Documentaire : fonds d'aide à l'innovation audiovisuelle (développement) - résultats de la commission en 2017

Résultats des commissions

31 décembre 2017


commission du 5 décembre 2017

A la fenêtre de Jean-Chritian Riff
Producteur : La huit production
Aide accordée : 15 000 €
Un arrêt de bus, un quai, une rivière, une entrée de parking public. Comment un lieu, ce lieu-là, représentatif d’un quotidien tout à fait ordinaire, filmé depuis une fenêtre, comme une scène théâtrale, peut révéler une poétique de la vie.

Les saisons de Maureen Fazendeiro
Producteur : Norte production
Aide accordée : 18 000 €
Du présent de l’enfance sans mémoire au temps mythique des légendes, de la seconde Guerre Mondiale à la reconquête du Portugal aux mains des maures, du passé enfoui d’un chasseur de trésors aux temps immémoriaux d’avant l’écriture, le film voyage, au fil des saisons, dans l’histoire vraie et inventée d’une région du Portugal, l’Alentejo, et des peuples qui l’on habitée.

Les roches noires d’Antoine Barraud
Producteur : Les films du bélier
Aide accordée : 12 000 €
Trois artistes dans leur atelier. Vija Celmins à New York, Jérôme Zonder à Paris, Berlinde de Bruyckere à Gand. Mine de plomb, encre, cire, papier, bois, fusain, des silences et des agitations, le temps passe, le temps s’arrête.

Je t’aime comme ma guerre de Frédérique Devillez
Producteur : L’atelier de production
Aide accordée : 12 000 €
Mon père a été enterré au cimetière des indigents à Bruxelles, seul, sans que je ne sois au courant, et je me dis qu’il l’a fait un peu exprès, lui qui n’était pas indigent. Lui qui pouvait soliloquer sur ma messagerie « Frédérique, je t’aime comme ma guerre, si tu n’es pas ma guerre, je ne t’aime pas » tout en ayant du mal à me donner un vrai rendez-vous, il a pris rendez-vous avec la mort de manière à ne pas reposer en paix. Ses affaires m’encombrent, et je me sens bien seule pour obéir à cette loi humaine : enterrer les morts. Alors je convie ceux qui le souhaitent, le temps d’un film, à inventer un rituel.

commission du 7 novembre 2017

Aiyi dans la rue d’Aël Thery & Marine Ottogalli
Producteur : Ana films
Aide accordée : 13 000 €
Aiyi travaille depuis vingt ans comme cuisinière de rue à Shanghai. Comme des milliers d’autres, elle est immigrée clandestine, travaillant dans l’illégalité. Pourtant, la cuisine de rue a toujours été un mode d’alimentation et de sociabilité prisée des Shanghaiens. Le quartier où Aiyi exerce est voué à une destruction imminente : comme son entourage, elle doit trouver une solution de survie pour le futur.

Navigators de Noah Teichner
Producteur : Perspective films
Aide accordée : 20 000 €
Le 21 décembre, 1919, au coeur de la première « Red Scare » aux Etats-Unis, 249 anarcho-syndicalistes d’origine russe sont déportés en URSS sur le USAT Buford, baptisé « Soviet Ark ». Cinq ans plus tard, La croisière du « Navigator » de Buster Keaton, prend pour décor ce même paquebot. Des images 16mm de ce film, retravaillées en laboratoire, s’allient à des prises de vues sur les lieux des évènements pour mener l’enquête sur ce bateau qui fera face à un passé politique oublié.

commission du 21 septembre 2017

L’adieu à la nuit de Nicolas Autheman
Producteur : Minimum moderne
Aide accordée : 14 000 €
Du fait de la prolifération des centres urbains, de la pollution lumineuse, de l’éclairage permanent, du sommeil amputé, des lumières aveuglantes du spectacle et de la surveillance, la « nuit » disparaîtrait aujourd’hui en Occident selon certains observateurs avisés. Ce mouvement, en apparence irréversible, semble nous rendre inaccessible des images qui ne pouvaient apparaître que dans une certaine obscurité. En parcourant diverses visions (historiques, esthétiques, politiques) de la nuit en compagnie de personnages pour lesquels celle-ci agit comme un révélateur, ce film documentaire interroge le sens d’une expérience universelle en extinction.

Denis Reichle, emprises de guerre de Fanny Spindler
Producteur : La huit production
Aide accordée : 15 000 €
C’est l’histoire d’un homme marqué par son enfance de petit soldat nazi qui rejoint quasiment malgré lui les terrains de la guerre à l’âge adulte comme reporter photographe.
C’est l’histoire d’un homme marqué par son temps, côtoyant la barbarie du 20e siècle et le désespoir des enfants soldats partout dans le monde.
C’est l’histoire d’un homme, conteur-né, voyageur infatigable et intrépide, traversant des champs de mines pour porter témoignage et tenter d’apaiser sa colère.

En face d’Eden Shavit & Melissa Vassilakis
Producteur : Les batelières productions
Aide accordée : 12 000 €
Le cap Korakas, à Lesbos, fait face à la Turquie. Chaque jour, des milliers d’exilés débarquent sur cette plage et marchent jusqu’au village de Kleio, première étape de leur périple européen. Entre rejet et identification, l’arrivée de « ceux d’en face » bouleverse le village et ses habitants, dont les ancêtres, eux-mêmes réfugiés, sont également venus « d’en face » par la mer. Ces histoires s’entrecroisent et donnent lieu à d’étonnants jeux de miroirs.

Grève ou crève de Jonathan Rescigno
Producteur : Supermouche productions
Aide accordée : 13 000 €
Portrait de ma ville, Forbach, à travers les images des habitants d’aujourd’hui et les images inédites des grèves de mineurs en 1995.
 
Ne me guéris jamais de David Yon
Producteur : Survivance
Aide accordée : 13 000 €
Ouahib a quitté son Maroc natal en 1991 en quête d’autres cieux. Il a trouvé à Marseille un nouveau territoire à habiter. Mais depuis quelques années, les grands travaux de rénovation modifient le visage de la ville. Progressivement, resurgit l’histoire de la peste de 1720 qui vient de nouveau hanter la cité phocéenne.

The dark and bloody ground de Diane-Sara Bouzgarrou & Thomas Jenkoe
Producteur : Films de force majeure
Aide accordée : 15 000 €
Au coeur des Appalaches, l’Eastern Kentucky est un des territoires perdus des Etats- Unis. Ne reconnaissant pas la légitimité du gouvernement fédéral américain, certains de ses habitants ont décidé de vivre selon leurs propres règles. Des hommes et des femmes qui assument le qualificatif de « hillbillies » (« ploucs », « bouseux »), et dont l’existence est fondée sur l’exercice d’une liberté individuelle radicale. Parmi eux, Brian Ritchie, le personnage principal de notre film.

commission du 27 juin 2017

Avec vue sur le fleuve d’Antoine Boutet
Producteur : Sister productions
Aide accordée : 15 000 €
A Bordeaux, cinquante-trois hectares en friche se préparent à accueillir un vaste projet immobilier. Pendant une dizaine d’année le film va suivre le chantier, des différentes étapes de construction à l’avènement d’un « nouvel art de vivre ». Bienvenue à Brazza.

Brises-lames d’Hélène Robert
Producteur : Baldanders films
Aide accordée : 15 000 €
Le 11 mars 2011, un tsunami d’une ampleur sans précédent frappe la côte japonaise du Tohoku. Vingt mille morts, une terre dévastée où cinq ans après se propage encore le vent de la folie. Des profondeurs de la mer, les morts reviennent hanter les vivants. De la terre, émerge un mur titanesque, un brise-lames dressé contre la grande vague. Le paysage de la reconstruction devient un monde intermédiaire où les morts et le vivants se regardent et se questionnent sur les liens qui les unissent.

D’ailleurs, nous sommes d’ici d’Hind Meddeb
Producteur : Les films du sillage
Aide accordée : 13 000 €
Ce film documente l’accueil réservé aux réfugiés qui arrivent à Paris. Témoin des violences et des humiliations quotidiennes infligées par les forces de l’ordre et nos administrations aux demandeurs d’asile, je décide de filmer pour garder une trace. Une résistance s’organise, politique mais aussi poétique. Entre manifestations de réfugiés et rafles policières, j’accompagne Souleymane dans ses errances parisiennes, au gré de ses déambulations poétiques. Arrivé du Soudan après un long périple, il ne lui reste plus que l’écriture pour surmonter son immense déception.

Jusqu’à épuisement des stocks d’Alice Odiot & Audrey Gallet
Producteur : Les films du tambour de soie
Aide accordée : 11 000 €
Lorsqu’un plan social doit être mené, il est rare que l’on puisse voir ceux qui conduisent cette transformation. Souvent, ce sont des managers de transition qui vont mener l’opération sur plusieurs mois. C’est un métier difficile, parfois douloureux, jamais anodin. Les sociétés de management de transition n’ont jamais ouvert leur porte. L’une d’elles, la plus importante, a décidé de nous laisser la suivre dans ses missions. Elle aide les sociétés en difficulté à se transformer, en fonction des nécessités économiques. Ce film adopte un axe rarement montré : celui des urgentistes qui doivent très rapidement intervenir au chevet de l’entreprise.

Nous sommes de l’étoffe dont nos rêves sont faits de Stéphanie Lamorré
Producteur : Pumpernickel films
Aide accordée : 15 000 €
Racontée à travers quatre générations d’une même famille, mais surtout à travers l’histoire de Sherente son fils aîné, transgenre, ce film raconte l’évolution d’une famille de Native American de l’Est des Etats-Unis, appartenant aux premières tribus colonisées dans l’histoire du pays. Une histoire d’amour, de doutes et d’identité.

La pluie l’été de Grégoire Perrier
Producteur : Cellulo Prod
Aide accordée : 13 000 €
La pluie l’été est le conte amoral d’une famille aujourd’hui. Une plante vivace à trois têtes. Sandrine, Basile, Hortense. Fleur coupée, feu d’artifice, plaie émeraude. Pourquoi aller à l’école quand il y a tant à faire dans la piscine-étang, au potager ou dans les bois ? À ciel ouvert, l’avenir attendra…

Le repli de Joseph Paris
Producteur : Narratio films
Aide accordée : 15 000 €
Trente ans après que Le Figaro ait posé la question « Serons-nous encore français dans 30 ans ? », les discours différentialistes, mettant en scène d’une manière ou d’une autre une « identité française » menacée, ne sont plus seulement assumés par une certaine presse conservatrice, mais ont gagné l’ensemble de la classe politique. Ce film s’emploie à déplier un à un tous les plis du repli pour exposer les moyens de cette contagion.

Le rêve d’une chose de Micol Roubini
Producteur : La bête
Aide accordée : 17 000 €
Le rêve d’une chose part à la recherche d’une maison représentée sur une photographie de 1919. C’est la tentative de sonder un territoire et d’établir un lien direct entre le présent et un passé longuement imaginé. Le conte de ce qui reste et de ce qui est perdu dans une histoire individuelle et dans la mémoire d’une petite communauté montagnarde de l’Ukraine occidentale.

commission du 30 mai 2017

Decadenza, à l’aube du cinéma italien de Céline Gailleurd & Olivier Bohler
Producteur : Nocturnes productions
Aide accordée : 17 000 €
Conçu sous la forme d’un essai documentaire, lyrique et onirique, Decadenza retracera la naissance du cinéma en Italie, de ses premières images en 1896, jusqu’à l’avènement du parlant en 1930 et la chute dans le précipice du fascisme.

Dirt. d’Andrei Schatakleff
Producteur : Spectre productions
Aide accordée : 16 000 €
Je suis arrivé à Détroit à la poursuite d’un nouvel ami et d’un vieux fantasme. Mais une fois sur place, un tout autre monde m’est apparu. Il n’était plus question de techno et de ruines, mais des Afro-Américains, d’anciens leaders marxistes, de réseaux souterrains et d’histoires oubliées dans les ruines de l’industrie automobile. Des histoires à poursuivre.

Le dossier Labudovic de Mila Turajlic
Producteur : Survivance
Aide accordée : 16 000 €
Stevan Labudovic, cameraman personnel de Tito nous emmène dans les coulisses d’une époque de grands espoirs politiques et de personnalités marquantes pour le Tiers Monde et déclenche un road trip de la réalisatrice sur les traces de jalons historiques du Mouvement des Non Alignés.

Et tu seras un homme mon fils de Guillaume Suon
Producteur : Tipasa production
Aide accordée : 16 000 €
Ma mère est rescapée des camps de la mort khmers rouges au Cambodge. Mon frère et moi tentons de l’interroger sur son passé. Mais la partie est rude. Elle nous sème, esquive nos questions et notre caméra et ne nous laisse pas facilement approcher ses fantômes. Nous trouvons alors refuge auprès d’Antoine, un photographe franco-arménien, petit-fils de rescapés du génocide de 1915, qui consacre son oeuvre à mettre en image les fantômes qui le hantent. Sans rien dire à notre mère, nous le suivons sur les routes de la tragédie, en Turquie, en Arménie et en Irak.

Histoire de Boa d’Aurélie Conquet & Sébastien Plot
Producteur : Norte productions
Aide accordée : 14 000 €
En Côte d’Ivoire, sur un complexe de canne à sucre, la récolte bat son plein : des incendies dévorent rituellement les parcelles ; l’usine ronronne de jour comme de nuit. Rien que de très ordinaire, jusqu’à ce qu’un soir Jean-Christ tombe de moto. La rumeur démarre au quart de tour : « c’est le boa ».

Hôtel écho d’Eléonor Gilbert
Producteur : L’atelier documentaire
Aide accordée : 12 000 €
Au cours d’un mois d’été en Ardèche, je guette les départs de feux avec une amie. Sous nos yeux la vue immobile change sans cesse de forme, il ne faut pas se tromper en donnant le signal, et c’est parfois une vapeur, des poussières que nous décelons avant que ne monte la fumée rousse d’un gros feu de forêt. Isolées et partageant le quotidien dans la tour, un dialogue émerge entre nous, et le mois de guet devient le lieu d’une introspection. Je reviens sur une expérience personnelle de violence conjugale, confiant à ma collègue des bribes d’histoire qui permettront de faire éclore des questions. Guetteuses du paysage, nous devenons aussi des archéologues d’une histoire passée pour essayer d’en comprendre les épisodes, tandis que notre temps présent est scandé par les véritables feux à déclarer au plus vite.

Une vie de château de Louise Hémon
Producteur : Legato Films
Aide accordée : 12 000 €
C’est un film avec des croisades, de l’espionnage, de l’amour, des intrigues immobilières, des princesses en fuite, du golf, du bowling, des bals, des révoltes, des incendies, des kilos d’héroïne, du zouk et des cavaliers fantômes. Sans effets spéciaux, en décor unique. Il était une fois un château…

commission du 11 avril 2017

L’empire de la perfection de Julien Faraut
Producteur : Ufo production
Aide accordée : 10 000 €
Plongée dans le Roland Garros du début des années 80, en compagnie du numéro un mondial John McEnroe. Les rushes d’un film d’instruction tourné en 16mm révèlent de façon inattendue les malentendus et autres problèmes de cohabitation entre, d’un côté un champion perfectionniste et de l’autre, des arbitres perfectibles, un public avide de spectacle et une équipe de tournage décidée à capter les moindres faits et gestes du génial et tempétueux joueur américain.

Insomniaques de Romain André
Producteur : La Polka
Aide accordée : 13 000 €
Le soir venu, rôde dans la ville un mammifère non recensé par les autorités compétentes. Vif et désinvolte à la fois. Il se faufile sous les voitures stationnées. Il est en maraude. Mais l’animal n’est pas seul à hanter la nuit : un insomniaque a pris en grippe la petite bête qui perturbe ses promenades nocturnes. Une femme, qui travaille pour la municipalité, tente de l’apaiser.

Marcel Bascoulard d’Audrey Valtille & César Restrepo
Producteur : Marmitafilms
Aide accordée : 13 000 €
C’était un clochard par choix (il avait rejeté la société), un poète à la jeunesse tourmentée (sa mère a assassiné son père quand il avait 19 ans), doté d’un talent brut au sens sacré de la précision, qui s’amusait avec son style de vie autant que vestimentaire (il portait souvent des robes).
A Bourges, on l’a vu arpenter les rues 40 ans durant pour les dessiner. Il est mort assassiné sur le terrain vague où il vivait, laissant derrière lui des centaines d’oeuvres.
C’était Marcel Bascoulard. Il n’a jamais cherché à être autre chose que ce qu’il était.

Moshta de Talheh Daryanavard
Producteur : Supermouche productions
Aide accordée : 16 000 €
Sur les plages de l’île de Qeshm, au sud de l’Iran, des pêcheurs aux mains rugueuses et creusées par le temps s’acharnent à dégager les rares poissons venus s’échouer dans leurs filets. Autour d’eux, le fourmillement des ports et des usines, le trafic des chalutiers et l’avancée des travaux routiers le long des collines désertiques qui composent l’île… A travers l’immersion dans le quotidien de ces hommes qui luttent contre une disparition annoncée, ce film dresse le portrait d’un pays en pleine mutation économique et sociale.

Noces rebelles de Joris Lachaise
Producteur : Mujo
Aide accordée : 12 000 €
A la Picota, prison de haute-sécurité au sud de Bogotá, le mariage d’un guérillero des F.A.R.C. avec une ex-prostituée transgenre condamnée à la réclusion à perpétuité, a d’abord provoqué le scandale, puis une transformation des mentalités. A partir du récit de ces noces rebelles, le film décrit la rencontre entre deux formes de combats, deux modèles de luttes qui se transforment en s’interpénétrant. F.A.R.C. et LGBT même combat ? Entre univers carcéral et réseaux urbains de Bogotá, ma caméra guette les signes de mouvements discrets qui président aux changements d’une société.

Panthères noires de Michale Boganim
Producteur : Ex Nihilo
Aide accordée : 15 000 €
En Israël, à travers le regard de mon père, c’est l’histoire de trois générations de juifs orientaux réfugiés à la marge dans des villes de développement. Le film donne la parole aux laissés-pour-compte de la Terre promise.

Révolution. Château de Brigitte Bousquet
Producteur : Aum films
Aide accordée : 14 000 €
Ce n’est pas UN château, même pas MON château, mais LE château qui trône dans ma campagne natale de l’Aveyron. Marqué par l’histoire depuis sa construction, il possède une aura trouble. Depuis 2008 le château appartient à de riches propriétaires qui ont décidé de lui redonner son aspect du XVIe siècle. Dans un contexte de mutations agricole et sociale, il retrouve sa puissance passée et me laisse partagée entre sa beauté évidente et une obscure anxiété du réveil du monstre. Entre réel et imaginaire, Révolutions. Château. explore ce symbole du pouvoir.

Théâtre du rêve Hélène Cixous d’Olivier Morel
Producteur : Zadig productions
Aide accordée : 10 000 €
Au nom d’Hélène Cixous on associe l’histoire du féminisme, une oeuvre littéraire, une influence planétaire, notamment par les écrits dits « théoriques ». Mais c’est aussi un phénomène théâtral, avec des pièces jouées sur les cinq continents, qui triomphent au Théâtre du Soleil. Un film « maïeutique », sur une femme-frontière.

Ultraviolette de Robin Hunzinger & Claudie Hunzinger
Producteur : Les films Hatari
Aide accordée : 11 000 €
Une très jeune fille, Marcelle, qui s’adresse à une figure absente. Une Enfant terrible qui invente l’amour et s’éprend de la mort, au nez du monde adulte. La maladie, les fleurs, la montagne, la neige. Une vie qui brûle. Ultraviolette.

commission du 10 mars 2017

Arto Paasilinna l’empêcheur de déprimer en rond de Marion Valadier
Producteur : Scotto productions
Aide accordée : 15 000 €
Une plongée dans l’univers poétique et absurde du célèbre écrivain finlandais, Arto Paasilinna, à travers l’un de ses personnages récurrents : Seppo Sorjonen.

Avis de tempête à la Havane de Bernard Mangiante
Producteur : Idéale audience
Aide accordée : 12 000 €
Au moment où les Cubains vont devoir affronter une transition difficile vers un univers capitaliste dont ils ne connaissent ni la réalité, ni les règles, ce film accompagnera durant plusieurs années quelques jeunes musiciens et leurs familles qui vont devoir prendre leur destin en main. La musique sera ainsi la colonne vertébrale du film, son coeur vibrant, comme elle l’est pour tous ces gens, jeunes et vieux, qui ont coutume de répéter : « La musique, c’est la seule chose qu’on ne pourra pas nous enlever ».

Bright star d’Anca Hirte
Producteur : Les films du tambour de soie
Aide accordée : 14 000 €
J’ai été braqueuse, voleuse, mafieuse. J’ai explosé mes veines, j’ai picolé et j’ai baisé des meufs. J’ai buté personne pour l’instant. J’ai jamais chouré les pauvres. Je m’appelle Stela, j’ai 40 ans aujourd’hui, dont 10 en taule. Ma vie, c’est du chaos.

De signe en signe de Nurith Aviv
Producteur : 24 images
Aide accordée : 13 000 €
Le film De signe en signe raconte l’histoire étonnante de la naissance de langues nouvelles. C’est le cas de trois langues des signes, nées dans un petit périmètre, il y a quelques décennies. Les linguistes du Laboratoire des langues des signes de l’université de Haïfa sont les seuls au monde à étudier trois langues émergentes. C’est à travers ces chercheurs mais surtout à travers les expériences vécues de cinq personnes, qui appartiennent toutes au monde des sourds et qui collaborent avec le Laboratoire, que ces langues des signes vont se déployer.

La mer verte d’Akihiro Hata & Olivier Demangel
Producteur : Good fortune films
Aide accordée : 16 000 €
La mer verte est le nom donné à la forêt qui s’étend au pied du Mont Fuji. On y recense environ cent morts par an, tous par suicide, ce qui vaut à cette forêt le surnom de « forêt des suicidés ». Ce projet est l’histoire de l’exploration solitaire que j’y ai mené pour comprendre ce qui s’y cache et suivre la trace de ces hommes et ces femmes, sans savoir alors que l’histoire de cette forêt allait résonner avec la mienne, moi qui ait quitté le Japon, mon pays natal, l’année de mes 18 ans.

Pennequin : titre provisoire de Stephen Loye
Producteur : Pages & Images
Aide accordée : 15 000 €
Un film elliptique, construit autour de la vie et des déplacements de Charles Pennequin. Un itinéraire, physique et métaphorique, dans son métier et sa poésie.

Sur la transversale de Sami Tlili
Producteur : Mille et une productions
Aide accordée : 17 000 €
1978. La Tunisie devient le premier pays africain à gagner un match dans une phase finale de coupe du monde de football. Ce film raconte comment le parcours improbable d’une équipe nationale de foot a permis à un régime politique de se stabiliser mais aussi de se prolonger.

commission du 22 février 2017

Ô châteaux ! de Gaspard Hirschi & Emmanuel Duponchel
Producteur : Seconde vague productions
Aide accordée : 5 000 €
Depuis des années, à Marseille, des murs et des grilles sont érigées pour défendre l’accès de résidences ou de groupe de résidences – voire dans le but d’isoler des quartiers entiers.

 

29 janvier 2026

Les conférences du Paris Images 2026

Le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) donne rendez-vous aux professionnels de la production cinéma et audiovisuelle pour son cycle de conférences qui se tiendra au Paris Images 2026, les...