« En Chavalorama » : plongée dans le cinéma de Chaval

« En Chavalorama » : plongée dans le cinéma de Chaval

09 juin 2026
Cinéma
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Y’a d’la joie (1962)
« Y’a d’la joie » (1962) Succession Chaval

On connaît Chaval, dessinateur d’humour de talent, Chaval auteur de textes absurdes mais Chaval cinéaste ? La récente redécouverte d’une trentaine de ses films par le CNC a donné lieu à la parution d’un livre – DVD aux Éditions de l’œil qui fait toute la lumière sur son univers cinématographique. Une séance de projection de quelques-uns de ses films aura lieu au Festival international du film d’animation d’Annecy le 23 juin prochain.


En Chavalorama  Éditions de l’œil
Le nom de Chaval est indiscutablement associé au dessin d’humour : avec les artistes Mose ou Bosc notamment, il a contribué à la naissance d’un humour graphique en France, dans la lignée du renouveau initié par les dessins de Saül Steinberg aux États-Unis. Les dessins sans paroles de Chaval publiés dans la presse ont d’abord fait sa notoriété, puis sa signature a été irrémédiablement associée à l’incongruité de ses dessins légendés, parus essentiellement dans le Nouvel Observateur.

Découverte d’une filmographie baroque et décalée

Mais Chaval était également passionné de cinéma, au point de tourner lui-même des films dès son adolescence. Les Oiseaux sont des cons, prix Émile Cohl 1965, est son seul film connu du grand public et pourtant il a réalisé une trentaine de films, considérés jusqu’ici comme perdus. Une partie d’entre eux a été retrouvée récemment par le CNC : des faux documentaires, des (vrais) films publicitaires, des animations au banc titre, des essais, des objets non identifiés. Un cinéma brut, multiple et discordant, à contre-pied de toute convention.

On peut aujourd’hui redécouvrir cette filmographie baroque et décalée, dont les restaurations par le CNC des Oiseaux sont des cons et Conte médiocre, ainsi que leurs premières versions inédites tournées par Chaval.

Trois films de Chaval : Un dessin inanimé :Conte médiocre (1963 - Argos Films); Y’a d’la joie (1962 -Succession Chaval) ; Petits carreaux (1964 ? -Succession Chaval)
Trois films de Chaval : « Un dessin inanimé : Conte médiocre » (1963 - Argos Films); « Y’a d’la joie » (1962 -Succession Chaval); « Petits carreaux » (1964 ? -Succession Chaval) 

Le cinéma dessiné

En grand amateur, Chaval a aussi écrit sur le cinéma, dessiné le cinéma, animé ses dessins. Ses films ont l’absurdité et la dérision de ses dessins, ses dessins le même langage que les films. Rassemblant des dessins orignaux et préparatoires de ces films, des scénarimages, ses représentations graphiques du cinéma, l’ouvrage offre un panorama complet sur cet aspect méconnu de sa carrière.

Trois films de Chaval : Un dessin inaniDessin préparatoire pour film publicitaire Banania : Surmenage (1966). Collection privéemé :Conte médiocre (1963 - Argos Films); Y’a d’la joie (1962 -Succession Chaval) ; Petits carreaux (1964 ? -Succession Chaval)
Dessin préparatoire pour film publicitaire Banania : « Surmenage » (1966). Collection privée 

À l’occasion de la parution de En Chavalorama, une séance de projection de quelques-uns de ses films aura lieu au Festival International du film d’animation d’Annecy le 23 juin à 10h en salle Pathé 8.