Festival de la Cinémathèque : Debra Winger et John Badham, invités de la 13e édition

Festival de la Cinémathèque : Debra Winger et John Badham, invités de la 13e édition

17 février 2026
Cinéma
La Fièvre du samedi soir
« La Fièvre du samedi soir » réalisé par John Badham Paramount Pictures

Du 11 au 15 mars, la Cinémathèque française accueillera le public pour la treizième édition de son festival. La programmation rendra hommage à deux figures du cinéma américain, en parallèle d’une sélection de restaurations et d’une plongée inédite au cœur des collections. Le CNC y coorganisera une journée d’étude consacrée à l’écologie.


Le Festival de la Cinémathèque française démarrera le 11 mars par la journée d’étude « Cinéma & Écologie – Réinventer la critique, interroger les pratiques » organisée en partenariat avec le CNC et la Commission Supérieure Technique de l'image et du son (CST). La table ronde « Production et tournage : l'écologie va-t-elle tout changer ? » invitera Leslie Thomas, secrétaire générale du CNC ; Gwladys Bouillin-Pacheco, coordinatrice Éco-production ; et Marine Schenfele, directrice RSE Europe et Déléguée générale de la fondation CANAL+. La matinée se poursuivra par trois conférences : « Un monde inhospitalier : le cinéma à l'ère de l'anthropocène », « Quels enjeux écologiques pour la conservation filmique ? », et « La photochimie, une activité plus que centenaire face au défi de l'écologie. » La table ronde « Comment l'urgence climatique transforme-t-elle les manières de filmer le monde ? La parole aux cinéastes et à la critique » sera accompagnée de la projection de Détour réalisé par Edgar G. Ulmer.

Invité d’honneur de cette 13e édition du festival, John Badham présentera Sans titre de Leos Carax réalisé en 1997 pour les 50 ans du Festival de Cannes suivi de son film WarGames, lors de la soirée d’ouverture. Le réalisateur phare du blockbuster des années 1980 sera également présent tout au long de l’évènement lors des projections de Dracula, Étroite surveillance, ou encore Meurtre en suspens. Celle de La Fièvre du samedi soir sera accompagnée d’un dialogue avec le cinéaste, animé par Jean-François Rauger et Murielle Joudet. John Badham proposera également une carte blanche riche de trois titres : Le Loup de Wall Street de Martin Scorsese, No Country for Old Men de Joel et Ethan Coen, et Once Upon a Time... in Hollywood de Quentin Tarantino.

L’actrice et productrice Debra Winger sera honorée, puisque de nombreuses œuvres de sa filmographie rythmeront la programmation, à l’image des séances de La Veuve noire de Bob Rafelson, Chacun sa chance de Karel Reisz, et Officier et gentleman de Taylor Hackford. La projection de Tendres Passions de James L. Brooks précèdera un dialogue avec l’actrice animé par Pauline de Raymond, responsable de programmation à la Cinémathèque française et créatrice du festival. De la même manière, la projection d’Un thé au Sahara de Bernardo Bertolucci sera suivie d’un dialogue avec Debra Winger. Enfin, il sera possible de découvrir Searching for Debra Winger, documentaire hybride sur la place des femmes à Hollywood où Rosanna Arquette interroge la disparition médiatique de l’actrice.

Par ailleurs, une place importante sera accordée aux dernières restaurations en date, en France et dans le monde. De Vol au-dessus d'un nid de coucou de Miloš Forman à Ville à vendre de Jean-Pierre Mocky, en passant par Dune de David Lynch ou Charade de Stanley Donen, il y en aura pour tous les goûts. La sélection « Raretés des collections » permettra ensuite une plongée inédite au cœur des collections de la Cinémathèque française, tandis qu’un focus sur les « 50 ans des studios Kadokawa » invitera le public à découvrir six films restaurés et signés de grands noms du célèbre studio japonais, parmi lesquels Kon Ichikawa, Kenji Fukasaku et Shinji Somai. La sélection « Bruxelles vue par... » offrira un regard poétique ou politique sur la ville de Bruxelles avec une sélection de films signés Edmond Bernhard, Marc Didden, Jean Harlez, Émile Degelin ou Frank Van Passel.

De nombreux hommages rythmeront également les festivités, à commencer par ceux consacrés à Aleksandar Petrović, cinéaste de l'ex-Yougoslavie, Anja Breien, pionnière de la Nouvelle Vague norvégienne et Pierre Zucca, photographe de plateau devenu cinéaste. À l’occasion d’une rétrospective de sa filmographie, le documentariste Robert Bober, qui a été l’assistant de Truffaut, sera invité à discuter de Récits d'Ellis Island avec Frédéric Bonnaud, directeur général de la Cinémathèque française, et Émilie Cauquy, cheffe de projet de la plateforme HENRI. L’historien et archiviste Naoum Kleiman, spécialiste du cinéma d'Eisenstein surnommé « le Langlois russe », aura le droit à une carte blanche. Après la projection de ¡Que viva México! de Sergueï M. Eisenstein, Kleiman partagera son expertise avec le public lors d’une discussion en compagnie de Bernard Eisenschitz, traducteur et historien de cinéma, et Ada Ackerman, historienne de l'art et chargée de recherches au CNRS.

Une conférence de Jean-Pierre Verscheure sur le retour du procédé VistaVision complètera la programmation.