En 1934, le public découvre la poésie du court métrage « Une Nuit sur le Mont Chauve » réalisé en France par le russe Alexandre Alexeïeff et l’américaine Claire Parker, grâce à une toute nouvelle technique de leur invention : l’écran d’épingles. Cet instrument permet de réaliser des films d’animation par le jeu de la lumière sur des milliers pointes d’acier qui traversent une surface claire.

Quatre ans plus tard, ils imaginent un nouveau modèle plus petit destiné à la commercialisation, notamment aux Etats-Unis : surnommé « l’écran de Dowd », il est plus petit permettant à une seule personne de l’utiliser, et conçu sur un système de 330 lamelles entre lesquelles coulissent 400 000 épingles. Mais la technique étant peu rentable d’un point de vue marchand, et la nouvelle structure en lamelles peu convaincante au regard des inventeurs, cet écran d’épingles est resté inutilisé pendant des décennies. En 2015, il est acquis par le CNC auprès de la succession Alexeïeff pour compléter le fonds Alexeïeff / Parker conservé à Bois-d’Arcy.
Aujourd’hui, l’instrument est déposé au Musée du cinéma d’animation pour rejoindre l’exposition permanente au sein de la Cité internationale de l’animation au Haras d’Annecy.