Leonard de Vinci sur le grand et le petit écran

Leonard de Vinci sur le grand et le petit écran

14 mai 2019
Cinéma
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Mona Lisa
Mona Lisa DR
A l’occasion de la commémoration des 500 ans de sa disparition, retour sur quelques films et téléfilms qui ont mis en scène la vie et les œuvres du créateur de La Joconde, en dehors de l’inévitable Da Vinci Code.

Leonardo Da Vinci de Giulia Cassini Rizzotto et Mario Corsi (1919)

Dès l’époque du muet, le cinéma s’est emparé de Leonard de Vinci. La preuve avec ce long métrage qui retrace la vie de ce génie de la Renaissance, de son apprentissage aux ultimes années de son existence en France, dans le Château du Clos Lucé, en passant évidemment par sa rencontre avec Mona Lisa. Co-réalisé par une pionnière du cinéma italien, Giulia Cassini Rizzotto, Leonardo Da Vinci évite tout chauvinisme en expliquant comment il a dû s’exiler en France, sur l’invitation de François 1er en 1516.

Leonard de Vinci de Renato Castellani (1971)

Couronné d’une Palme d’Or à Cannes pour Deux sous d’espoir, l’Italien Renato Castellani se consacre uniquement au petit écran à partir des années 70 avec quelques mini-séries de prestige. A commencer par cette co-production franco-italienne (un pilote de 70 minutes suivi de quatre épisodes de 50 minutes) qui raconte la vie et des œuvres de Leonard de Vinci en mêlant documentaire et fiction. Le narrateur (joué par Giulio Bosetti qui incarnera Eugenio Scalfari, le fondateur du quotidien La Repubblica dans Il Divo de Paolo Sorrentino) y évolue ainsi comme venu du futur dans les lieux du récit, confrontant les événements de la vie de l'artiste aux sources de l'époque. Et c’est le Français Philippe Leroy, révélé onze ans plus tôt dans Le Trou de Jacques Becker qui a été choisi pour jouer le rôle-titre.

Non ci resta che piangere de Roberto Benigni et Massimo Troisi (1984)

Un an après des débuts de réalisateur remarqués avec Tu mi turbi, Roberto Benigni repasse derrière la caméra et s’associe avec Massimo Troisi (Le Facteur) pour ce voyage dans le temps dont le duo tient aussi les premiers rôles : deux amis se retrouvent propulsés au XVème siècle, dans un petit village toscan. Ils tombent alors par hasard sur Leonard de Vinci et tentent de l’inciter à réaliser des inventions créées des siècles plus tard comme le train. Jouant sur les anachronismes (les deux héros vont aussi aller à la rencontre de Christophe Colomb), cette comédie (qui a aussi connu une version pour le petit écran) fut le plus gros succès italien de 1984.

 

Hudson Hawk de Michael Lehmann (1991)

Ecrit par Daniel Waters (Fatal games) et Steven E. de Souza (Piège de cristal), produit par Joel Silver (L’Arme fatale) avec devant la caméra le duo Bruce Willis-Andie McDowell, ce succès annoncé connut à sa sortie un échec retentissant. Ce récit des aventures mouvementées d’un cambrioleur qui se lance dans le vol de trois œuvres de Leonard de Vinci dont une maquette d’hélicoptère conservée au Vatican  avait dérouté le grand public.

 

A tout jamais, une histoire de Cendrillon d’Andy Tennant (1999)

Avec l’aide de Susannah Grant (nommée deux ans plus tard à l’Oscar du meilleur scénario pour Erin Brockovich), Andy Tennant revisite le conte de Charles Perrault et fait de son héroïne rebaptisée Danielle (Drew Barrymore) une jeune femme moderne du XVIème siècle, aussi spirituelle que cultivée, dont le futur héritier du trône de France va tomber éperdument amoureux. Et leur route commune va croiser celle d’un certain Leonard de Vinci qui, tout en devenant leur confident, va peindre un beau portrait de Danielle, clin d’œil à une toile belle et bien réelle et inachevée du Maître : La Scapigliata (« L'Ébouriffée »), conservée à la Galerie Nationale de Parme.