Documentaire : fonds d'aide à l'innovation audiovisuelle (aide au développement)

L'aide à l'écriture et l'aide au développement du Fonds d'aide à l'innovation audiovisuelle du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) ont pour objectif d'accompagner les auteurs et les producteurs de documentaires de création cinématographiques et télévisuels qui nécessitent une écriture élaborée, un important travail de développement et proposent une approche innovante au regard des programmes audiovisuels.
  • Secteur : Cinéma - Audiovisuel
  • Phase d'intervention : Développement
  • Type de soutien : Documentaire
  • Type d'aide : Aide sélective
  • Demandeur : Producteur

 

Composition de la commission

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La commission est composée d’un président et de six personnalités du cinéma et de la télévision.

Président : Sylvain PRUDHOMME, écrivain

Membres

  • Hervé AUBRON, critique de cinéma
  • Jean-Laurent CSINIDIS, producteur
  • Caroline GUIELA NGUYEN, metteuse en scène
  • Ombline LEY, réalisatrice
  • Guillaume MOREL, distributeur
  • Clara VUILLERMOZ, productrice

Résultats des commissions

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16 juin 2022


Il neige à Bangkok de Mali Arun
Producteur : L’atelier documentaire
Aide accordée : 15 000 €
Mes grands-parents chinois quittent leur pays aux premiers souffles de la révolution culturelle pour planter racines à Bangkok. Ma grand-mère allemande fuit son père officier nazi juste après la guerre pour rejoindre son amant turc à Istanbul. Né en Thaïlande, mon père quitte l’Asie pour Paris et se fait passer pour un réfugié lao pour obtenir des nouveaux papiers. Née à Istanbul, ma mère passe son enfance entre la Turquie et l’Allemagne puis s’enracine en France pour la quitter à nouveau et s’installe sur une petite île allemande située à l’orée des terres Danoises. Tous ont quitté leur pays pour se reconstruire ailleurs. L’identité devient trouble quand elle est constituée d’une multitude d’exils, de langues, de cultures, de religions et de racines. Pourtant elle perdure, en chacun de nous, indestructible, et à travers ce film, je fouille pour dénicher les différences qui nous construit et qui façonnent le monde.

Mémoire fantôme de Hyun Jung Choi
Producteur : Athénaïse
Aide accordée : 15 000 €
Sept lettres, toutes destinées à ma sœur disparue en 1980 à Séoul. Et déroule le récit d'une enquête intime pour comprendre les raisons de sa disparition, offrant ainsi une occasion de regarder l’autre côté du miroir, la face cachée de l’histoire de la Corée du Sud, appelée jadis « Pays du Matin calme ». Pour cela, je convoque les récits individuels des membres de ma famille, mais aussi la mémoire collective du peuple coréen des années 1970-80 comme une trame de fond : la planification familiale, l’eugénisme à peine dissimulé, le sexisme hérité du confucianisme, le « Printemps de Séoul », le « Projet d'assainissement de la société », la conversion accélérée du pays au protestantisme. Moment charnière qui a permis au pays de se hisser au 10ème rang des puissances économiques mondiales.

Otés marmailles de Perrine Michel
Producteur : La chambre aux fresques
Aide accordée : 14 000 €
Marie-Ange est née à La Réunion. Orpheline à neuf ans, elle est embarquée dans un avion pour être « transplantée » dans une famille d’accueil en Creuse. A 64 ans, elle rêve de rentrer sur son île. A travers une composition musicale créole, le film retrace son parcours douloureux, ainsi que celui de petits réunionnais issus de familles dépourvues, tous exilés par l’État Français sur des territoires ruraux de l’Hexagone qu’il s’agissait de repeupler.

Choses qui font battre le cœur de Laure Cottin Stefanelli
Producteur : Hutong productions
Aide accordée : 13 000 €
Pour tromper la solitude, Etienne, Thierry et Alain ont fait le choix de vivre des histoires d'amour avec des êtres non-humains, les Love Dolls. Ces trois hommes ont une imagination hors du commun qui leur permet de donner vie à leurs compagnes inanimées. Un été, alors qu'ils se retrouvent tous les trois dans le Sud de la France, un événement inouï, magique et inattendu a lieu.

Saudades eternas d’Emma Boccanfuso
Producteur : Macalube films
Aide accordée : 14 000 €
Chapéu Mangueira est une favéla qui surplombe la clinquante et touristique Copacabana dans le sud de Rio-de-Janeiro. Dans ce quartier en marge, une guerre se joue entre trafiquants de la susnommée et ceux de la favela voisine. La police spéciale tenue de démanteler les deux réseaux ressemble plus à un peloton d’exécution, et envenime la situation. Dans ce contexte, une famille de Chapéu Mangueira tente de survivre dans une maison de brique qui n’est étanche ni aux balles ni aux tensions. Sueli, matriarche tendre comme elle est angoissée, résiste avec les siens aux assauts et voudrait garder sa famille unie.

Entre terres de Florence Lazar & Jean Breschand
Producteur : Sister production
Aide accordée : 15 000 €
En 2013, un cimetière d’esclaves a été retrouvé sur une plage de Martinique. C’est un événement exceptionnel qui a vite suscité des questions sensibles : Que faire de ces morts oubliés ? Leur donner une sépulture ? Les conserver pour le futur ? Et quelle est leur histoire ? Toutes ces questions n’ont rien de théorique, elles agitent l’île aujourd’hui. Car l’esclavage n’est pas juste un mauvais souvenir, il marque le territoire de son empreinte, il hante la population. En témoignent de façon révélatrice les maladies propres à la Martinique – qu’elles frappent les âmes ou les corps. Ce film raconte comment des habitants, des médecins, des archéologues se confrontent à ce grand retour du refoulé, comment ils commencent à élucider ce passé, et quelles en sont les conséquences tant individuelles que politiques. Ce film raconte comment des femmes et des hommes commencent depuis peu à ressaisir les silences de l’histoire de la Martinique.

La Conquista divina de Michoacan de Tito Gonzalez Garcia
Producteur : Tamara films
Aide accordée : 13 000 €
La Conquista Divina de Michoacán est un film documentaire tourné au Mexique, sur la difficulté qu'a Cherán — communauté Amérindienne à l’est du pays — à faire face à la toxicomanie. Considérée comme la région la plus violente du Mexique le Michoacán, est le territoire des Indiens P’urhépecha. C’est une zone qui est aujourd’hui indépendante de l’Etat et aussi des narcotrafiquants. Cette indépendance est fruit d’une révolution commencée par les femmes du village. Traditionnellement attachés à leurs forêts et ses plantes médicinales, le changement d'usage des sols dû à la production intensive d'avocat a bouleversé la vie des habitants. Entre perte de repères et syncrétisme séculaire, les amérindiens s'adaptent comme toujours a de nouveaux modes de vie.


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