Diamond Island de Davy Chou

Diamond Island de Davy Chou

Diamond Island de Davy Chou

Collège au cinéma, dossier maître

Après son documentaire Le Sommeil d'or (2011) sur la destruction du cinéma cambodgien par les Khmers rouges, Davy Chou livre avec Diamond Island (2016) le portrait d'une jeunesse qui embrasse à bras le corps la modernité dans laquelle plonge le Cambodge. Dans cette fiction aux couleurs fluorescentes et à l'esthétique pop, le rapport à l'histoire et à la mémoire n'apparaît que par son absence cruelle. Sur l'île de Diamond Island, pas de vestiges, rien que des constructions futuristes qui surgissent du sol pour faire de ce quartier de Phnom Penh la vitrine d'un Cambodge ultramoderne pour les riches. Dans ce film d'apprentissage, Bora — un adolescent fraîchement arrivé de la campagne pour travailler sur les chantiers — retrouve son frère Solei, mystérieusement disparu quelques années plus tôt, et découvre entre fascination et désillusion les nuits festives de la capitale cambodgienne, ses virées en motos et ses filles. Plein de poésie et de sensualité, ce film a été notamment récompensé par le prix SACD de la Semaine de la critique à Cannes en 2016.