Documentaire : fonds d'aide à l'innovation audiovisuelle (aide au développement renforcé) - résultats de la commission en 2022

Résultats des commissions

31 décembre 2022


commission du 25 novembre 2022

Au-dessous du volcan de Sara Rastegar & Simone Pozzi
Producteur : BOCALUPO FILMS
Aide accordée : 45 000 €
Au large de la Sicile, le sommet du Stromboli surgit de la mer et ses explosions régulières éclairent la nuit depuis l’Antiquité. Ayant longtemps servi de demeure aux Dieux, c’est aujourd’hui une communauté d’hommes et de femmes qui vit en dessous des cratères pour panser des blessures ou réaliser ses rêves. Sur cette île-volcan où la vie et la mort se côtoient sans cesse, où tout pourrait être anéanti à chaque instant, la micro-société de Stromboli fait face à un monde en pleine mutation.

Le Ciel est bleu de Pascal Messaoudi & Paul Louis Léger
Producteur :  CINEPHAGE PRODUCTIONS
Aide accordée : 40 000 €
A gauche, les semi-remorques se succèdent, dans un décor de cuves et de cheminée à la fumé noire. A droite, la nature paisible où volent les oiseaux au-dessus des pêcheurs et des vacanciers. Au cœur de ce paysage paradoxal, nous emprunterons le quotidien de Nathalie, Danny et Gisele. Ici la pétrochimie tue mais elle crée de l’emploi et permet une vie prospère.

La Fin des paninis de Yann Ducreux
Producteur : LES FILMS DE L’OEIL SAUVAGE
Aide accordée : 40 000 €
Carine, 57 ans, travaille comme femme de ménage dans les Alpes du sud. Il y a plus de dix ans, elle a lancé en parallèle sa petite affaire, le P’tit Creux, camion-snack qui, à la belle saison, sur les bords du lac de Serre-Ponçon, devient un repère pour les habitants et les touristes de passage. Mais le camion est rongé par la rouille et Carine sait qu’elle ne pourra pas le réparer. C’est dans cette incertitude que se déroule ce qui sera peut-être la fin du P’tit Creux.

La Fin du monde de Stéphane Breton
Producteur : LES FILMS D’ICI
Aide accordée : 40 000 €
Au nord du Chili, un bout de côte si escarpé qu’on ne peut pas l’atteindre par la route, seulement par bateau. Des gens se sont installés dans des cabanes et vivotent au milieu de leurs déchets en ramassant des algues qu’ils revendent très cher. C’est la vie à l’envers dans un petit coin du monde têtu et sale bien qu’il soit tranquille et doux. Ces aventuriers de la dernière heure gagnent juste assez pour ne pas avoir à se donner plus de mal que ça et pour trouver le temps de boire en paix l’argent qu’ils ont gagné. Voilà la liberté qu’ils cherchaient. Ils nous montrent ce que c’est que de vivre loin de tout, que le bout du monde est aussi sa fin, et que la fin du monde est belle, finalement.

Il pleut dans la maison de Paloma Sermon-Daï
Producteur : KIDAM
Aide accordée : 30 000 €
Livrés à eux-mêmes suite à l'internement de leur mère, un frère et une sœur se soutiennent l'un et l'autre au sein de leur maison familiale insalubre. Face à un été caniculaire et orageux, ils se retrouvent tiraillés entre l'adolescence et la vie d'adulte qui les attend.

Je ne suis qu’une créature solide à travers le vent de Louise Hemon
Producteur : HUTONG PRODUCTIONS
Aide accordée : 40 000 €
Première femme océanographe française, Anita Conti embarque en 1952 sur un chalutier pour partager la dure vie des pêcheurs de morue en Atlantique, seule avec sa caméra et soixante hommes durant six mois.

Les Miennes de Samira El Mouzghibati
Producteur : PIVONKA PRODUCTION
Aide accordée : 40 000 €
Pourquoi ai-je été si catastrophée en apprenant que j’allais avoir une fille ? En repensant aux femmes de ma famille, je sais que j’ai hérité d’une part sombre de leur histoire. En réaction à un événement tragique passé sous silence s’est créé un clan de sœurs, dont ma mère était exclue. Avec Les Miennes je décide de dérouler le fil des mariages ; de celui de la plus traditionnelle à la plus rebelle de mes sœurs, à Bruxelles, jusqu’à celui de ma mère dans son Rif natal.

On n’est pas né pour perdre de Jonathan Rescigno
Producteur : SUPERMOUCHE PRODUCTIONS
Aide accordée : 42 900 €
Une cité-dortoir de béton coloré, isolée au milieu d'une nature immense et flamboyante. Sindi navigue entre son job d'esthéticienne et les cours d'autodéfense qu'elle donne aux filles de la cité. Au barber shop, Qasim et Moha se retrouvent pour prendre soi d'eux et faire leur business, mais ne rêvent que d'une chose : trouver le grand amour. On n'est pas né pour perdre raconte la fureur de (sur)vivre d'une jeunesse prête à tout pour triompher dans sa quête du bonheur.

Os barcos de Vincent Boujon
Producteur : THE KINGDOM
Aide accordée : 40 000 €
C’est l’été à Bahia. Contre toute attente après cinquante années de lutte, la justice brésilienne a ordonné l’annulation définitive d’un luxueux projet immobilier qui devait raser la petite communauté de pêcheurs de la favela de Solar do Unh?o, à la frange des riches quartiers de Salvador. La prochaine fête que les habitants organisent chaque année en l’honneur de Iemanja – leur déesse protectrice – célèbrera cette grande nouvelle. Ses préparatifs seront l’occasion de se retrouver, d’échanger, et surtout d’imaginer et de rêver un avenir enfin possible.

commission du 25 mars 2022

Affronter l’obscurité de Jean-Gabriel Periot
Producteur : ALTER EGO PRODUCTION
Aide accordée : 50 000 €
Affronter l'obscurité sera un portrait subjectif du Siège de Sarajevo construit en deux parties. La première sera composée d’extraits de films tournés pendant le Siege, par de très jeunes cinéastes qui ont pris leurs caméras pour documenter le quotidien de cette guerre alors même qu’ils y participaient activement comme soldats ou dans la protection civile. La seconde partie du film sera composée d’interviews, tournées aujourd’hui, de ces réalisateurs qui partageront avec nous cette expérience singulière.

A l’abri du mal de Jonathan Le Fourn
Producteur : PERSPECTIVE FILMS
Aide accordée : 40 000 €
Et si le diable existait ? On raconte qu’il se rencontre à la croisée des chemins ou à l’orée d’un bois. Il suffit de s’y rendre et d’attendre, mais ce n’est pas sans risque. L’arpenteur finit souvent par se confondre avec cet arrière-pays où rôdent les monstres, l’étrange sortilège des destinées et les révoltes à venir.

Animus d’Eliane De Latour
Producteur : LES FILMS DU TAMBOUR DE SOIE
Aide accordée : 40 000 €
Devant les tragédies annoncées, renouer avec la faune à travers quatre tisseuses de mondes qui chacune porte une relation particulière aux animaux sauvages. Par la réflexion, la réparation, l’art et le discernement de la beauté dans le vivre avec.

L’Effet Bahamas d’Hélène Crouzillat
Producteur : LES ALCHIMISTES
Aide accordée : 40 000 €
L’Assurance chômage semble vivre ses derniers soubresauts, victime d’une mystérieuse épidémie, l’effet Bahamas, qui pousserait les gens à partir sous les tropiques avec l’argent de la caisse. Pourtant, cet argent n’a jamais été aussi nécessaire, face à une précarité grandissante. La disparition de la caisse serait-elle une destruction programmée ? En suivant la piste de l’argent et le récit de quelques rescapés, je m’emploie, moi chômeuse, à démêler les fils d’une fiction communément admise.

Futurs intérieurs de Christos Karakepelis & Natasha Segou
Producteur : SISTER PRODUCTIONS
Aide accordée : 60 000 €
Des hommes et des femmes, ouvriers dans les ports sur la nouvelle Route de la Soie chinoise – Le Pirée (Grèce), Bagamoyo (Tanzanie) et Shenzhen (Chine) – tentent d'imaginer leurs avenirs personnels au sein du futur global dessiné par la nouvelle puissance mondiale.

Le grand tout d’Aminatou Echard
Producteur : SURVIVANCE
Aide accordée : 45 000 €
Je m’appelle Aminatou et je suis blanche. Avec ce prénom, ma mère Nicole Echard, ethnologue spécialiste du Niger des années 60 à 80, m’a légué ses archives de terrain, ses films et rushes en 16mm, ses photos, sa correspondance avec son principal assistant au Niger, Garba Maïgaye. Aujourd’hui, avec un groupe de Nigériens installé en Belgique, nous réinterprétons ces textes. En nous plongeant dans la mémoire de Nicole et de Garba au début de l’indépendance du Niger, nous nous confrontons ensemble à la complexité du présent.

Les Nouvelles Lumières de la ville de Julia Rostagni
Producteur : LES FILMS DE LA PEPINIERE
Aide accordée : 35 000 €
Dans le nord de la ville de Marseille, un centre de formation initie des jeunes à l’installation de la fibre optique, un « métier d’avenir ». Régis y croit dur comme fer et il embarque un groupe à y croire avec lui. Non loin de là, un café fait place de témoin de la transformation du quartier des Crottes. Claire doit faire ses cartons parce qu’elle a été expropriée, on ne veut plus d’elle et de ce qu’elle représente dans le paysage. Antoine, lui nous envoie des messages depuis la mer, le bateau sur lequel il travaille tend un câble de fibre optique en direction de Marseille qui devient une plaque tournante des données numérique à échelle mondiale. Les quartiers nord de la ville deviennent le théâtre d’une mutation urbaine au service de la révolution numérique. Comment 125 micros de fibre lumineuse peut-elle bouleverser le paysage et ses habitants ?

L’Ordre des forces d’Emmanuel Gras
Producteur : NISKALA FILMS
Aide accordée : 45 000 €
Les forces de maintien de l'ordre, CRS et Gendarmes Mobiles, se retrouvent tout au long de l'année au cœur des tensions qui traversent le pays. Considérées par une partie de la population comme le bras armé d'une autorité aveugle aux problèmes sociaux, celles-ci se voient comme les défenseurs de la République et les garants du débat démocratique. En suivant manifestations et interventions des forces de l’ordre face à des populations diverses, le film observe le rapport entre les deux forces que sont les citoyens et l’Etat incarné par les forces de maintien de l’ordre. En filmant leurs rencontres, parfois violentes, sur plusieurs années, il cherche à rendre palpable les pulsations de la vie sociale d’un pays et à dresser le portrait d’une France en crises.