Apichatpong Weerasethakul investit l’IAC de Villeurbanne

Apichatpong Weerasethakul investit l’IAC de Villeurbanne

19 avril 2021
Cinéma
Blue
"Blue" d'Apichatpong Weerasethakul Kick the Machine
Le cinéaste thaïlandais, lauréat d’une Palme d’or en 2010, sera à partir du 18 juin l’invité exceptionnel de l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne et proposera une monographie baptisée Periphery of the night.

Du 18 juin au 31 octobre, l’Institut d’Art contemporain de Villeurbanne confie l’intégralité de son espace d’exposition au cinéaste thaïlandais Apichatpong Weerasethakul, lauréat de la Palme d’or en 2010 pour Uncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures. L’artiste connu pour son approche expérimentale de la mise en scène proposera une vingtaine d’œuvres et autant de projections alliant plusieurs techniques comme la rétro-projection, les hologrammes...

Selon les organisateurs, ce projet d’ampleur, baptisé Periphery of the Night, « offrira aux visiteurs une expérience à la fois psychique et physique, entre projections filmiques, dispositifs immersifs, créations de lumière et dispositifs holographiques. »

Apichatpong Weerasethakul proposera des œuvres préexistantes dont le film Blue, réalisé en 2018 pour la 3e Scène de l’Opéra de Paris, mais aussi de nouvelles productions. L’une d’entre elles, actuellement en tournage, « s’intéresse aux mouvements de mobilisation de la jeunesse contre le régime autoritaire Thaïlandais qui a consenti à la Chine la construction de barrages sur le Mékong, asséchant le fleuve et privant les populations de nourriture, d’eau potable, de transports. »


Depuis plus d’une vingtaine d’années, le cinéaste adepte d’un cinéma-rêve sollicite à travers ses œuvres tous les sens du spectateur l’immergeant le plus souvent dans des décors naturels (jungle, forêt...) où survient un fantastique mystique.

Pour l’artiste thaïlandais, cet espace d’exposition sera « un cinéma très particulier » où le public pourra imaginer « différents scénarios, comme si chacun était un personnage et qu’il pouvait se souvenir de ses différentes vies ».