Les films de patrimoine à la télévision : bilan et perspectives

Les films de patrimoine à la télévision : bilan et perspectives

Étude présentée à Lyon le 16 octobre 2026 à l'occasion du Festival Lumière.

À retenir

Une offre de films de patrimoine relativement stable depuis le lancement des nouvelles chaînes TNT en 2005

  • Une croissance de l’offre de films de patrimoine à la télévision liée à la mutation en profondeur du paysage audiovisuel français : arrivée de la TNT en 2005 et de nouvelles chaînes HD en 2012, renouvellement de fréquences
  • Accompagnée d’une diffusion plus dense avec un recours plus systématique à la multidiffusion, notamment sur les nouvelles chaînes TNT des groupes privés
  • Une offre principalement française, portée par l’audiovisuel public et CANAL+ ; les groupes privés, eux, proposent de plus en plus d’œuvres américaines sur la période, offre qui est devenue majoritaire pour le groupe M6

Un changement de stratégie avec l’arrivée de la TNT

  • Une offre de films de patrimoine largement moins programmée sur les chaînes mères, les chaînes filles prenant le relais avec une offre plus étoffée
  • Des œuvres davantage diffusées en première partie de soirée mais sur des chaînes avec une audience bien inférieure aux chaînes historiques…
  • …donc un catalogue moins bien monétisé

Une offre de films de patrimoine de moins en moins exclusive pour les chaînes de télévision

  • Une explosion de l’offre de patrimoine sur les services de vidéo à la demande par abonnement (VàDA), dont le catalogue est largement exclusif
  • A l’inverse, une offre sur les chaînes de télévision de moins en moins exclusive avec des films de patrimoine très largement présents sur les services de VàDA
  • Une offre commune aux chaînes de télévision et aux services de BVoD faible ; des services de BVoD qui mettent à disposition chaque mois une cinquantaine de films non proposés en linéaire (autour d’un quart des films de patrimoine en BVoD)