Le marché de l'animation en 2025

Le marché de l'animation en 2025

Pour la 18ème année consécutive, le CNC publie son étude sur le marché de l’animation, présentée le 24 juin 2026 à l'occasion du Festival international du film d'animation d'Annecy.

Cette étude analyse tant l’animation audiovisuelle que cinématographique à travers les œuvres produites et leur financement mais également leur diffusion en France, dans les salles de cinéma, à la télévision (en linéaire et en télévision de rattrapage), en vidéo (physique et à la demande), ainsi qu’à l’étranger, dans les salles de cinéma, sur les plateformes de vidéo à la demande par abonnement et chaînes de télévision. Elle met ainsi en lumière les caractéristiques spécifiques de la production et de la diffusion de ces œuvres.

À retenir

Des dynamiques contrastées dans la production : fragilisation de l’audiovisuel, coeur de la filière animation, et vitalité du cinéma

  • Audiovisuel : ajustement de l’activité de prestation post-‘bulle’ des plateformes, et une production déléguée française dans uncycle bas en 2025
  • Des obligations d’investissement qui ont un effet amortisseur, avec un rôle essentiel de l’audiovisuel public
  • Une grande diversité et pluralité du cinéma d’animation, qui bat un nouveau record en nombre de films d’initiative française ; un cinéma souvent plus Art et Essai et niche mais avec une forte visibilité internationale, notamment en festivals, et quelques gros succès mondiaux dans les salles en 2025

Une filière résiliente mais sous tensions, durablement affectée par la contraction de la demande à l’international

  • Un impact déjà visible ces dernières années sur l’export des programmes audiovisuels d’animation et l’activité de prestation
  • ...Et qui s’étend en 2025 au financement de la création : pas de coproductions minoritaires en cinéma, part au plus bas des apports étrangers en audiovisuel (compensée par les apports des diffuseurs français et du CNC)
  • Dans ce contexte dégradé et de plus en plus concurrentiel, la France résiste néanmoins et reprend sa place de 3e pays producteur d’animation

Une adaptation nécessaire au déplacement de la consommation vers les plateformes et à la recomposition du paysage médiatique

  • Effective en BVoD: miroir d’une diffusion linéaire encore structurante pour l’animation et reflet de l’engagement des groupes TV dans la création française
  • Plus difficile en VàDA : des plateformes plus orientées ado/adulte, dominées par l’animation américaine et japonaise, qui investissent peu dans la production inédite hexagonale => une situation amenée à évoluer avec la révision de la clause diversité du décret SMAD
  • L’AVoD, nouveau lieu incontournable de consommation et relais de croissance pour l’export

L’animation, en première ligne face aux enjeux RSE

  • Parité : un retard du secteur largement rattrapésur la dernière décennie avec une féminisation rapide des métiers –encore à consolider sur le poste clé de la réalisation
  • Emploi : un secteur qui a subi le premier la rationalisation des investissements des plateformes, un niveau d’activité qui a chuté en 2024 avant de se stabiliser
  • IA : un déploiement rapide dans les studios malgré le manque de maturité des outils, de fortes inquiétudes sur l’emploi bien qu’elles semblent se tasser légèrement