Les studios de tournage cultes en France

Les studios de tournage cultes en France

28 janvier 2019
Cinéma
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Studios Bry-sur-Marne
Studios Bry-sur-Marne Transpastudios/DR

Le Paris Images Location Expo a célébré les 21 et 22 janvier les lieux de tournage hexagonaux. L’occasion de faire le tour de quelques studios incontournables situés en France.


Bry-sur-Marne

Nés en 1987 sous l’impulsion de la Société française de production, les studios de Bry-sur-Marne, dans la banlieue de Paris, accueillent depuis plus de 30 ans de nombreux tournages d’émissions de télévision et de films de cinéma. Pensé dès le départ comme la réponse française aux studios hollywoodiens, le lieu composé de sept plateaux permet de gérer directement sur place l’intégralité de la production, avec la présence de toutes les structures nécessaires (lumière, stockage des décors, loges, post-production…). Bry-sur-Marne est très régulièrement utilisé pour des longs métrages français (Le Crocodile du Botswanga, Victoria, Dans la brume…) ou internationaux (Hunger Games : La Révolte, partie 1, Carnage, L'Odeur de la papaye verte…). En 2015, le studio a été racheté par le groupe Transpalux.

La Victorine

Situés dans le quartier Saint-Augustin de Nice, les studios de la Victorine fêtent cette année leurs cent ans. Onze plateaux de 275 à 1 175 m2 composent ce lieu immense, repris depuis peu en régie par la ville de Nice. Fondé par Louis Nalpas et Serge Sandberg, la Victorine a vu défiler les plus grands réalisateurs, de Marcel Carné (Les Visiteurs du soir) à Georges Lautner (Ne nous fâchons pas) en passant par Alfred Hitchcock (Le Passé ne meurt pas) et François Truffaut (La Nuit américaine). Les studios ont connu leur âge d’or dans les années 30, lors de l’avènement du cinéma sonore, mais devraient prochainement connaître une deuxième vie grâce au « Comité Victorine », composé de nombreuses personnalités du cinéma, chargées de les relancer.

La Belle de Mai

Situés au cœur d’un pôle média et d’une friche, les studios de Marseille abritent cinq plateaux parmi les plus hauts d’Europe. Et si la Belle de mai est réputée pour la post-production de films et de programmes de télévision, c’est aussi ici que se tourne depuis plus de dix ans la série de France 3 Plus Belle la Vie. Les décors sont immenses, avec la reproduction d’un secteur de 1 100 m2, inspiré du quartier marseillais du Panier.

La Cité du cinéma

Le pôle cinématographique de la Cité du cinéma est un projet porté par Luc Besson qui a été inauguré en 2012 à Saint-Denis, au nord de Paris. Un lieu gigantesque, imaginé pour pouvoir accueillir les plus grosses productions, comme le font Pinewood à Londres, Cinecittà à Rome ou Babelsberg à Berlin. Les 11 000 m2 de plateaux ont notamment été le lieu de tournage de Santa et Cie, La Ch’tite famille, Valérian et la Cité des mille planètes, Lucy ou encore Jackie et la série Le Bureau des légendes.

Les Studios de Boulogne

Fondés en 1941, les Studios de Boulogne ont accueilli, dans les années 50 et 60, de très nombreux films américains dont l’action était censée se situer en France. Billy Wilder (Ariane), John Huston (Les Racines du ciel) ou Darryl F. Zanuck (Le Jour le plus long) ont ainsi posé leurs caméras sur les plateaux de Boulogne-Billancourt, qui au plus fort faisaient 12 000 m2. En tout, 343 longs métrages ont été tournés sur place avant une grande transformation en 1990 et une rénovation en 1999, suite au rachat par la Société française de production. Revendus en 2015 à Vivendi, les studios sont devenus en 2016 « Canal Factory ».

Les Studios de Billancourt

Attention, à ne pas confondre avec les Studios de Boulogne ! Si les deux studios ont partagé la même ville, ceux de Billancourt ont fermé leurs portes en 1992. Sortis de terre en 1922 grâce à Henri Diamant-Berger qui a investi une ancienne fabrique de carlingues d’avions, les plateaux ont connu un grand pouvoir d’attractivité dans les années 30, avant de subir de plein fouet la Seconde Guerre mondiale. Après une fermeture de quelques mois, les Allemands ont investi les lieux en 1941 et les ont loués à leur propriétaire Marc Lauer. Une trentaine de films français ont vu le jour durant les trois années suivantes, dont L'Assassin habite au 21, Les Inconnus dans la maison ou Le Corbeau. Les Studios de Boulogne ont par la suite été préférés par les professionnels du cinéma et le site a été détruit en 1995 pour laisser place au siège de Canal+.

Les Studios d’Épinay

Anciennement appelés Studios Éclair, les Studios d’Épinay, en Seine-Saint-Denis, ont été fondés en 1907 par Charles Jourjon et Ambroise-François Parnaland. Le lieu a connu de nombreux tournages d’ampleur, dont le 11e film de la saga James Bond, Moonraker. Plusieurs films cultes ont également pris vie à Épinay, comme La Chute de la maison Usher de Jean Epstein, Les Tontons Flingueurs de Georges Lautner, Le Locataire de Roman Polanski, Léon de Luc Besson, Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre d’Alain Chabat et L’Écume des jours de Michel Gondry. Après de nombreux changements de propriétaires au fil des ans, les Studios d’Épinay sont désormais concurrencés par la Cité du cinéma, également située en Seine-Saint-Denis.