Le 48ᵉ Festival de cinéma de Douarnenez présente Les Marocs

Le 48ᵉ Festival de cinéma de Douarnenez présente Les Marocs

27 juillet 2026
Cinéma
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L’affiche du 48ᵉ Festival de cinéma de Douarnenez
L’affiche du 48ᵉ Festival de cinéma de Douarnenez El Kabira Hachimi / Inès Bouallou

Via ses multiples sections, l'événement breton souhaite mettre en avant les différentes facettes du pays grâce à une programmation éclectique. A l'occasion de l'ouverture de sa billetterie, voici le programme détaillé du Festival de cinéma de Douarnenez 2026.


Du 15 au 22 août, la 48ᵉ édition du Festival de cinéma de Douarnenez aura pour thématique Les Marocs [Marocù]. La graphiste El Kabira Hachimi a réalisé le visuel de cette édition à partir d'une photo d’Inès Bouallou, conçue dans le cadre de sa série « Enfance revisitée ». L’artiste sera présente lors du festival dans le cadre d’une exposition dédiée à son travail sur la santé mentale, organisée aux Halles durant toute la durée de la manifestation. 

Le festival de Douarnenez se divise en plusieurs sections cinéma. Sa programmatrice, Leïla Colin-Navaï, les présente ci-dessous.

Les Marocs

« Nous invitons le public à découvrir des peuples, pour échanger sur leurs endroits de résistance, de culture et de cinéma. L'an dernier, nous avions misé sur les habitants de l’Amazonie : cela représentait neuf territoires différents, c'était assez gigantesque ! Nous avions principalement axé sur le cinéma autochtone. Les Marocs aborde les territoires via leur humanité : cela comprend l'ensemble des gens qui vivent dans le pays, mais aussi des diasporas. Les films sélectionnés sont à 98% conçus par des Marocains ou des artistes originaires de là-bas. Seuls deux films ont des réalisateurs français. »

  • Le Mirage et la Pierre de Ouahib Mortada et Lo Thivolle
  • Sur la planche de Leïla Kilani
  • Fatna, une femme nommée Rachid de Hélène Harder
  • Deux rétrospectives seront par ailleurs consacrées à Ahmed Bouanani et au collectif Tizintizwa

 

Regards d'ici

« Ce festival a été fondé par des habitants de Douarnenez dans un esprit de lutte de territoire et aussi à l'époque contre les centrales nucléaires. Il y a cet ADN très breton, avec la défense de la langue, de la culture... »

  • Ar re Wirion de Mauricio Hernández
  • Championnes ! de Morgane Lincy Fercot
  • Gravé·es dans les roches du collectif Les Ateuls & Les Roches Blanches
  • Derrière la vitre de Jim Chawki
  • En Tierra de Simón Uribe
  • La Tournée de Guillaume Vatan
  • Labore Nobile de Juliette Achard
  • Ma maison qui disparaît de Prune Limodin
  • Mise en culture, récolte & dispersion des épines de Jeanne Girard
  • Plouf d'Erwann Babin et Florian Stéphant
  • Ripeurs d'Erwann Babin
  • Signal d'Emma Carré et Mathilde Parquet
  • Vue sur mer de Xavier Champagnac
  • Yaourt de Suzy Dupin
  • Zone Grise de Liza Guillamot
  • Un chemin de traverse consacré à Nedjma Berder sera également proposé, ainsi qu’un clin d'œil au cinéma breton avec Feb et le Pôl.e audiovisuel.

Résistances affectives

Deux focus composent cette section : le premier dédié au Sudanese Film Group (via quatre courts métrages), le second sur le comédien et réalisateur Med Hondo. Deux de ses œuvres fraîchement restaurées, West Indies, les nègres marrons de la liberté (1979) et Sarraounia (1986), seront notamment projetées au public.

« Bouchra » réalisé par Orian Barki et Meriem Bennani
« Bouchra » réalisé par Orian Barki et Meriem Bennani Norte Distribution

LGBTQIA+

« Ces programmations sont plus récentes. Celle-ci a été lancée en 2012, construite avec des bénévoles issus des communautés LGBT. L'idée, c'est de bâtir nos sections avec des concernés, qu'ils ou elles puissent s'exprimer de l'intérieur. »

  • Bouchra d'Orian Barki et Meriem Bennani
  • Amour.amour.liberté de Tahin Demiral
  • Une rencontre autour de la question : « Quelles zones d'expression pour visibiliser les luttes et identités queer dans un contexte répressif ? »

Monde des Sourd·es

« Nous avons conçu cette sélection avec des personnes sourdes, qui font partie de notre comité d’administration, avec le soutien du Collectif des Sour.des en Finistère. Nous faisons en sorte de rendre le plus de films possible entièrement accessibles aux personnes malentendantes. Nous avons une quarantaine d'interprètes LSF (langue des signes française) qui leur permettent de pouvoir suivre les films, mais aussi les rencontres organisées autour des projections. Nous en proposons deux par jour, dont certaines dédiées à ce sujet : cette année, par exemple, nous allons discuter des différentes langues des signes existant au Maroc. Lancée en 2009, cette section a pris de l'ampleur et c'est assez extraordinaire de constater qu'une partie du public vient exprès au festival de Douarnenez pour cette accessibilité. »

  • Elle entend pas la moto de Dominique Fishbach
  • Mãos Rapper de Giuliano Robert
  • Une rencontre autour de la question « Journalisme sourd : le témoin peut-il remplacer le journaliste en situation de crise ? »
Monde des Sourd·es du Festival de cinéma de Douarnenez
Monde des Sourd·es Festival de cinéma de Douarnenez

Jeune Public

« Cette section met en avant des films faits avec et par des enfants : nous avons hâte de voir les petits comédiens et réalisateurs sur scène pour présenter leurs films ! »

  • Maria aux pieds nus de Rebecca Digne
  • Le Départ de Saïd Hamich Benlarbi
  • Comme une pieuvre de Maude Vuillez