Année du documentaire 2023

Année du documentaire 2023

07 février 2023
Professionnels
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Année du documentaire 2023

L’Année du documentaire 2023 a été lancée ce 23 janvier au Fipadoc, festival international du documentaire, en présence de Rima Abdul Malak, ministre de la Culture. Cette initiative, suggérée par la Cinémathèque du documentaire et à laquelle la Scam est associée au nom des autrices et des auteurs, est portée par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC).


Cette opération est destinée à mettre en lumière la richesse et la créativité de ce genre, à valoriser son patrimoine et à accroître sa visibilité auprès du grand public, mais aussi à se pencher – conjointement avec les professionnels – sur les mesures de nature à soutenir plus efficacement son développement, sa production et sa diffusion. Ainsi, sur tout le territoire, à travers des festivals déjà existants, des programmations inédites, en salles et sur tous les autres écrans, des projections, des débats, des tables rondes ou journées d’échanges publics et professionnelles…le documentaire sera mis à l’honneur.

Un appel à participation sera lancé prochainement pour recueillir l’ensemble des propositions de tous les acteurs qui souhaitent estampiller leurs projets Année du doc.

Contact : anneedudoc2023@cnc.fr

 

Cette Année du documentaire va ainsi mobiliser l’ensemble des acteurs du secteur et générer une dynamique collective qui se prolongera au-delà de l’année 2023. Elle est l’occasion de célébrer la grande richesse de cette forme d’expression.
Scientifique, historique, animalier, culturel, musical, politique, militant, intime, social ou encore de découverte et de voyage, le documentaire offre un regard unique sur notre monde et notre société.

Depuis plusieurs années, il rencontre un large public grâce à de nombreux succès en salles comme La Panthère des neiges de Marie Amiguet et Vincent Munier ; Demain de Cyril Dion et Mélanie Laurent ou encore Merci Patron ! de François Ruffin ; ainsi qu’à la télévision avec les succès récents de Nous paysans de Fabien Béziat et Agnès Poirier ou Les Damnés de la Commune de Raphaël Meyssan ; ou encore sur les plateformes avec Orelsan – Montre jamais ça à personne de Clément Cotentin et Christophe Offenstein. Ces succès, publics et critiques, montrent la vitalité et la diversité des formats et des sujets abordés par les documentaristes.

Tout au long de l’année, à travers les grands rendez-vous du documentaire dans les festivals et dans les salles de cinéma et sur les chaînes de télévision avec des programmations spéciales, sur les plateformes de vidéo à la demande, par des tables rondes, des masterclasses de réalisatrices et réalisateurs internationalement reconnus et les talents de la nouvelle génération, l’Année du documentaire 2023 a l’ambition de faire rayonner le genre auprès du public.

Toute l’année, dans toute la France, sur tous les écrans

Parmi les festivals incontournables : Fipadoc, festival international du film documentaire à Biarritz (20 au 28 janvier) ; Cinéma du Réel (24 mars au 2 avril) ; Sunny Side of the Doc (19 au 22 juin) ; FID Marseille (4 au 9 juillet) ; Etats généraux du film documentaire de Lussas (20 au26 août) ; Le Mois du film documentaire qui proposera, sur le thème « Prendre la parole », plus de 400 projections et rassemblera plus de 2 300 structures culturelles, éducatives et sociales (novembre)…

Parmi les autres festivals avec une mise en valeur des films documentaires sélectionnés : le Festival de Cannes, à travers L’OEil d’or – Prix du documentaire et le Doc Day dans le cadre du Marché du film ; le Festival La Rochelle Cinéma ; le Festival Lumière ; La Fête du court métrage qui proposera cette année une sélection spéciale de courts métrages documentaires…

Parallèlement, le réseau de La Cinémathèque du Documentaire, qui compte plus de 70 structures, se mobilise pour proposer de nombreux festivals et événements, à travers le territoire. Dès la première partie de l’année aura lieu notamment la 14ème édition du festival Filmer le travail à Poitiers (17 au 26 février) ; Les Banquets du Réel à Grenoble (février) ; le cycle DocDocDoc dans le cadre des Rencontres du cinéma européen à Vannes (8 au 14 mars), Best of doc - Documentaire sur grand écran (8 au 21 mars) ou encore le Festival international du documentaire de Lasalle (17 au 20 mai).

De nombreuses initiatives spécifiques à cette Année du documentaire

Projections

Une série de ciné-concerts du film de patrimoine La Fête sauvage de Frédéric Rossif (1976) interprété par Les Percussions de Strasbourg ; un cycle de documentaires français et mexicains à l’Ambassade de France du Mexique ; les rétrospectives et rendez-vous de La Cinémathèque du Documentaire au Centre Pompidou avec des focus sur les cinéastes Nikolaus Geyrhalter, William Klein, Heddy Honigmann et sur l’œuvre documentaire de Jean-Luc Godard ; les soirées 100 % Doc du Forum des images ; un cycle de projections de films restaurés avec la BNF ; la Sacem organisera également des projections de documentaires musicaux et va créer des bourses d’écriture de documentaire musical et une aide à la création de musique originale pour le documentaire ; de nombreuses projections et événements seront également organisés par les Ateliers Varan, les Ateliers Médicis et la Cinémathèque idéale des banlieues initiée par Alice Diop, ou encore par La Cinémathèque française…

Rencontres pour le grand public

avec des réalisateurs et des réalisatrices et par exemple une table ronde organisée par le ministère de la Culture « du Super8 à Youtube, filmer sa vie » en partenariat avec YouTube France faisant intervenir sous le regard d’un sociologue, un historien du cinéma, un archiviste et un youtubeur pour évoquer l’évolution des pratiques amateurs pour raconter sa propre histoire : Comment une pratique amateur raconte une époque et s’inscrit dans le récit commun ? Qu’est-ce que cela dit du regard qu’on porte sur soi et sur les autres ?

Rencontres professionnelles

Parmi les premières initiatives, la Scam, ARTE et le CNC organiseront des journées-rencontres « Le documentaire, matière à penser » autour de la pratique du documentaire avec le 1er épisode le 14 mars : Du « je » au « nous » ; Unifrance proposera une journée de réflexion sur l’exportation des documentaires le 3 avril ; le CNC organisera une journée de réflexion autour des enjeux du documentaire dans le courant de l’année.

Le ministère de la Culture va proposer une programmation spécifique qui s’adresse au grand public et s’intéresse particulièrement à la pratique amateur en fédérant d’autres secteurs culturels.

Sont entre autres proposés : un jeu concours pour les jeunes du pass Culture mené en partenariat avec YouTube France, un festival dédié au documentaire de danse au Théâtre de Chaillot, une journée spéciale organisée par l’Inrap et ARTE à l’occasion des journées européennes de l’Archéologie, une série de projections sur un monde qui disparaît organisée par les Archives nationales du monde du travail à Roubaix…

Des actions envers le public jeune

avec un concours de court métrage « C’est quoi un film documentaire ? » organisé par La Cinémathèque du Documentaire.

Des réflexions et actions autour de l’éducation à l’image

France Télévisions ira à la rencontre des enseignants, des élèves et des parents avec un tour de France académique de l’Education aux médias et à l’information et de la citoyenneté. A travers les documentaires de France Télévisions des ateliers thématiques, des masterclasses et des projections-débats sont organisés autour de thématiques variées comme l’égalité filles garçons, les valeurs de la République, le devoir de mémoire, la lutte contre la désinformation…

La Délégation académique à l’éducation artistique et à l’action culturelle de l’Académie de Lyon va lancer une expérimentation dans le cadre de projets d’établissements, qui permet aux élèves (collèges et lycées) de réaliser un documentaire avec l’aide de professionnels dans une démarche analytique, critique et pratique, et s’inscrivant dans un festival du film documentaire des élèves au niveau de l’académie.

La mobilisation des diffuseurs

France Télévisions proposera une éditorialisation de la plateforme France.tv via des corners dédiés aux documentaires comme celui du Fipadoc ou des pépites documentaires de l’Année du documentaire. Sur ses antennes via la labellisation d’événements documentaires, France Télévisions poursuivra également un cycle de rencontres sur les séries documentaires en collaboration avec le CNC, La Fémis et la Scam.

L’INA travaille chaque jour à la diffusion et à la valorisation du genre documentaire avec plus de 2000 documentaires proposés sur madelen, sa plateforme à remonter le temps. A l’aube de cette Année du documentaire, l’INA entend réaffirmer cet engagement en proposant, sur madelen et lors de projections, des grands titres du patrimoine documentaire, et en participant aux concours et aux actions de soutien à la création.

ARTE va proposer, tout au long de l’année 2023, une riche offre documentaire sur son antenne, sa plateforme et ses chaînes sociales, tout en faisant rayonner le genre grâce à une multitude d’initiatives. Collections, projections, masterclasses, éducation à l’image, labellisation, etc.

Tënk, la plateforme de vidéo à la demande dédiée exclusivement au documentaire proposera des initiatives tout au long de l’année.

Une valorisation du documentaire à l’international :

avec la collaboration d’Unifrance : renforcement des professionnels du documentaire dans les marchés et festivals internationaux ; diffusion de deux documentaires dans le cadre de MyFrenchFilmFestival ; diffusion d’un court métrage documentaire par mois dans le cadre de la programmation « Short Film of the Week » sur YouTube ; des projections dans les Instituts français du monde grâce à une offre de plus de 1 000 documentaires…

Amené à s’étoffer tout au long de l’année 2023, ce programme de l’Année du documentaire est à retrouver sur le site internet www.anneedudoc23.org.

Les Ambassadeurs

Sandrine Bonnaire

Sandrine Bonnaire Matthieu Raffard
« Le documentaire, vecteur de responsabilité.
Un documentaire est un pur constat, il nécessite un œil particulier, avec lui on ne peut pas tricher. Lorsque je réalise un documentaire je m’efface au maximum pour aller chercher quelque chose qu’on ne va pas me donner immédiatement. Le rapport à la distance est très important. On est témoin, lorsqu’on filme, et on doit rester au bon endroit. Un documentaire qui atteint son but ne doit pas être didactique, ni prendre position, c’est au spectateur de se faire son idée. »

Sandrine Bonnaire, réalisatrice et comédienne

Yann Arthus-Bertrand

Yann Arthus-Bertrand Bruno Bébert

« Plus qu’un artiste, je me définis comme un témoin au service d’un intérêt. En tant que photographe ou comme réalisateur de film, je suis un passeur. L’image est pour moi le meilleur médium pour transmettre l’information et l’émotion. Et le documentaire ajoute une autre dimension : la force des paroles et l’incarnation de la multitude des chemins de vie. Avec tous ces témoignages du monde entier, j’ai pris conscience de ce que ce travail apporte à ma vie personnelle.
Grâce au documentaire, je ne vieillis pas, je grandis. »

Yann Arthus-Bertrand, réalisateur et photographe