Quatre choses à savoir sur « Donnie Darko »

Quatre choses à savoir sur « Donnie Darko »

23 juillet 2019
Cinéma
Tags :
Donnie Darko
Donnie Darko Pandora Cinema, Flower Films, Adam Fields Productions, Gaylord Films
En 2001, un étrange film sur un adolescent perturbé arrivait dans les salles de cinéma. Peu vu à l’époque, Donnie Darko est pourtant devenu culte quelques années plus tard, marquant profondément toute une génération. Pourquoi ? Éléments de réponse, alors que le long métrage de Richard Kelly ressort en salles en version restaurée 4K le 24 juillet.

Mauvais départ

Comme beaucoup de films devenus rétrospectivement cultes, Donnie Darko n’a pratiquement attiré personne au moment de sa sortie en salles. Pas si étonnant : après avoir tourné le long métrage en seulement 28 jours, Richard Kelly a mis des mois à trouver un distributeur, avant que la société Newmarket n’accepte finalement la mission. Mais le destin s’en est mêlé puisque la date de sortie américaine avait été calée au moment de la fête d’Halloween en 2001, soit un mois et demi seulement après le 11-Septembre. La campagne de publicité a été annulée (après les attentats, il semblait déplacé de communiquer autour de la fin du monde) et le film n’a donc jamais trouvé son public. Rapidement retiré de l’affiche, il n’a rapporté que 1,4 million de dollars dans le monde pour un budget de 4,5 millions. Mais à une époque où la location de DVD battait encore son plein, le film a eu droit à une seconde chance : les cinéphiles (dont beaucoup d’adolescents) ont été subjugués par l’œuvre de Kelly et le bouche-à-oreille a permis à Donnie Darko de connaître un grand succès en vidéo.

Le scénario continue d’être disséqué

Entre voyages dans le temps, science-fiction, univers parallèles, fin du monde et folie adolescente, le scénario de Donnie Darko est ouvert à interprétation. Encore aujourd’hui, de nombreux internautes débattent sur le véritable sens du film et ne cessent de faire des suppositions, continuant ainsi à le faire vivre dans l’imaginaire collectif. Le réalisateur lui-même se refuse à confirmer la réalité du récit (s’agit-il tout simplement d’une hallucination du personnage principal ?) et Jake Gyllenhaal assure qu’il n’a « aucune idée, en tout cas pas de façon consciente », de ce dont parle véritablement le long métrage. « Et paradoxalement, c’est cela même le sujet du film. Le fait qu’il n’existe aucune réponse à la moindre question ». De quoi alimenter les discussions pour de nombreuses années.

Les révélations Jake et Maggie Gyllenhaal

S’ils avaient déjà tourné dans quelques films, Jake et Maggie Gyllenhaal sont arrivés sur le radar d’Hollywood grâce à Donnie Darko. Les deux acteurs, frère et soeur dans la vraie vie, évoquent encore régulièrement leurs rôles de Donald et Elizabeth, auxquels ils savent qu’ils doivent une partie de leurs carrières. Notons également que le long métrage marquait la toute première apparition au cinéma de Seth Rogen, qui n’avait que quelques lignes de dialogue.

Une musique entêtante

La fin du film est rythmée par une formidable reprise de Mad World, premier succès du groupe Tears for Fears en 1982. Cette nouvelle version voix/piano signée Michael Andrews et Gary Jules, d’une mélancolie folle, est devenue un tube mondial qui ne s’est jamais démodé. La chanson continue de passer à la radio et ramène systématiquement ses auditeurs à Donnie Darko. Le clip, très impressionnant visuellement, a d’ailleurs été réalisé par Michel Gondry. On y voit des enfants, filmés depuis le toit d'une école, qui se regroupent sur le trottoir pour former différentes figures.

Une version « director’s cut » de Donnie Darko, inédite au cinéma en France, sera également projetée en séances exceptionnelles dans certaines salles. Elle contient 21 minutes additionnelles.