Découverte d’une filmographie baroque et décalée
Mais Chaval était également passionné de cinéma, au point de tourner lui-même des films dès son adolescence. Les Oiseaux sont des cons, prix Émile Cohl 1965, est son seul film connu du grand public et pourtant il a réalisé une trentaine de films, considérés jusqu’ici comme perdus. Une partie d’entre eux a été retrouvée récemment par le CNC : des faux documentaires, des (vrais) films publicitaires, des animations au banc titre, des essais, des objets non identifiés. Un cinéma brut, multiple et discordant, à contre-pied de toute convention.
On peut aujourd’hui redécouvrir cette filmographie baroque et décalée, dont les restaurations par le CNC des Oiseaux sont des cons et Conte médiocre, ainsi que leurs premières versions inédites tournées par Chaval.

Le cinéma dessiné
En grand amateur, Chaval a aussi écrit sur le cinéma, dessiné le cinéma, animé ses dessins. Ses films ont l’absurdité et la dérision de ses dessins, ses dessins le même langage que les films. Rassemblant des dessins orignaux et préparatoires de ces films, des scénarimages, ses représentations graphiques du cinéma, l’ouvrage offre un panorama complet sur cet aspect méconnu de sa carrière.

À l’occasion de la parution de En Chavalorama, une séance de projection de quelques-uns de ses films aura lieu au Festival International du film d’animation d’Annecy le 23 juin à 10h en salle Pathé 8.