Documentaire : fonds d'aide à l'innovation audiovisuelle (développement) - résultats de la commission en 2015

Résultats des commissions

31 décembre 2015


commission du 6 novembre 2015

Ceux qui savent d’Emmanuel Cappellin
Producteur : Narratio Films
Aide accordée : 14 000 €
A travers les portraits intimes de quatre experts du climat et le voyage métaphorique d’un navire porte-conteneurs, Ceux qui savent explore la dimension émotionnelle du changement climatique.

Histoire d’un regard de Mariana Otero
Producteur : Archipel 33
Aide accordée : 15 000 €
Gilles Caron, alors qu’il est au fait d’une carrière de photojournaliste fulgurante, disparaît brutalement au Cambodge en 1970. Il a tout juste trente ans. Comment raconter cette absence, cette disparition ? Ce film, construit comme un thriller, se propose à travers ses photographies et dans leurs interstices, de redonner une présence et un corps au photographe et de raconter l’histoire de son regard.

Il n’y a que Bauer de Vincent Roullet
Producteur : Les films de l’air
Aide accordée : 13 000 €
Une saison de la vie des supporters ultras du Red Star FC 93, club de la ville communiste de Saint-Ouen et monument historique du football français. En ruine, le Stade Bauer dans lequel se jouent les matches ne pourra plus recevoir son public si l’équipe monte dans la division supérieure. Les supporters du Collectif Bauer oeuvrent activement à la défense de ce lieu symbolique, au nom de valeurs libertaires d’un autre âge et de l’amour pour ce club dont ils défendent l’identité antifasciste. Partageant leur passion, je voudrais que ce film raconte en quoi ce sentiment est à l’origine d’une action politique véritable et sincère.

Katia, Rimma et les autres de Gulya Mirzoeva
Producteur : Mille et une films
Aide accordée : 16 000 €
A Douchanbé, capitale du Tadjikistan, Rimma et sa petite-fille Katia attendent la destruction de leur maison. Un peu plus loin dans la ville, une astrophysicienne de renom se bat pour préserver son observatoire, les yeux tournés vers les étoiles, pendant qu’un directeur de musée un peu fou veille au sommeil de « son » Bouddha… Dans cette ville postsoviétique d’Asie centrale, alors que les nouveaux maîtres des lieux anéantissent les signes du passé et inventent une nouvelle histoire, la mémoire se cache dans les espaces gardés précieusement par ses femme et ses hommes, derniers témoins de l’empire soviétique.

Kev de Clémence Hébert
Producteur : Les films d’ici
Aide accordée : 8 000 €
Aucune institution ne voulait de lui dans toute la Belgique. C’est un garçon très difficile, fugueur, casseur, avec une oreille coupée à la Vincent Van Gogh. Kevin vient du Borinage et tout le monde l’appelle Kev. Dans quelques mois, il aura 18 ans et il faudra trouver un autre lieu pour l’accueillir.

Le kiosque d’ Alexandra Pianelli
Producteur : AD Libitum
Aide accordée : 15 000 €
Le kiosque est le journal filmé d’une vendeuse de journaux de l’ouest parisien.
Coincée derrière sa caisse, où elle a une caméra, elle devient spectatrice de cette «fenêtre ouverte sur le monde » qui s’anime au fil de la journée, des saisons. Quatre générations d’une même famille s’y sont succédées. Elle fait partie de la dernière.

Le parc de Garbine Armentia
Producteur : Sister Productions
Aide accordée : 13 000 €
Un endroit merveilleux, un désert perdu n’importe où en Espagne. Un morceau de terre où poussent des potagers que personne ne cultive, où personne ne vit… Sous ce morceau de ciel que pourrait être construit un des plus grands parcs d’attractions en Europe, le si désiré Paramount Park.

Retour à Forbach de Régis Sauder
Producteur : Docks 66
Aide accordée : 11 000 €
Retour à Forbach est une auto-socio-biographie filmée. Je reviens dans la ville où je suis né et que j’ai fuie pour me construire. Me construire contre mes origines, dans la honte et la trahison de mon milieu. Mon retour est l’occasion d’un éclairage inattendu sur Forbach, ville « minée » en prise aux démons de l’extrémisme et du communautarisme. Le film est un voyage de l’intime au politique.

Tour l’or du monde d’Andrea Caccia
Producteur : Picofilms
Aide accordée : 10 000 €
Rinaldo est un chercheur d’or, Filippo est un gamin qui se confectionne un herbier, Antonio est un homme mûr à la recherche d’un lieu où il pourrait vivre en contact avec la nature. Giuseppe est un jeune gendarme, déjà blasé. Paolo est un chasseur sans règles, peut-être un braconnier. Cinq personnes réelles, qui accomplissent des gestes ordinaires dans une scénographie naturelle – le parc du Tessin – où la réalité ressemble tour à tour à une fable, un roman policier, un roman de formation, un apologue moral.

Les vaches n’auront plus de nom d’Hubert Charuel
Producteur : Douk-douk productions
Aide accordée : 10 000 €
Hubert, jeune réalisateur scénariste est l’unique enfant d’une famille d’éleveurs laitiers. Dans un an, la ferme sera vendue parce qu’il ne la reprend pas. Tiraillé entre le désir de réaliser son rêve et le sentiment de laisser disparaître une partie de lui, il va filmer la fin de la ferme.

Zones de passage d’Iro Siafliaki
Producteur : Aia Films
Aide accordée : 15 000 €
En trois parties et autant de mouvements, le film Zones et Passages propose un regard sur la situation du travail et du chômage dans la Grèce en crise aujourd’hui. Aux témoignages des chômeurs dans la première partie, l’Immobilité, succède la partie consacrée à La Zone des chantiers navals du Pirée où la question de la précarité de l’emploi apparaît dans toute sa complexité. La troisième partie, geste de rassemblement, réfléchit Le Vertige de la crise, les attaques contre la vie et les tentatives d’hommes et de femmes de former des communautés afin de survivre et de garder leur dignité.

commission du 17 septembre 2015

756 de Julien Menanteau
Producteur : Gloria films
Aide accordée : 12 000 €
Près de Naplouse en Cisjordanie, 756 individus payent leur isolement au prix fort. Derniers représentants d’une communauté trois fois millénaire, les Samaritains affichent le taux de consanguinité le plus élevé de l’humanité. Face à l’urgence sanitaire, une poignée de célibataires part aujourd’hui à la recherche d’épouses étrangères. Quelques-unes de ces femmes répondent à l’appel. Porteuses de tous les espoirs, elles redéfinissent peu à peu l’identité de tout un peuple…

Jusqu’à ce que le jour se lève de Pierre Tonachella
Producteur : L’Image d’Après
Aide accordée : 13 000 €
Un groupe de jeunes gens vit à la fin de la banlieue sud de Paris, là où ce n’est plus la ville ni vraiment la campagne. Ils sont maçons, électriciens, chômeurs, ouvriers. Ils partagent leurs semaines entre le labeur et le week-end de fête déchainée, lors de soirées chez les uns et les autres ou au milieu de raves-party sauvages. La plupart ne votent pas mais certains commencent à se tourner vers l’extrême droite.
Pierre, 26 ans, chômeur, a toujours vécu au village. L’ennui et le manque de perspectives forgent son quotidien. Au fil des difficultés, il s’est isolé et renfermé alors qu’il était un des plus rayonnants.
Egalement en marge du groupe, il y a Théo, un jeune handicapé qui sculpte dans son atelier des déchets de plastique et de ferraille, pour ensuite les marteler en chantant. Il perturbe ainsi la pesanteur quotidienne et voit au-delà de la détresse de ce monde.

Kaw de Stéphanie Régnier
Producteur : Survivance
Aide accordée : 15 000 €
Un village construit sur un banc de sable au coeur d’un immense marais en zone tropical. Nous suivons les trajectoires d'Anna, Léo, Cornélia et Melvine. Un paysage complexe apparaît, entre rêve et réalité.

Naoko m’écrivait de Bojena Horackova
Producteur : Sedna films
Aide accordée : 14 000 €
Fukushima, 2014.
Mon projet est une quête, un voyage avec Naoko dans le nord du Japon, dans cette région qui apparaît, aujourd’hui, comme coupée du reste du pays.
Je ne voudrais pas seulement « documenter » la situation de Fukushima, mais rencontrer les personnes qui vivent là-bas, ou qui se sont exilées de là-bas, dans leurs paroles et dans l’expression de leur intériorité.

L’oubli de Pascale Krief
Producteur : E2P – Entre2prises
Aide accordée : 11 000 €
« L’oubli » est un film sur ce qu’il reste de quelqu’un, vingt-cinq ans après sa mort. Ou plutôt, sur ce qu’il n’en reste pas, et sur l’aspect ténu du souvenir, jusque dans la mémoire de ceux qui l’ont aimé.
La nuit remue, et le silence est empli de la présence de ceux que nous avons aimés et qui ne sont plus.

Portrait de Tajamul en président d’Afghanistan de Dominique Choisy
Producteur : La Voie Lactée
Aide accordée : 14 000 €
A 14 ans, Tajamul a fui l’Afghanistan. Aujourd’hui, à 18 ans, avec son père adoptif, il veut refaire le voyage, mais à l’envers. D’Amiens à Kaboul, en passant par l’Autriche, la Macédoine, la Grèce, la Turquie, l’Iran, il racontera et montrera ce qu’il a vécu. Plus que le portrait d’un jeune migrant, le film sera celui d’un jeune homme de maintenant, qui porte en lui le chaos du monde.

Pourquoi Abu Dhabi ? de Elisabeth Jonniaux
Producteur : TS productions
Aide accordée : 18 000 €
Pourquoi Khaled ne m’a-t-il rien dit de ses projets dans sa dernière lettre ?
Je lui avais donné rendez-vous après sa sortie de prison, mais il n’est pas venu. Le 15 mai 2014, Khaled a quitté le centre pénitentiaire de Kempten, en Bavière, sans laisser d’adresse, et a une nouvelle fois disparu.
Où est-il aujourd’hui ? Comment vit-il ? Pourquoi ne donne-t-il pas de ses nouvelles ? La police affirme qu’il se trouve dans la région du Golfe, dans un pays « pro-occidental ». Que ferait Khaled à Abu Dhabi ? « Pro-occidental » ne cadre pas avec ce que je sais de lui.

Rivesaltes, le ressac de Anne-Laure De Franssu
Producteur : Corto Pacific
Aide accordée : 10 000 €
Comme le retour tumultueux des vagues sur elles-mêmes lorsqu’elles se brisent contre un obstacle, il est un lieu, marqué par le ressac : le camp de Rivesaltes – d’abord centre de rassemblement puis d’internement pour différentes populations entre 1939 ET 2007.
En creux de ma propre errance face à l’immensité de cette étendue dévastée, je suis saisie par le silence, je crois entendre l’écho encore tout proche de la voix de ces femmes, ces hommes, ces enfants qui ont été enfermés là. Des sons de pelles mécaniques surgissent : c’est la construction d’un Mémorial qui débute à l’emplacement de la place d’appel.

Sang noir de Safia Benhaim
Producteur : Bathysphère productions
Aide accordée : 12 000 €
Une journée de chasse au grand gibier, une battue comme une autre : les traqueurs s’enfoncent dans la forêt pour rabattre cerf ou sanglier ; les postés attendent de longs moments, immobiles face à la forêt qui dissimule la bête. Tous tentent de percevoir le signe d’une présence, attendent, tendus, le surgissement de l’animal. Hugo, lui, chasse un cerf en particulier : une bête à « tête bizarde » qu’il a blessé il y a longtemps, et qui depuis l’obsède.

commission du 24 juin 2015

Au-delà de l’un d’Anna Marziano
Producteur : Spectre production
Aide accordée : 16 000 €
Au-delà de l’un est une méditation ouverte qui questionne notre notion d’amour à travers le geste de la conversation, l’analyse des images produites par les médias, et les perspectives ouvertes par d’autres cultures, comme celles des Inuits et des Indiens.

Le banquet terreur de Maria Kourkouta
Producteur : Survivance
Aide accordée : 16 000 €
En 2013, dans le village de Velvento, dans le nord de la Grèce, une dizaine de jeunes gens ont attaqué une banque. Quatre d’entre eux ont été arrêtés. Ce sont de jeunes anarchistes. Ils ont été immédiatement qualifiés, par la police comme par les médias, de « terroristes ». A la manière des Comizi d’amore de Pier Paolo Pasolini, ce projet de film vise à réfléchir sur l’usage du mot « terrorisme » dans la parole vivante de la Grèce actuelle.

La demeure d’Astérion de Diego Governatori
Producteur : Les films Hatari
Aide accordée : 10 000 €
Aurélien est un ami très proche, atteint du syndrome autistique d’Asperger. Parmi les symptômes de la maladie, une utilisation atypique du langage. En le filmant se parler seul dans les rues de Pampelune pendant les célèbres ferias de la San Fermin, j’aimerais raconter l’histoire d’un jeune homme qui soliloque pour identifier ce qui dysfonctionne à l’intérieur de lui, tandis qu’autour de lui résonne le vacarme de la troisième plus grande fête populaire du monde.

Les enfants perdus du delta de Bucarest d’Eva Pervolovici
Producteur : Marmitafilms
Aide accordée : 15 000 €
L’histoire d’un lieu, de l’énergie qu’il dégage.
L’époque communiste. Bucarest. Des femmes détenues politiques accouchent dans un des plus beaux monastères de l’Est de l’Europe, Vacaresti, transformé en prison.
Aujourd’hui, la nature sauvage s’est emparée du lieu, formant un écosystème sur plusieurs hectares : des espèces protégées de faune et flore… et des familles de gitans. Des enfants qui naissent dans le même espace, dans des conditions aussi hasardeuses.

Mano d’opera d’Alain Ughetto & Anne Paschetta
Producteur : Les films du tambour de soie
Aide accordée : 16 000 €
Avant de mourir mon père m’a parlé d’un village où tous les habitants porteraient le même nom que nous. Qui étaient ces gens, comment ont-ils vécu et qu’est-ce qui les as poussé à fuir cette terre, comme mon grand-père Luigi, paysan piémontais, devenu Louis, ouvrier français ?

Les terres noires de Cédric Michel
Producteur : L’image d’après
Aide accordée : 14 000 €
Dans la ville où je réside, des archéologues sont dépêchés sur le chantier de construction d’une ligne de tramway. Ils mettent à jour une strate archéologique, Les terres noires, qui résistent encore à leur sagacité. Je me lance alors dans une enquête sur l’origine de ce mystère.

Zone rouge de Tristan Thil
Producteur : Cinephage
Aide accordée : 15 000 €
Zone Rouge est un film sur la Première Guerre Mondiale, mais qui se passe aujourd’hui. Une dérive sur le territoire qui en a été le théâtre d’opération et qui en concentre les séquelles. Un récit actuel, sans aucune image d’archives, qui naît de la simple idée que (19)14-(19)18 marque encore (20)14-(20)18.

commission du 29 mai 2015

Les jours maudits d’Artem Lurchenko
Producteur : De films en aiguille
Aide accordée : 18 000 €
Au centre de Kiev, en Ukraine. L’atelier d’un graveur, Vladimir, en retrait du temps quotidien. Mais d’ici, on entend par des bruits assourdis le monde extérieur, les sons d’une révolution. Qu’attend Vladimir de cette révolution ? Et qu’est-ce que la révolution apporte à son pays ?

Les nouvelles femmes de Tokyo de Kaori Kinoshita & Alain Della Negra
Producteur : Ecce films
Aide accordée : 14 000 €
A Tokyo les femmes ont disparu, les hommes se débrouillent entre eux pour combler cette absence. Certains se déguisent, d’autres sculptent des femmes en silicone, d’autres encore développent de petites amies en Tamagotchis et en hologrammes.

commission du 5 mai 2015

Coeurs impatients de Raphaël Rivière
Producteur : Avenue B productions
Aide accordée : 9 000 €
Margot et Andy, quinze ans, sont amoureux. Elle, vient d’un milieu bourgeois et catholique, très attaché à la réussite. Lui est manouche, né de père inconnu et vit avec sa mère et ses nombreux frères et soeurs, au Niglo, un camp de gitans près de Cergy-Pontoise.
Coeurs impatients est à la fois le portrait d’un jeune couple dans une ville de banlieue et le portrait en creux d’une société, la nôtre, et des questions sociales et communautaires qui l’agitent.

L’ile 88 de Chowra Makaremi
Producteur : Alter Ego production
Aide accordée : 15 000 €
Ma mère, une opposante à la République islamique d’Iran, est arrêtée en 1981. J’ai alors huit mois. Emprisonnée, torturée, elle disparait sept ans plus tard durant l’exécution massive de milliers d’opposants au cours de l’été 88.
La découverte progressive de ce passé, qui reste tabou en Iran, est aussi une histoire d’héritage : la transmission d’une contre-mémoire, sur la corde raide entre silence et souvenirs. Au coeur de cette histoire de violence et de déni, je me pose la question : comment l’absence des corps emprisonne-t-elle nos mémoires, là où le politique griffe au plus intime, là où seul l’intime reste en témoignage d’une politique ?

Somniloque de Lucien Castaing-Taylor & Véréna Paravel
Producteur : Norte productions
Aide accordée : 15 000 €
Une ville de nains à louer, une invasion d’extra-terrestres, une séance d’exorcisme, une manoeuvre militaire farfelue, un spectacle sauvage, burlesque et fétichiste, une procédure chirurgicale qui tourne affreusement mal, une orgie impromptue, un meurtre de sang-froid, une noyade collective, un concours sexuel, une dépressurisation soudaine qui cause une envolée de vernis à ongles… tels étaient les sujets des spéculations nocturnes du plus illustre et volubile des « sleep-talkers », Dion McGregor.

Vert désert de François-Xavier Drouet
Producteur : L’Atelier documentaire
Aide accordée : 15 000 €
Portrait de la forêt française de nos jours pour réfléchir à ce qu’elle sera demain.

commission du 31 mars 2015

L’affaire du transformateur électrique de Nicolas Réglat
Producteur : Le Lokal production
Aide accordée : 15 000 €
Gérard est un « jeune des cités » qui, dans les années 80, décide de marcher dans les traces de son père, résistant en 39-45.
Il réalise plusieurs attentats à la bombe contre le Front National.
Il sera arrêté et incarcéré dans une prison située à deux pas de l’immeuble qui l’a vu grandir.

A quelle heure arrive le vent d’Emmanuel Falguières
Producteur : E2P
Aide accordée : 12 000 €
A trois femmes, j’ai demandé : « à quelle heure arrive le vent ? ». Et elles me tendent trois présents. « Les films 8 mm de mon père », dit ma grand-mère ; « la musique oubliée de mon ami Frédéric », dit ma mère ; « les poèmes écrits pour mes parents », dit Christiane. Leurs cadeaux dégageaient une forte odeur de terre et de sel. En m’approchant, j’ai entendu un vent furieux. J’ai écarquillé les yeux et il y avait le noir des longues nuits d’hiver. Bretagne.

Cassandro the exotico ! de Marie Losier
Producteur : Tamara films
Aide accordée : 14 000 €
« Cassandro, the exotico ! » est le portrait intime de l’un des artistes les plus renommés du monde du catch mexicain appelé la « lucha libre ». Depuis plus de 17 ans, l’intrépide Cassandro, un catcheur qui se travestit (« exotico ») et qui est ouvertement gay, électrise les férus de la lucha libre aussi bien dans le ring qu’en dehors, combattant tour à tour de féroces adversaires : l’homophobie, le racisme, la dépendance aux drogues et à l’alcool et enfin de douloureux souvenirs d’enfance.

Les oiseaux de passage d’Adrien Charmot
Producteur : L’Atelier Documentaire
Aide accordée : 14 000 €
Spike, Valentin, Fanny et Quentin ont la vingtaine et vivent à Bordeaux dans la rue. Ils sont zonards, alcooliques ou toxicomanes, ils vivent de la manche, de petits boulots et des aides sociales. Ce film raconte leurs trajectoires. Quelle place veulent-ils prendre dans notre société ?

Prison show de Gabriella Kessler
Producteur : Program 33
Aide accordée : 15 000 €
Dans une petite radio libre du Texas, The Prison Show, animé par des anciens détenus et des femmes de prisonniers, fait écho à la sévérité et la brutalité des prisons américaines.
Cette émission à plusieurs voix tente de restaurer une partie des liens brisés par la prison.

Yukiko de Young Sun Noh
Producteur : Survivance
Aide accordée : 18 000 €
En filmant la traversée entre deux pays à la fois proches et lointains, le Japon et la Corée, le film dessine le portrait d’une femme japonaise mystérieuse, qui rassemble les figures d’une amante, d’une mère et d’une étrangère ; Dans ce film, je lui prêterai un nom : Yukiko.

commission du 5 mars 2015

Achille, Hector, Héraclès… furent des adolescents comme les autres d’Hélène Milano
Producteur : Ysé productions
Aide accordée : 11 000 €
A Mantes-la-Jolie, au sein du lycée professionnel Jean Rostand, portraits croisés et emblématiques de jeunes garçons qui nous font partager ce que signifie aujourd’hui grandir, quitter l’enfance et accéder à sa masculinité.

Belinda de Marie Dumora
Producteur : Les films Hatari
Aide accordée : 15 000 €
Belinda, 20 ans, talons hauts, cheveux longs, part chercher David à sa sortie de prison de Colmar. David, 25 ans, petite croix autour du cou, est prêt à tout pour Belinda. Les deux veulent se marier à la mairie de Mulhouse en présence de leurs deux invités. S’il est certain qu’ils s’aiment, il n’est pas sûr qu’ils parviennent à se marier.

Fleurs sauvages de Guillaume Massart
Producteur : Triptyque films
Aide accordée : 8 000 €
Depuis 1987, l’anthropologue Pierre-Jacques Dusseau sort des prisons dans lesquelles il travaille des objets fabriqués par les personnes détenues. Ces créations, rejetées par les musées d’ethnographie, prennent la poussière dans son grenier. Je souhaite les immortaliser avant que leur vieillissement entraîne leur disparition : chaque objet donne un éclairage différent sur l’institution pénitentiaire – et ses histoires. Pierre-Jacques les raconte mieux que quiconque.

Le kaddish des orphelins d’Arnaud Sauli
Producteur : Dublinfilms
Aide accordée : 15 000 €
Une jeune femme, écrivaine et traductrice, fait irruption dans le quotidien d’un vieil écrivain à l’occasion de la traduction de son livre à lui, de l’hébreu vers le français. A travers le travail sur l’écriture s’ouvre pour Aharon Appelfeld le moment suspendu d’un retour sur soi, sur son histoire, sur son rapport à la vie, à la mort, aux femmes, aux mots qui rythment le silence. S’ouvre pour elle, Valérie Zenatti, le chemin inverse. Leur relation permet de pénétrer avec douceur dans l’intimité de la création.

L’ordre du genre de Régis Sauder
Producteur : Docks 66
Aide accordée : 13 000 €
Un groupe d’adolescents des quartiers Nord de Marseille interprète des scènes imaginées dans le cadre d’un atelier organisé par le planning familial pour lutter contre les discriminations sexuelles. A la façon du théâtre de l’opprimé, ils utilisent la mise en scène pour résoudre des situations conflictuelles et nous font découvrir l’ordre du genre qui assigne chacun à son genre et à la place qui lui est culturellement attribuée.

Toujours prêt de Bojina Panayotova
Producteur : Stank
Aide accordée : 14 000 €
« Toujours prêt » est un film-enquête à la recherche du foulard rouge des Pionniers, que j’étais censée recevoir pour marquer mon appartenance à la jeunesse communiste et que je n’ai jamais eu à cause de la chute du mur. Cette quête sera l’occasion de rencontrer la Bulgarie d’aujourd’hui et d’essayer de comprendre ce qui s’est passé depuis 1989.

03 février 2026

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Le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) donne rendez-vous aux professionnels de la production cinéma et audiovisuelle pour son cycle de conférences qui se tiendra au Paris Images 2026, les...