Le festival Play It Again ! fait vivre les films d'hier dans les cinémas d'aujourd'hui

Le festival Play It Again ! fait vivre les films d'hier dans les cinémas d'aujourd'hui

21 juillet 2026
Cinéma
L’affiche du festival Play It Again ! 2026
L’affiche du festival Play It Again ! 2026 Morgane Flodrops

Yolande Moreau est la marraine de la douzième édition du festival Play It Again !, manifestation dédiée au cinéma de patrimoine. Rendez-vous en septembre dans 220 villes de France pour (re)découvrir dix-huit films cultes.


Du 17 au 27 septembre 2026, le festival Play it Again ! propose au public de (re)voir dix-sept longs et un court métrage, tous des classiques du cinéma, sur grand écran. Du Cuirassé Potemkine (1925) à Kill Bill : The Whole Bloody Affair (la version intégrale imaginée par Quentin Tarantino à partir du diptyque de 2006), en passant par Vol au-dessus d'un nid de coucou (1975), ces oeuvres du patrimoine international ont toutes été récemment restaurées en 2K ou en 4K dont certaines avec l’aide du CNC.

Yolande Moreau marraine 2026

Un an après Dominique Blanc, Yolande Moreau est la marraine de cette 12ᵉ édition. L'actrice et réalisatrice est au cœur de deux œuvres sélectionnées cette année : Quand la mer monte, qu'elle a coréalisé par Gilles Portes en 2004 pour Les Films du Losange, et Sans toit ni loi d'Agnès Varda, qui marque son tout premier rôle au cinéma (Lion d'or à la Mostra de Venise 1985).

« C’est une personnalité humble et très volontariste », explique Emmanuel Didier, adjoint de direction de l’ADRC (Agence Nationale pour le Développement du Cinéma en Régions). « Yolande Moreau incarne le partage, la générosité, des valeurs clés de ce festival. Pleinement engagée à nos côtés, elle animera la soirée d’ouverture à Amiens, avec l'œuvre qu’elle a codirigée, puis nous organiserons d’autres projections en région en sa présence. » 

« Quand la mère monte » réalisé par Yolande Moreau et Gilles Porte
« Quand la mère monte » réalisé par Yolande Moreau et Gilles Porte Ognon Pictures Stromboli Films

Un festival national, accessible et inclusif

L'idée de Play it Again ! est de « faire vivre les films d'hier dans les cinémas d'aujourd'hui » sur grand écran, ajoute-t-il. Cet événement est soutenu par le CNC, le Syndicat des Catalogues de Films de Patrimoine et Benshi (une application de streaming proposant une sélection de films pour les enfants à partir de 2 ans). Certaines diffusions sont également programmées en audiodescription et/ou en sous-titre malentendant, via l’association Les Yeux Dits et la Matmut pour les Arts : Sois belle et tais-toi (1958), Le Goût des autres (2000), Les Tontons flingueurs (1963), Knock (1951), ainsi que les deux films dédiés à Yolande Moreau. 

Emmanuel Didier précise : « Ce sont des partenariats au long cours. C’est la durée qui fidélise le public et qui rend les événements réellement accessibles. Nous développons notamment un dispositif ciné inclusif sur une vingtaine de villes avec un interprète en langue des signes. Nous prenons cela en charge et encourageons les autres salles à programmer les films en version accessible. » 

« Nous sommes engagés auprès des Journées européennes du patrimoine (du 18 au 20 septembre) et la Cinémathèque du documentaire. Paris la belle (1959), le court métrage de Jacques Prévert, met par exemple à l’honneur la capitale, c’est un excellent lien entre cinéma et patrimoine. Nous nous coordonnons également avec l’ACID et l’AFCAE pour faire venir certains artistes. L’idée est d’impulser des temps de rencontres avec un large panel d’intervenants pour s’adresser à différents publics. Nous demandons à des cinéastes de présenter leurs films, à des techniciens du cinéma, des journalistes, des créateurs du web de prendre la parole… L’équipe de Calmos va par exemple animer des interventions dans plusieurs villes. Ils nous ont même préparé un quiz ! »

Les œuvres restaurées en 2K

  • Wives d'Anja Breien (1975, restauré par Le Chat qui fume) 
  • Le Goût des autres d’Agnès Jaoui (2000, Pathé)
  • James et la pêche géante de Henry Selick (1997, Pathé)
  • Knock de Guy Lefranc (1951, les Productions J. Roitfeld, avec la participation du CNC)
  • Le Cuirassé Potemkine de Sergei Eisenstein (1925, La Deutsche Kinemathek)

Les œuvres restaurées en 4K

  • Sans toit ni loi d’Agnès Varda (1985, restauré par Rosalie Varda via Ciné-Tamaris, avec l'aide du CNC)
  • Le « final cut » d'Apocalypse Now de Francis Ford Coppola (1979, Zoetrope Corporation)     
  • Quand la mer monte de Yolande Moreau et Gilles Porte (2004, Les Films du Losange)
  • Les Tontons flingueurs de Georges Lautner (1963, Gaumont)
  • Entre le ciel et l'enfer d'Akira Kurosawa (1963, Toho Co)
  • Paris la belle de Pierre Prévert, Marcel Duhamel et Jacques Prévert (1959, Argos Films)
  • Sois belle... et tais toi ! de Marc Allégret (1958, SND avec le soutien du CNC)
  • Le Nom de la Rose de Jean-Jacques Annaud (1986, Constantin Film et Studio TF1 avec le soutien de la FFA)
  • Main basse sur la ville de Francesco Rosi (1963, Cinématographique Lyre, avec le soutien du CNC et de la Cinémathèque de Toulouse)
  • Vol au-dessus d'un nid de coucou de Milos Forman (1975, L’Academy Film Archive au laboratoire Roundabout Entertainment)
  • La Dame de Shanghai d'Orson Welles (1947, Sony Pictures)
  • Kill Bill : The Whole Bloody Affair de Quentin Tarantino (2025, Lionsgate)
  • Le Destin de Youssef Chahine (1997, StudioCanal)