalisation, aide sélective après réalisation, aide au programme de production, aide audiovisuelle - devenue sélective en 2022 -, et investissement du fonds de soutien automatique) versées par le CNC, quel que soit l’avancement du projet, ainsi que les subventions régionales dont les courts métrages bénéficient. 
Sont également étudiées les données de production issues des informations (genre, réalisation, budget, financement) transmises au CNC par les producteurs lorsque le court métrage est terminé.

Cette étude analyse par ailleurs la diffusion des films de court métrage, et notamment la diffusion en salles issues des bordereaux de recettes fournies par les exploitants de salles de cinéma au CNC chaque semaine.

À retenir

Des aides du CNC au plus haut en 2024, qui constituent la 1ère source de financement des courts aidés

  • Des aides au court métrage, tous dispositifs confondus, revalorisées à 15 M€ en 2021, un montant stable depuis
  • 10,4 M€ d’aides spécifiques au court métrage versées en 2024, au plus haut en dix ans, bénéficiant à près de 300 films
  • Près de 60 % de financements publics pour les courts terminés en 2024, dont les aides du CNC (tous dispositifs confondus) à 38 %
  • Recul des aides régionales dans la majorité des régions (8 sur 13) et les DROM : 8,2 M€ au total (-0,9 M€ vs. 2023)
  • Des apports des diffuseurs TV en légère baisse suite à la fermeture d’un guichet avec le rachat d’OCS par le groupe Canal+ en 2024

Le court : plus paritaire que le long métrage, avec plus de 40 % de femmes parmi les réalisateurs aidés

  • Et notamment sur l’aide avant réalisation, avec une forte progression de la part de femmes réalisatrices sur un an
  • Des budgets supérieurs pour les courts réalisés par des femmes, davantage présentes sur les courts d’animation

Une année 2024 contrastée selon le mode de diffusion

  • Une offre en salles toujours riche mais une fréquentation en repli après une année 2023 record, pénalisée par la baisse du nombre de séances ; un recul porté essentiellement par les courts hors programme, les programmes de court se maintenant à haut niveau
  • Une baisse également de la consommation en VàDA, qui se concentre sur les courts d’animation et/ou américains
  • De nombreux festivals programmant des courts et soutenus par les collectivités territoriales :  un relai indispensable pour la circulation du court sur l’ensemble du territoire français
  • Record à l’export avec des ventes qui, pour la première fois, dépassent le seuil des 1 M€