Documentaire : fonds d'aide à l'innovation audiovisuelle (développement) - résultats de la commission en 2016

Résultats des commissions

31 décembre 2016


commission du 8 décembre 2016

11 Joconde valent mieux qu’une d’Alessandro Mercuri
Producteur : La Huit
Aide accordée : 20 000 €
En 1911, la Joconde est volée au Louvre. On croit l’œuvre à tout jamais disparue.
Comme par enchantement, le tableau réapparaît deux ans plus tard en 1913. La Joconde retrouvée fait immédiatement l’objet de suspicion. On soupçonne le tableau d’être un faux. Une légende urbaine est née. En réalité, dès le 16e siècle, la Joconde n’a cessé d’être copiée. Certaines de ces « copies » ont longtemps été considérées comme des originaux. 11 Joconde valent mieux qu’une conte l’aventure de cette prolifération.

Aka Jihadi d’Eric Baudelaire
Producteur : Spectre productions
Aide accordée : 16 000 €
Aka Jihadi tente de retracer l’itinéraire de Malek T., condamné pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Du Val-de-Marne à la Syrie en passant par l’Espagne, en mettant en œuvre une approche cinématographique nommée « théorie du paysage ».


Les âmes Bossales de François Perlier
Producteur : Corpus Films
Aide accordée : 12 000 €
Depuis que je voyage en Haïti, je suis hanté par des visages, des corps, des scènes entrevues ici et là. Errant dans ce pays qui survit entre une réalité crue et une culture où l’imaginaire est partout présent, je crois sans cesse apercevoir la marque identitaire laissée par les bossales.
La violence de l’histoire a laissé de douloureux stigmates dont je cherche à révéler l’expression et le sens. Ce qui m’obsède est certainement invisible pour d’autres, mais j’éprouve la nécessité de faire un film pour offrir à chacun les images de ce que j’ai cru voir.

Aubrun, l’absolue peinture de Frédéric Pajak
Producteur : Zadig production
Aide accordée : 10 000 €
Comment rendre compte de l’œuvre d’un peintre ? Evocation de la vie et de la peinture de François Aubrun à travers la réalisation d’une monographie, depuis sa conception jusqu’à sa sortie de presse. Le peintre parle, peu avant sa mort ; archives et documents viennent compléter ce portrait polyphonique d’un artiste radical, jusqu’au-boutiste du naturalisme.

Cabanyal année zéro de Frédérique Pressmann
Producteur : E2P
Aide accordée : 9 000 €
El Cabanyal est un quartier de la ville de Valence, en Espagne, véritable joyau d’architecture moderniste populaire. Menacé de destruction pendant près de vingt ans par la municipalité, il a survécu grâce à la lutte acharnée de ses habitants. En mai 2015, ceux-ci voient arriver un nouveau maire prêt à entendre leurs revendications.
S’ouvre alors une nouvelle période de turbulences car, au-delà de la réhabilitation des bâtiments, c’est tout un contrat social qui est à réinventer.

Le camp de Jargeau d’Henri-François Imbert
Producteur : Libre cours
Aide accordée : 15 000 €
En France, dès le début de la seconde guerre mondiale, un arrêté stipule que les nomades, dont la circulation représente « un risque de diffusion des informations stratégiques », doivent être enfermés dans des camps. Ouvert en 1939, le camp de Jargeau fermera le 31 décembre 1945.

Des voix dans le chœur d’Henry Colomer
Producteur : Saraband films
Aide accordée : 15 000 €
Dans le monde qui nous est échu en partage, la poésie semble confinée à quelques chapelles d’initiés. Mais que viennent les temps difficiles, et elle sera, comme elle l’a toujours été, l’ultime refuge. Des hommes et des femmes consacrent leurs vies à traduire et faire circuler ces précieux talismans. Portraits croisés de trois de ces veilleurs, que leur passion de la transmission a poussé à devenir éditeurs.

Les fantômes du sanatorium de Frédéric Goldbronn
Producteur : Les films-Cabanes
Aide accordée : 11 000 €
Le sanatorium des étudiants à Saint–Hilaire du Touvet (Isère), aujourd’hui à l’abandon, a été construit dans les années trente. Loin du Quartier Latin et de SaintGermain-des-Prés, les étudiants malades y formaient une micro-société à leur image, avec son folklore et son langage. Roland Barthes a séjourné de 1942 à 1945 dans cet étrange « Monde d’en haut », où l’angoisse de la mort et les contraintes de la cure se conjuguaient avec la promesse d’une renaissance. Il raconte dans ses lettres cette expérience à la fois sociale et intime, qui métamorphose les êtres et interroge la condition humaine dans ce qu’elle a de plus fondamental : la relation du corps et de l’esprit. A l’heure où la médecine moderne traite les âmes et les corps selon les impératifs de la productivité, le film explore les traces du sanatorium et fait revivre cette expérience.

Haïti, une pensée sauvage de Jean-Claude Riga & Kees Bakker
Producteur : Aum Films
Aide accordée : 15 000 €
A Haïti, sur le plateau de Hinche, Edner, le bouvier, fait tourner le « moulin-cannes » avec ses deux bœufs. Le moulin est le centre du travail de paysans : il date de l’abolition de l’esclavage. Avec sa femme Ludivine, Edner lutte pour nourrir ses enfants, la vie s’écoule lentement, dans une apparente harmonie, malgré la faim…
Deux ingénieurs d’une ONG belge visitent le moulin-cannes et évaluent sa productivité en vue de le remplacer par un système plus performant…

Le jour où j’ai découvert que Jane Fonda était brune d’Anna Salzberg
Producteur : Les films du hasard
Aide accordée : 11 000 €
C’est l’histoire du féminisme appliqué à une famille et à une relation entre une mère et sa fille : comment les luttes se sont effilochées, comment elles ressortent et où en est-on aujourd’hui ?

Un tout petit pays de Pauline Laplace
Producteur : L’argent
Aide accordée : 13 000 €
Patricio Salcedo, kiosquier anarchiste du quartier Crimée à Paris, arbore fièrement drapeaux noirs, journaux libres et slogans en vitrine. Chaque jour, presse écrite, clients et habitués vont, viennent et ramènent des fragments chaotiques du monde extérieur. Le kiosque est un ilot poussé par le passé, entraîné vers le futur, bercé de rêves et d’illusions. Habitons ce tout petit pays.

Vert Monument de Marie Voignier
Producteur : Les films du bilboquet
Aide accordée : 18 000 €
Aux confins du Sud-Est camerounais, la grande forêt primaire abrite un territoire que les puissances coloniales se sont disputé, exploitant par le travail forcé les ressources prodigieuses de la nature. Une région au cœur de laquelle la population s’organise aujourd’hui autour d’une économie de survie, héritage immédiat de cette histoire dont les paysages semblent constituer les seuls monuments.

Ziyara de Simone Bitton
Producteur : Ciné-Sud promotion
Aide accordée : 15 000 €
C’est un voyage au pays natal, un pèlerinage profane à la recherche de ce qui reste de la présence juive dans les paysages, dans les paroles et dans les imaginaires marocains. La réalisatrice rencontre les gardiens musulmans de sa mémoire juive : ce sont eux qui lui font revisiter son enfance et lui racontent, avec leurs mots, l’histoire de la vie partagée et du départ.

commission du 16 septembre 2016

A l’abri du mal de Jonathan Le-Fourn
Producteur : Zeugma films
Aide accordée : 15 000 €
Dans les pays de la Loire, l’emprise tragique de notre époque s’éclaire à la lueur d’une figure du Moyen-Age, l’horrifique Gilles de Rais.

Aurora de Joao Vieira-Torres
Producteur : Spectre productions
Aide accordée : 16 000 €
Tout part d’un rêve où je disais à ma mère que j’allais à la recherche des enfants que ma grand-mère, sage-femme et guérisseuse pendant plus de quarante ans dans le Sertão profond du Nordeste brésilien, avait mis au monde. Elle s’appelait Aurora. Je ne l’ai pas connue. De rencontres en rencontres, ce film suit la trace de son fantôme aux confins d’une terre brûlée que la pluie n’a pas touchée depuis des années.

Le bus de Catherine Catella et Marie-Chantal Aiello
Producteur : Cinéphage productions
Aide accordée : 16 000 €
Ils s’appellent John Papas, Fanis Vasilis, Yorgo Meimaris. Ils sont chauffeurs de bus à la KTEL. La KTEL est une coopérative qui défie la crise. Elle pratique l’égalité des salaires, les assemblées démocratiques et garde une bonne santé financière. Elle est le cordon ombilical qui relie les villages enclavés.
Par la grâce d’une compagnie de bus pas comme les autres, nous voyageons dans la Grèce d’aujourd’hui.

Les corps d’Osiris de Jonathan Millet
Producteur : Les films de l’heure bleue
Aide accordée : 10 000 €
Basé à Marseille, Osiris est un centre de soins post-traumatiques aux victimes de guerres, de tortures, de conflits ethniques, de génocides, de massacres, de déplacements de population ou d’exils forcés. C’est l’un des rares organismes de ce type en France.

Libres ! d’Arno Bitschy
Producteur : Les films du balibari
Aide accordée : 12 000 €
L’Amérique d’aujourd’hui, des jeunes gens issus de la culture Punk refusent le schéma social dominant et parcourent le pays par le réseau des trains de marchandise. Parmi eux des femmes, indépendantes, féministes, prêtes à braver tous les dangers.
Dans le fracas de la bête métallique, un périple sans fin vers la liberté…

Paris numéro 68, inventaire d’une ville de Nicolas Milteau
Producteur : Les films d’archi
Aide accordée : 12 000 €
J’ai choisi de manière aléatoire un numéro, le n° 68, puis je me suis rendu systématiquement aux adresses portant ce numéro dans tout Paris. En se concentrant sur le seul numéro 38, le film invite à un parcours obsessionnel et ludique au cœur de la ville pour raconter autrement la capitale et ses habitants.

Parler avec les morts de Taina Tervonen
Producteur : TS productions
Aide accordée : 16 000 €
En septembre 2013, vingt ans après la fin de la guerre, un charnier de plusieurs centaines de corps est découvert à Tomašica, au nord-est de la Bosnie. Senem Škulj, anthropologue judiciaire, et Darija Vujinović, infirmière, travaillent à l’identification des victimes. L’une s’occupe des morts, l’autre des vivants. Je filme leur travail et j’écris. Senem avec les os, Darija avec le sang, moi avec les mots – chacune, à sa façon, met les mains dans le passé et parle avec les morts.

Les petits maîtres du grand hôtel de Jacques Deschamps
Producteur : TS productions
Aide accordée : 16 000 €
Dans le vieil hôtel Lesdiguières, des adolescents semblent interpréter une comédie désuète. L’air endimanché dans leurs costumes de pingouins, les uns accueillent avec force courbettes les clients de l’hôtel ou tournent comme des fourmis affairées autour des tables impeccables du restaurant. Déguisés en grands cuisiniers ou en soubrettes, les autres s’activent dans les coulisses des cuisines et des buanderies.
Par moments, les adolescents esquissent un pas de danse, notamment un chœur, se lancent dans une improvisation de percussion avec cuillères, casseroles et pianos…
Une façon d’enchanter, de perturber et révéler l’ordre des palaces et tables étoilées où ils officieront peut être un jour.

Exister parmi les hommes de Lucie Viver
Producteur : Les films du bilboquet
Aide accordée : 12 000 €
Un poète burkinabè part à la rencontre de son public en voyageant à travers son pays en pleine transition démocratique.

commission du 22 juillet 2016

L’Algérie est encore loin d’Omar Haffaf
Producteur : Agat films & Cie
Aide accordée : 15 000 €
Aux portes de la Kabylie, des ouvriers chinois construisent les logements sociaux d’une ville nouvelle. Depuis que Madame Li, l’interprète français du chantier, a fait venir son fils unique auprès d’elle, après quinze années de séparation, tout s’est effondré. Perdu sur cette terre étrangère, Zhou Yu veut rentrer chez lui. Le film raconte l’histoire de travailleurs exilés tiraillés entre la Chine et l’Algérie.

Crowd motion de Philippe Rouget
Producteur : Artline films
Aide accordée : 15 000 €
La foule fascine, la foule fait peur. L’explosion urbaine l’a rendue plus dynamique, plus forte. C’est l’exploration d’une science nouvelle, encore peu connu, aux possibilités énormes qui pourra répondre aux enjeux démographiques contemporains, aussi bien d’un point de vue sécuritaire qu’économique.

Le noir de Giovanni Donfrancesco
Producteur : Les films du poisson
Aide accordée : 10 000 €
Du fond de sa retraite dans le bois du Vermont, aux Etat-Unis, un vieil Italien de 87 ans se retourne sur sa vie. De ses souvenirs de la guerre, ressurgit un passé de violence dans les rangs de la Ve MAS, une des milices fascistes les plus sanguinaires.
Et l’histoire du trésor secret de Mussolini, qu’il aurait lui-même contribué à cacher…

Re-Re Méditerranée de Jean-Marc Chapoulie & Nathalie Quintane
Producteur : Baldanders films
Aide accordée : 16 000 €
Re-Re Méditerranée est un film réalisé à partir des caméras de surveillance installées au bord des plages par des mairies, des offices du tourisme, des associations de surfeurs, ou par des particuliers comme une version 2.0 de la perception. C’est un long voyage circulaire sur le pourtour méditerranéen hanté par de multiples voix : un migrant en détresse se guidant avec la boussole de son smartphone, un enfant réalisant son premier château de sable à Benidorm…

La vie est un jeu de cartes de Philippe De Pierpont
Producteur : Petit à Petit production
Aide accordée : 14 000 €
Cela fait 24 ans que je les ai rencontrés, à Bujumbura (Burundi) : six gamins rieurs, délurés et laissés à eux-mêmes. Six enfants vivant dans la rue. Depuis, je tourne une chronique documentaire avec eux, réalisant un film à chaque étape charnière de leur existence. Ces films tentent de mettre en lumière l’évolution de leur vision du monde et de la place qu’ils pensent y avoir.

commission du 6 juin 2016

L’homme qui penche de Marie-Violaine Brincard & Olivier Dury
Producteur : Survivance
Aide accordée : 13 000 €
Thierry Metz (1956-1997) travaille comme ouvrier agricole ou manœuvre sur les chantiers du Lot-et-Garonne. Considéré par ses pairs comme l’un des poètes majeurs du XXe siècle, il parle et écrit dans une langue dénuée de tout artifice. L’intensité de sa brève existence se livre dans des pages lumineuses que le film propose de parcourir.

Terre rêvée de Christine Seghezzi
Producteur : Spectre productions
Aide accordée : 12 000 €
Dans un décor de montagnes désertiques et d’étendues sous plastique, nous entendrons le récit d’un homme arrivé ici en quête d’une promesse de vie meilleure.
Nous sommes au Far West, dans l’Eldorado, à l’extrême sud de l’Europe.

commission du 3 mai 2016

Bakolori, un chantier en Afrique de Pénélope Bortoluzzi
Producteur : Pico Films
Aide accordée : 17 000 €
Milieu des années 70. Une jeune couple d’Italiens s’enfuit au Nigéria. Ils veulent vivre leur amour librement, loin des familles respectives qui s’opposent à leur liaison. Là-bas, en Afrique, il y a du travail : l’un des plus grands barrages du monde est en construction. Leur histoire s’enchevêtre avec l’épopée de ce chantier pharaonique méconnu.

Devenir chien de Angelo Caperna
Producteur : Macalube films
Aide accordée : 16 000 €
L’itinéraire d’un homme qui a choisi de disparaître à un tournant de l’Histoire (et des usages qu’en ont fait ceux qui ont cherché à l’expliquer).

Edouard, mon pote de droite : les primaires de Laurent Cibien
Producteur : Lardux films
Aide accordée : 10 000 €
Après son élection triomphale à la mairie du Havre, Edouard poursuit son ascension.
Il se consacre désormais à la carrière de son mentor. Il est un des porte-paroles d’Alain Juppé dans la bataille des primaires de droite. Fort de notre vieille amitié d’école, j’observe les changements en cours sur son corps et son langage.

Tout, tout de suite ! de Claire Simon
Producteur : Petit à petit production
Aide accordée : 14 000 €
A Lussas, ce petit village d’Ardèche méridionale, traversé d’une unique rue, une poignée de personnes préparent le lancement d’une chaîne de télévision. De cette douce utopie champêtre au lancement d’un outil de travail ultra moderne diffusée sur le web, Claire Simon propose de suivre une aventure singulièrement ancrée dans l’air du temps.

commission du 1er avril 2016

Des morts entre les mains de Camille Vidal-Naquet
Producteur : Slow production
Aide accordée : 9 000 €
Franck, Rémi, Cédric, Raphaël, Kiki, Bébert et leurs collègues travaillent aux Services Funéraires de la Ville de Paris (les « SFVP »). Leur métier : porteurs, ou « techniciens de convoi ». A toute heure, de jour comme de nuit, ces hommes sont appelés pour ramasser, transporter et convoyer les morts. Nos morts.
Je les filme pendant une journée de travail aux SFVP. Une journée lors de laquelle va se révéler toute la noblesse du métier de ces hommes, aujourd’hui garants de la dignité des morts en milieu urbain.

Mother lode de Mattéo Tortone
Producteur : Wendigo films
Aide accordée : 15 000 €
Jorge décide d’aller tenter sa chance à La Rinconada, ville minière perchée à 5 300 mètres d’altitude. Rapidement, naïveté et espérances s’effacent, laissant place à l’envers du décor, la face cachée de cet Eldorado terrifiant.

commission du 18 mars 2016

A pas aveugles de Christophe Cognet
Producteur : L’atelier documentaire
Aide accordée : 13 000 €
Puisque des hommes et des femmes se sont acharnés à nous transmettre des images des enfers, il nous faut bien les regarder. A partir de ces photographies inouïes, prises clandestinement au péril de leurs vies par des déportés, il s’agit de se demander comment s’imaginer les évènements dont elles portent les traces lacunaires et fugitives. A tâtons, ce film compose ainsi une archéologie des images en tant qu’actes, et mène une exploration inquiète des possibles et des manques de l’imagination confrontée aux ténèbres les plus noirs.

Caledonia de Geoffrey Lachassagne
Producteur : La Huit production
Aide accordée : 17 000 €
La légende dit que James Cook a nommé la Nouvelle-Calédonie ainsi parce que ses côtes lui rappelaient celles de l’Ecosse natale de son père. La vérité, c’est qu’on n’en sait rien. Mais on connait son parcours le long de la Nouvelle-Calédonie, et l’itinéraire de son seul voyage en Ecosse. Nous pouvons y retourner. Essayer de voir ce qu’il a vu. Eprouver la légende. Et découvrir ce qu’elle voile, à l’heure où la NouvelleCalédonie se pose les questions de la décolonisation et du changement de nom.

California city de Cristiano Mangione
Producteur : Sedna films
Aide accordée : 17 000 €
Fin des années 1950, en plein boom économique américain, Nathan K. Mendhelson choisit un désert californien pour réaliser son rêve : la construction d’une ville idéale, la plus grande du monde : California City.
Investi d’une ambition monumentale, voire surréaliste, l’entrepreneur achète la totalité du territoire et construit le premier quartier et le premier parc de la ville, avant même d’avoir vendu un seul mètre carré de terrain ou la moindre maison. Au fil des années, son immense métropole fantôme a failli disparaître à plusieurs reprises.
Et pourtant, contre toute attente et très lentement, elle a trouvé une manière de survivre.

Exils adolescents d’Antoine Dubos
Producteur : Les films du Balibari
Aide accordée : 10 000 €
Yacouba, Banthine, Jacques, Oumar, Alkacim et Fanny sont venus de Guinée, du Mali, du Tchad ou du Congo. Arrivés en France en tant que mineurs isolés, ils ont été pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance. Aujourd’hui, ils ont 18 ans. Jeunes majeurs, ils sont devenus des sans-papiers pour la préfecture qui leur demande de quitter le territoire. Organisés au sein d’un collectif, ces jeunes affrontent ensemble ce difficile passage à l’âge adulte, au moment où grandir revient à devenir hors-la-loi.

Michel de Dimitri Makhomet
Producteur : Arturo Mio
Aide accordée : 15 000 €
Michel, un ancien hippie, traverse l’Europe en auto-stop pour retrouver sa fille qu’il n’a pas vu depuis longtemps. Un film sur un homme et son immense solitude.

Renault 12 de Mohamed El Khatib
Producteur : Les films d’ici méditerranée
Aide accordée : 14 000 €
Renault 12 est un récit fragmentaire d’apprentissage qui retrace un parcours de deuil au rythme de ses différents rituels de part et d’autre de la Méditerranée. Se mêlent alors deux perspectives de transit, celle d’un cercueil de la France vers le Maroc, puis celle d’un héritage embarrassant qui doit transiter du Maroc vers la France.

Roma : the black box d’Anita Lamana & d’Erwan Kerzanet
Producteur : Image Temps
Aide accordée : 13 000 €
Rome est un centre et, dit-on, une origine. Rome est une « boîte noire » dont l’histoire se répète, dé diffuse, se répand. Les rôles s’y définissent en « combinatoires ». Lorsque le roi est dépecé et ses parties distribuées, l’histoire de Rome devient celle de ses parts. Ce film est un portrait de Rome, une tentative de fouilles dans la « boîte noire ».

D’un exil de Stéphane Sinde
Producteur : La Huit production
Aide accordée : 15 000 €
Mexico. 1972. Mon grand-oncle, Pedro Serra, républicain incorruptible, meurt.
A la suite de la Retirada et de la pérennité franquiste, il ne sera jamais revenu en Europe, n’aura jamais revu les siens.
Il souhaitait léguer sa bibliothèque à mon tonton de Suisse, les livres n’ont jamais traversé l’océan, et tonton Robert est maintenant mort. Autant vous dire que cette histoire me travaille…

Western, famille et communisme de Laurent Krief
Producteur : The kingdom
Aide accordée : 13 000 €
« Western, Famille et Communisme » est un film tourné en Iran par un Français avec sa famille en camping-car.

commission du 5 février 2016

Couronne rouge d’Alexander Abaturov
Producteur : Siberiade
Aide accordée : 15 000 €
Jour après jour Natalia et Sacha affrontent le vide laissé par la mort de Dima, leur fils unique. Jour après jour, ceux qu’il appelait ses frères, les soldats de son unité, s’entraînent pour leur prochaine mission au Daghestan. En réunissant ces deux univers, je filme ce qui n’est plus, la vie de Dima, mon cousin, mort à 21 ans d’une balle dans la tête.

Le délit d’Awa de Pierrick Guinard
Producteur : Eole
Aide accordée : 12 000 €
Fin 2011. Un fait divers en provenance du musée d’Art contemporain de Dortmund : Awa, une jeune femme de ménage d’origine africaine employée dans une société de sous-traitance, détruit par erreur une œuvre de Martin Kippenberger, artiste exigeant, de renommée internationale, célébré par la critique… Cette sculpture – un assemblage de planchettes de bois surplombant une bassine en caoutchouc – s’intitule « quand cela commence à couler du plafond ». Dans cette cuvette, l’artiste avait projeté une couche de peinture représentant « de l’eau de plus séchée ». « il pensait que c’était de l’art, écrivit The Guardian, la femme de ménage, elle, y a vu un défi, et a entrepris de rendre au baquet sa propreté originelle ! » « L’œuvre est détruite ! », déclara le propriétaire, un collectionneur privé. « Il est en effet impossible de rendre à cette bassine récuré son aspect original ! » L’œuvre était assurée 800 000 euros.
La lourde procédure judiciaire concernant cet « accident » est toujours en cours…
« Travailler au corps » cet « accident » à travers les yeux, la personne d’Awa, aller jusqu’au bout de cette histoire pour comprendre, au regard de son propre parcours, la nature et le sens de son geste fatidique : telle est l’intention de ce projet de documentaire. Il racontera la vie d’Awa, l’ouvrière, et celle de l’immigrée africaine avec ses rêves d’Europe et ses désillusions, tout au long du chemin qui mènera au verdict … L’histoire d’Awa et de son « accident », progressivement révélée dans toutes ses composantes, trouvera alors son aboutissement dans la réalité du procès.

Lettres de la ville en désordre de Marie Dault
Producteur : Pays des miroirs productions
Aide accordée : 15 000 €
A Caracas, au Venezuela, les habitants des bidonvilles peuvent obtenir la propriété de la terre en échange de l’histoire de leur vie dans le quartier. On verra comment un décret de Chavez, en procédant à la régularisation des gigantesques zone d’occupation sauvage de la ville, a enclenché l’écriture de milliers de « Cartas del barrio » (« Lettres du bidonville »), relatant l’histoire de tout un pan de la capitale jusqu’ici escamoté et déprécié, qui pour la première fois tente de prendre sa place dans l’Histoire, la géographie et la politique de la cité.

Little America de Marc Weymuller
Producteur : L’image d’après
Aide accordée : 12 000 €
De l’épopée internationale qu’a vécue l’aéroport de l’île de Santa-Maria, aux Açores, il ne reste que les ruines d’un quartier résidentiel que l’on surnommait jadis Little América. Ce fut la métaphore parfaite du rêve Américain, un Eldorado éphémère. Sa disparition a créé un vide immense.

Paroles de négres de Sylvaine Dampierre & Gilda Gonfier
Producteur : Athénaise
Aide accordée : 18 000 €
Les archives judiciaires des dernières décennies de la période de l’esclavage recèlent une source précieuse et méconnue : la seule trace écrite de la parole d’esclaves appelés à témoigner lors de procès. En invitant des Guadeloupéens d’aujourd’hui à lire ces textes devant la caméra, en filmant l’invocation, l’incarnation d’un passé refoulé, Paroles de nègres provoque l’irruption de cette mémoire vive dans le paysage contemporain de l’île et fait récit de cette aventure partagée : les vivants d’aujourd’hui rompent le silence des nègres.

La voix de Julia d’Olivier Zabat
Producteur : Les films d’ici
Aide accordée : 14 000 €
Ce projet de film se développe à partir d’une histoire singulière, celle d’une jeune femme qui souffre d’entendre des voix et se sent persécutée par une présence invisible menaçante. Il a pour objectif de s’organiser, de s’organiciser même, en se construisant dans une forme intimement liée à son sujet. Il invite de manière collaborative des acteurs impliqués dans les aspects humains et sociaux de la thématique (les perceptions « anormales ») et dans les techniques et les sciences qui lui sont associées, de sorte que les outils de langage du cinéma puissent lui donner une forme cohérente, fédératrice et la plus juste possible, même dans sa subjectivité artistique.

 

03 février 2026

Les conférences du Paris Images 2026

Le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) donne rendez-vous aux professionnels de la production cinéma et audiovisuelle pour son cycle de conférences qui se tiendra au Paris Images 2026, les...