Comment ont été tournés les films « The Wild Immersion »

Comment ont été tournés les films « The Wild Immersion »

04 mars 2019
Création numérique
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The Wild Immersion
The Wild Immersion DR/The Wild Immersion
The Wild Immersion est une expérience VR qui permet de se trouver au plus près des animaux sauvages. Son concepteur, Adrien Moisson, explique comment il a imaginé cette « réserve virtuelle » soutenue par la scientifique Jane Goodall.

Voler avec les flamands roses, croiser des jaguars, être entouré par des girafes, telle est l’expérience que nous propose Adrien Moisson dans The Wild Immersion. Proposés cet été aux samedis de la VR du Forum des Images ainsi qu’à l’Oceanopolis de Brest, les films sont aujourd’hui visibles au Pathé Beaugrenelle, au Pathé La Villette à Paris et depuis le 23 février au Jardin d’acclimatation à Paris.

Tout est né d’une prise de conscience. Ancien publicitaire, Adrien Moisson, amoureux des animaux (il a fait des études de vétérinaire), en a eu assez de mettre son énergie au service de la surconsommation : « Nous en sommes à la sixième extinction de masse. 50% des espèces animales ont disparu en moins de 40 ans. Il me fallait faire quelque chose ».
Son idée : téléporter les gens dans la nature. Il explique : « Les frères Lumière ont inventé le cinéma pour offrir le monde au monde. Notre but avec la VR 360 est d’amener les gens dans les réserves naturelles afin qu’ils se rendent compte que la nature est belle et que les animaux ont une grâce absolue ». Le désir ultime d’Adrien Moisson est, en effet, de faire de chaque spectateur un citoyen concerné par la sauvegarde de la planète : « Je voulais me servir des nouvelles technologies, et particulièrement de la VR qui permet une vision à 360°, pour mettre en valeur la beauté de la nature, émerveiller les gens et créer de l’empathie pour donner envie au spectateur de protéger les animaux qu’il côtoie. »

100 animaux sur 5 continents

Adrien Moisson démarche alors un fabriquant de casques et trouve un écho favorable chez Lenovo. Et le voilà parti, autour du monde, en compagnie du réalisateur Raphaël Aupy, avec des caméras à 360°, GoPro et Insta360, ainsi que des drones. Six mois de tournage ont été nécessaires pour patiemment récolter les images de baleines, de lions ou d’éléphants.
Quatre films de douze minutes sont donc disponibles. On peut y admirer plus de 100 animaux filmés dans 30 pays différents. Terra offre à notre regard les animaux de la savane et de la jungle. On y croise un jaguar, on est entouré d’éléphants qui viennent nous caresser de leur trompe, on est pris entre les longues jambes d’une girafe et on se retrouve à même le sol en compagnie d’une tarentule. Aqua nous plonge dans le grand bleu. On y suit des bancs de poissons multicolores et un requin baleine. Alba nous embarque dans les régions froides où le spectateur se retrouve en lévitation au-dessus d’un lac gelé et d’un troupeau de wapitis. Enfin, Le Film le plus mignon du monde est un tour d’horizon des bébés animaux à travers le monde.

Le soutien de Jane Goodall

En parallèle du tournage, Adrien Moisson a obtenu l’appui de la scientifique Jane Goodall, primatologue qui a consacré sa vie à la lutte contre les dangers de l’extinction des grands singes. Le réalisateur précise : « Elle a mis un casque VR, a adoré le projet et a souhaité intervenir dans les films pour appuyer le message de préservation ». En effet, la devise de la primatologue est que « Chaque individu a un impact sur la planète. Chacun peut faire quelque chose ». C’est tout à fait essentiel dans la démarche de The Wild Immersion qui donne un nouvel élan au documentaire animalier. Il s’agit aussi d’aider ceux qui se battent sur le terrain, une partie de la somme payée pour le billet de cinéma sera consacrée à la création de réserves naturelles. Cinq devraient ouvrir dans les trois prochaines années, notamment en Tanzanie et en Inde.