Baromètre CNC-GfK de la vidéo physique 9 premiers mois 2015

Baromètre CNC-GfK de la vidéo physique 9 premiers mois 2015

22 octobre 2015
Professionnels
audiovisuel_une.jpg

 

 

 

 

Recul du marché de la vidéo physique : -16,6 % en valeur, -9,5 % en volume

Au cours des neuf premiers mois 2015, les ventes TTC de DVD et de Blu-ray en France s’élèvent à 430,73 M€. La dépense des ménages en vidéo diminue de 16,6 % par rapport aux neuf premiers mois de 2014. Cette évolution s’explique à la fois par la baisse de 16,1 % des revenus issus de la vente de DVD à 326,98 M€ et par le recul de 18,4 % des ventes en valeur de Blu-ray à 103,75 M€. Le Blu-ray représente 24,1 % des ventes en valeur de vidéo physique sur les trois premiers trimestres de 2015, contre 24,6 % sur la même période en 2014.
Les volumes de supports vidéo (DVD et Blu-ray) vendus au cours des neuf premiers mois de 2015 ont diminué de 9,5 % par rapport à 2014. Ainsi, 50,66 millions de supports ont été vendus au cours des trois premiers trimestres de 2015, dont 42,85 millions de DVD (-9,5 % par rapport à janvier-septembre 2014) et 7,81 millions de Blu-ray (-9,3 %). Sur les douze derniers mois, le nombre de supports vidéo vendus a diminué de 9,9 % à 85,01 millions d’unités.
 

Achats de supports physiques de vidéo au cours des 9 premiers mois de 2015

 

unités (millions)

évolution

ventes1 (M€)

évolution

DVD

42,85

-9,5 %

326,98

-16,1 %

Blu-ray

7,81

-9,3 %

103,75

-18,4 %

Total

50,66

-9,5 %

430,73

-16,6 %

12 derniers mois (oct. 2014 à sept. 2015)

85,01

-9,9 %

711,53

-15,4 %

1 ventes toutes taxes comprises (TTC)
Source : CNC - GfK
 
 

Baisse du prix des DVD et Blu-ray de « nouveauté »

Sur janvier-septembre 2015, le prix moyen de vente d’un DVD de « nouveauté » vendu à l’unité est en baisse de 4,3 % à 15,54 €. Celui d’un DVD de catalogue diminue de 5,8 % à 7,97 €. Les ventes de DVD entre 17 € et 20 € représentent la principale tranche de prix du marché avec 20,9 % des recettes totales, devant les DVD vendus entre 3 € et 8 € (18,3 %). Les DVD vendus entre 3 € et 8 € constituent en revanche la première tranche de prix en volume avec 33,6 % des unités vendues au cours des neuf premiers mois de 2015 (34,9 % sur la même période en 2014). Entre janvier et septembre 2015, les ventes de DVD à moins de 3 € représentent 0,9 % des revenus et 6,6 % des volumes.
Le prix moyen d’un support Blu-ray de « nouveauté » vendu à l’unité est de 21,02 € au cours des trois premiers trimestres de 2015, en baisse de 6,2 % par rapport à 2014. Celui des Blu-ray de catalogue vendus à l’unité recule également, de 4,5 % à 12,68 €. Les Blu-ray vendus entre 10 € et 13 € constituent la principale tranche en volume avec 24,9 % des ventes. En valeur, 28,1 % des ventes sont réalisées par des Blu-ray vendus entre 20 € et 25 €.

 

Diminution des recettes des films et du hors film

Le marché de la vidéo physique est dominé par les œuvres cinématographiques, qui réalisent 263,55 M€ entre janvier et septembre 2015, soit 61,2 % du total. Les recettes des films en vidéo sont en baisse de 17,6 % par rapport à la même période en 2014. Cette évolution s’explique par le recul des ventes de films sur DVD (-16,5 % à 178,73 M€) et sur Blu-ray (-19,8 % à 84,82 M€). En volume, les ventes d’œuvres cinématographiques diminuent de 10,6 % à 23,67 millions de supports (DVD et Blu‑ray) sur les neuf premiers mois de 2015. Les recettes du hors film reculent de 17,6 % à 144,09 M€, soit 33,5 % du marché contre 33,8 % un an auparavant. Le hors film diminue de 11,6 % en volume à 23,01 millions de supports vendus entre janvier et septembre 2015.
 

Ventes1 de vidéo physique selon le contenu au cours des 9 premiers mois de 2015

 

ventes1
 (M€)

parts de marché (%)

évolution
9 mois

évolution 12 derniers mois

Films2

263,55

61,2

-17,6 %

-16,3 %

Hors film

144,09

33,5

-17,6 %

-15,2 %

Opérations promotionnelles non identifiées

23,09

5,4

+4,9 %

-2,8 %

Total

430,73

100,0 %

-16,6 %

-15,4 %

1 ventes toutes taxes comprises (TTC)
2 œuvres ayant fait l’objet d’une exploitation préalable en salles de cinéma
Source : CNC – GfK
 

Hausse de la part de marché des films français

Le cinéma français génère 64,08 M€ de recettes au cours des trois premiers trimestres de 2015, en recul de 4,7 % par rapport aux trois premiers trimestres de 2014. La part de marché des films français en vidéo progresse en revanche de 3,3 points en valeur à 24,3 % (21,0 % en 2014). 5,62 millions de DVD et de Blu-ray de films français ont été vendus au cours des neuf premiers mois de 2015, contre 5,97 millions sur la même période en 2014. Les films français réalisent 14,5 % des ventes en valeur de films en Blu-ray (+4,0 points par rapport à 2014). Sur les douze derniers mois, les recettes des films français ont augmenté de 5,7 %.

Baisse des ventes de films américains
Les ventes de films américains en vidéo reculent de 22,6 % à 161,09 M€ entre janvier et septembre 2015. En valeur, la part de marché des films américains diminue de 4,0 points pour atteindre 61,1 % (65,1 % en 2014). 14,79 millions de DVD et de Blu-ray de films américains ont été achetés en France au cours des neuf premiers mois de 2015, soit 11,9 % de moins qu’en 2014. Les films américains réalisent 68,7 % des ventes en valeur de films en Blu-ray (73,0 % en 2014).
 

Evolution des ventes1 en valeur des films2 en vidéo physique

 

9 premiers mois 2014

9 premiers mois 2015

évolution
9 mois

évolution
12 derniers mois

 

M€

%

M€

%

Films français

67,25

21,0 %

64,08

24,3 %

-4,7 %

+5,7 %

Films américains

208,21

65,1 %

161,09

61,1 %

-22,6 %

-22,2 %

Autres films

44,40

13,9 %

38,37

14,6 %

-13,6 %

-18,6 %

Total

319,86

100,0 %

263,55

100,0 %

-17,6 %

-16,3 %

1 ventes toutes taxes comprises (TTC)
2 œuvres ayant fait l’objet d’une exploitation préalable en salles de cinéma
Source : CNC – GfK
 

Les recettes de la fiction télévisuelle française en hausse de 4,9 %

Au cours des neuf premiers mois de 2015, tous les segments de marché du hors film affichent des ventes en recul, en volume comme en valeur. Malgré des revenus en baisse de 11,2 % par rapport aux trois premiers trimestres de 2014, la fiction télévisuelle reste le premier genre du hors film en vidéo avec 63,5 % des recettes totales du segment (58,9 % en 2014). Suivent les programmes de fiction et d’animation à destination des enfants (-15,4 % à 28,59 M€), la musique (-40,2 % à 12,03 M€), le documentaire (-42,7 % à 6,42 M€) et les programmes d’humour (-12,7 % à 4,28 M€).

Les recettes de la fiction française progressent de 4,0 % par rapport aux neuf premiers mois de 2014 à 9,91 M€. Elles représentent 10,8 % des recettes totales de la fiction, contre 9,3 % entre janvier et septembre 2014. Les ventes de fiction américaine en vidéo diminuent de 18,8 % à 59,92 M€. Au global, la fiction télévisuelle génère 91,48 M€ au cours des trois premiers trimestres de 2015.
 

Evolution des ventes 1 en valeur du hors film en vidéo physique

 

9 premiers mois 2014

9 premiers mois 2015

évolution
9 mois

évolution
12 derniers mois

 

M€

%

M€

%

Fiction TV

102,96

58,9

91,48

63,5

-11,2 %

-10,8 %

Enfants

33,80

19,3

28,59

19,8

-15,4 %

-20,1 %

Musique

20,13

11,5

12,03

8,3

-40,2 %

-36,7 %

Documentaire

11,22

6,4

6,42

4,5

-42,7 %

-34,9 %

Humour

4,90

2,8

4,28

3,0

-12,7 %

+21,2 %

Théâtre

0,58

0,3

0,47

0,3

-18,8 %

-21,2 %

Autres

1,25

0,7

0,82

0,6

-34,2 %

-32,4 %

Total

174,83

100,0 %

144,09

100,0 %

-17,6 %

-15,2 %

1 ventes toutes taxes comprises (TTC)
Source : CNC - GfK

 

Précisions méthodologiques :
La consommation de vidéo physique est évaluée par l’institut GfK à partir des ventes réalisées dans les grandes surfaces alimentaires et les grandes surfaces spécialisées, de la vente par correspondance et des ventes sur internet et en librairies. Ces chiffres n’incluent pas les ventes en kiosques et dans les stations services. Ils excluent également le marché de la location vidéo.
Les nationalités retenues pour les œuvres cinématographiques sont celles enregistrées par le CNC.
Toutes les données présentées s’entendent toutes taxes comprises (TTC).

 

Paris, le 22 octobre 2015
Direction des études, des statistiques et de la prospective